Etienne Choron

1811 - 1891

Informations générales
  • Né le 18 mai 1811 à Puiseux (Aisne - France)
  • Décédé le 27 avril 1891 à Soissons (Aisne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Aisne
Groupe
Centre gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1877 à 1881, né à Puiseux (Aisne), le 18 mai 1811, mort à Soissons (Aisne) le 27 avril 1891, il exerça à Soissons la profession d'avoué et devint adjoint de cette ville.

Le 8 février 1871, il fut porté sur une liste républicaine et réunit, sans être élu, 23,163 voix sur 87,823 votants. Il échoua encore le 20 février 1876, dans l'arrondissement de Soissons : il recueillit alors 6,005 voix contre 9,147 données à M. Deviolaine, élu comme constitutionnel, mais qui ne tarda pas à passer dans les rangs de la droite.

M. Choron fut plus heureux aux élections de 1877. Patronné par les sénateurs républicains de l'Aisne, il lutta encore, mais cette fois avec avantage contre M. Deviolaine, député sortant, devenu le candidat officiel du Seize-Mai. Sa circulaire contenait ce passage : « Dans le grave conflit qui est venu si soudainement troubler la France, qui l'agite encore et qui continue à peser si fâcheusement sur le commerce, l'industrie et les affaires, ce qui est mis en question, c'est la souveraineté nationale. Vous n'admettrez pas cette prétention que, pour qu'un gouvernement existe et puisse vivre, il doive être livré à ses ennemis. Vous vous direz que pour asseoir définitivement la République, il faut élire des républicains. »

M. Choron, élu par 8,706 voix contre 7,616 à M. Deviolaine, prit place à la gauche modérée et vota avec elle:

- pour le ministère Dufaure,
- pour l'élection de M. Jules Grévy comme président de la République,
- contre l'amnistie plénière,
- pour l'invalidation de Blanqui,
- pour l'article 7 et pour l'application des décrets aux congrégations, etc.

Il prit quelquefois la parole, principalement sur des questions d'affaires, par exemple en 1879, pour déposer un rapport favorable sur une proposition de loi de M. A. Legrand tendant à la création d'une caisse d'épargne postale, en 1880 à propos des élections des tribunaux de commerce, etc.

M. Choron ne fit point partie d'autres législatures, ayant échoué le 21 août 1881, avec 2,310 voix contre 8,114 accordées à l'élu, M. Ringuier, et 4,662 à M. Salanson.