Jean-Maurice Le Corbeiller

1859 - 1936

Informations générales
  • Né le 14 septembre 1859 à Bourg-la-reine (Hauts-de-Seine - France)
  • Décédé le 10 mars 1936 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 13 mars 1921 au 31 mai 1924
Département
Seine
Groupe
Entente républicaine démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Seine
Groupe
Union républicaine démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Seine
Groupe
Union républicaine démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 10 mars 1936
Département
Seine
Groupe
Fédération républicaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 14 septembre 1859 à Bourg-la-Reine (Seine), mort le 10 mars 1936 à Paris.

Député de la Seine de 1921 à 1936.

La vie de Le Corbeiller paraît comporter deux parties bien distinctes : l'une littéraire et artistique, l'autre politique et parlementaire.

Auteur dramatique, rédacteur au Journal des Débats de 1886 à 1892, il collabore également au Gaulois, au Figaro, etc... ainsi qu'à la Revue dramatique où il fait paraître en 1890 une étude sur le Mélange des genres du théâtre. Il organise le musée du mobilier et de la décoration à l'Exposition universelle de 1900 à Paris, ce qui lui permet de devenir chevalier de la Légion d'honneur. Sur le plan théâtral on lui doit La Nuit de juin à propos pour l'anniversaire de Musset, qui est représentée à la Comédie-française en 1887, Les Révérences, Les Fourches caudines et Le Nid d'autrui.

Ce n'est qu'en 1899 qu'il fait son entrée officielle dans la vie politique grâce à la ligue de la Patrie française. Il se fait connaître comme conférencier, échoue pourtant aux élections de 1902 à Ivry et dans le quartier Saint-Merri aux élections municipales de 1904. Mais en 1908 il est élu conseiller municipal, vice-président de cette assemblée en 1913 et président en 1920. L'année suivante il profite d'une élection partielle pour se faire élire député de la 2e circonscription de la Seine sur la liste de l'union républicaine et sociale. Il est élu avec Bonnet s'assurant 70.307 suffrages contre 58.486 à son adversaire Loriot du parti socialiste S.F.I.O., battant aussi divers candidats ayant eu très peu de voix : parti socialiste français, union anarchiste, parti solutionniste..

Membre actif des commissions de l'administration générale, départementale et communale, de la commission des comptes définitifs et des économies et de la commission des affaires étrangères, il participe aussi aux discussions budgétaires.

Il est réélu dans la même circonscription le 11 mai 1924 sur la liste d'union républicaine sociale et nationale. Il obtient 56.459 voix. Au cours de cette législature il est membre de la commission de l'administration générale, départementale et communale, de la commission de l'enseignement et des beaux-arts ainsi que de la commission du suffrage universel. Il s'intéresse beaucoup à sa circonscription tant au point de vue administratif qu'électoral. Il propose par exemple de diviser Paris en cinq communes.

En 1928, le 29 avril il est élu au second tour de scrutin dans le IVe arrondissement de Paris avec 8.755 voix. Il s'inscrit au groupe de l'union républicaine démocratique et participe à ce titre à de très nombreuses commissions.

Les élections de 1932 lui sont encore favorables : il est réélu au second tour avec 7.884 voix sur 16.122 votants. Il s'inscrit au groupe de la fédération républicaine. Il est alors âgé de 73 ans et devient ainsi président doyen d'âge de la Chambre. Le terme de la législature marque aussi le terme de sa longue vie, riche de multiples réussites. Il meurt le 10 mars 1936.