René, Amédée, Marcel, Joseph Besse

1891 - 1947

Informations générales
  • Né le 20 février 1891 à Toulon (Var - France)
  • Décédé le 13 février 1947 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Lot
Groupe
Indépendants de gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 26 avril 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Lot
Groupe
Non inscrit

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 20 février 1891 à Toulon (Var), mort le 13 février 1947 à Paris 7e.

Député du Lot de 1932 à 1942. Ministre des Pensions en 1936. Ministre des Anciens combattants et pensionnés de 1939 à 1940.

Ancien combattant, grand mutilé (amputé du bras droit), Commandeur de la Légion d'honneur et titulaire de la Croix de guerre, avocat à la Cour de Paris, René Besse se présenta aux élections générales du 27 avril 1928, dans la circonscription de Cahors. Il n'obtint, au premier tour de scrutin, que 3.560 voix sur 18.650 votants, et retira sa. candidature avant le second tour. Devenu en 1931 maire de Cabrerets - il devait le rester jusqu'en 1940 - il fut à nouveau candidat aux élections des 1er et 8 mai 1932. Il fut, cette fois élu, obtenant, au scrutin de ballottage, 9.304 voix sur 17.815 votants. Il s'était présenté comme républicain de gauche, se réclamant notamment de Briand, auprès duquel il avait servi quelques années auparavant et pour lequel il avait une grande admiration.

Inscrit au groupe des indépendants de gauche, il fut nommé membre de la Commission de l'agriculture et de la Commission des pensions, et, en 1934, de la Commission d'enquête chargée de rechercher toutes les responsabilités encourues depuis l'origine des affaires Stavisky.

Il déposa plusieurs propositions de loi concernant notamment le prix d'achat des tabacs (1933) ; les pensions et retraites (1933) ; l'attribution de la Croix de guerre (1934). Il fut rapporteur du . projet tendant à fixer le statut des grands mutilés de guerre (1935), projet à la discussion publique duquel il prit une part importante. Il intervint d'ailleurs à maintes reprises dans les débats concernant les anciens combattants. Albert Sarraut le choisit comme Ministre des Pensions dans son 2° cabinet du 24 janvier 1936.

Lors des élections générales du 26 avril 1936, il l'emporta dès le premier tour de scrutin, avec 10.664 voix sur 17.291 votants. Mais le Cabinet Sarraut dut démissionner le 4 juin 1936, en raison des résultats des élections. Il ne s'inscrivit à aucun groupe. Il fut nomme membre de la Commission de la législation civile et criminelle, et de la Commission des pensions civiles et militaires 1 dont il devint président. Il fut, notamment, rapporteur du projet de loi sur la révision des pensions abusives (1937) et de celui sur le statut des grands mutilés de guerre (1938), au vote duquel il fut étroitement associé. Il redevint Ministre des Anciens combattants et pensionnés dans le 3e cabinet Daladier, du 13 septembre 1939 et le resta jusqu'au 20 mars 1940. A ce titre il défendit le budget de son ministère pour l'exercice 1940. C'est lui qui le 14 mars 1940 au nom du Gouvernement, rendit hommage au brave soldat, Félix Grat, député de la Mayenne, qui devait tomber au champ d'Honneur le 13 mai suivant.

Le 10 juillet 1940, il vota, à Vichy, en faveur des pouvoirs constituants demandés par le Maréchal Pétain.

René, Besse disparut prématurément, emporté par la maladie à l'âge de 56 ans, le 13 février 1947 à Paris.




Né le 20 février 1891 à Toulon (Var)

Décédé le 13 février 1947 à Paris

Député du Lot de 1932 à 1942 Ministre des Pensions du 24 janvier au 4 juin 1936

Ministre des Anciens Combattants et Pensionnés du 13 septembre 1939 au 21 mars 1940

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français, tome II, p. 589)

Pendant l'Occupation, tout en conservant ses fonctions de maire de Cabrerets, René Besse rend des services à la Résistance.

Candidat malheureux aux élections municipales qui suivent la Libération puis à celles du 21 octobre 1945 pour la première Assemblée nationale Constituante, l'ancien député du Lot abandonne alors la vie politique.

Toutefois, il demande au Jury d'Honneur de le relever de inéligibilité qui le frappait du fait de son vote du 10 juillet 1940 en faveur du projet de loi portant révision constitutionnelle. Par sa décision du 5 septembre 1945 cette juridiction accède à sa requête en observant que René Besse « a manifesté ostensiblement son hostilité au régime de Vichy et à l'occupant et que plus tard il a soutenu la Résistance et favorisé le recrutement du maquis ».

Atteint par la maladie, il meurt prématurément à Paris, à l'âge de 55. ans.