Jules Le Louédec

1856 - 1931

Informations générales
  • Né le 1er juin 1856 à Rosporden (Finistère - France)
  • Décédé le 19 mars 1931 à Courbevoie (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 28 février 1909 au 31 mai 1910
Département
Finistère
Groupe
Gauche radicale-socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Finistère
Groupe
Républicains radicaux-socialistes
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 22 avril 1928 au 24 janvier 1930
Département
Finistère
Groupe
Républicain radical et radical-socialiste

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1930 au 1er janvier 1931

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 1er juin 1855 à Rosporden (Finistère), mort le 19 mars 1931 à Courbevoie (Seine).

Député du Finistère de 1909 à 1914 et de 1928 à 1930.

Sénateur du Finistère de 1930 à 1931.

Jules Le Louédec devint avocat et, très vite, témoigna de sa foi républicaine et de ses sentiments démocratiques à une époque où la République était ardemment combattue et où les partis adverses restaient puissants et actifs. Il entra comme attaché au cabinet du garde des Sceaux Martin-Feuillée, collaborateur de Gambetta, pour demeurer à la Chancellerie, en la même qualité, sous les minis très Brisson, Demole et Sarrien, c'est-à-dire de 1883 à 1887. Laborieux et justement apprécié, il ne chercha cependant pas à rester dans la magistrature pour y parcourir une brillante carrière. C'est son pays de Bretagne qui l'attirait beaucoup plus. Sa ville natale de Rosporden le reprit. Aux hommes et aux choses de son pays, il vouait un véritable culte et il vécut là la vie d'un sage, aimant ses compatriotes et aimé d'eux.

Très vite il fut appelé à siéger dans les assemblées locales, au conseil municipal de Quimperlé et au Conseil général du Finistère, auquel il appartint à partir de 1901. Elu maire de Quimperlé en 1904, il s'acquitta avec conscience de cette fonction jusqu'à sa mort.

Le décès du député Kerjégu, en 1909, laissait vacant à la Chambre le siège de Quimperlé. Malgré de nombreux concurrents, Le Louédec l'emporta au second tour par 6.769 voix sur 12.816 votants contre 5.960 à Béziers. Aux élections générales de 1910, il fut réélu facilement avec 7.328 voix sur 13.539 votants contre 5.443 à Neuville.

Battu de peu en 1914, 6.358 voix contre 6.877 à Corentin-Guyho sur 13.392 votants, il ne se représenta pas en 1919 mais s'inscrivit sur la liste de concentration républicaine en 1924 : il ne fut pas élu mais obtint 45.198 voix sur 156.279 votants. Le rétablissement du scrutin uninominal en 1928 lui permit de retrouver aisément son siège de Quimperlé avec 7.729 voix sur 15.018 votants contre 4.392 à Balanant et 2.389 à Cadic.

Au Palais Bourbon, il fit partie de la commission des affaires extérieures et des colonies et de la commission de la marine, où ses rapports avec les vaillantes populations de la côte bretonne lui conféraient une réelle compétence.

Au dernier renouvellement triennal du Sénat, le 20 octobre 1929, il fut élu sur la liste républicaine du Finistère. Il fit partie de la gauche démocratique et radicale socialiste.

Il siégea moins de deux années au Luxembourg et mourut en cours de mandat à Courbevoie, le 19 mars 1931, âgé de 75 ans.

Il était chevalier de la Légion d'honneur.