Jacques, François Gudin

1811 - 1889

Informations générales
  • Né le 12 septembre 1811 à Gacogne (Nièvre - France)
  • Décédé le 28 juin 1889 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Nièvre
Groupe
Gauche républicaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1876 à 1877, né à Gacogne (Nièvre) le 12 septembre 1811, mort à Paris le 28 juin 1889, il acheta une étude d'avoué à Château-Chinon (Nièvre) en septembre 1836, devint plus tard président de la chambre des avoués et du bureau d'assistance judiciaire, et fit de l'opposition républicaine au gouvernement de Louis-Philippe.

Nommé sous-commissaire de la République dans l'arrondissement de Château-Chinon à la révolution de février, et chef de bataillon de la garde nationale de la ville, il continua, sans abandonner son étude d'avoué, de compter, sous le second Empire, parmi les membres en vue de l'opposition démocratique de son arrondissement.

La révolution du 4 septembre 1870 l'appela par intérim à la sous-préfecture de Château-Chinon ; il n'occupa ce poste que peu de temps, fut porté, aux élections du 8 février 1871 pour l'Assemblée nationale, sur la liste républicaine modérée de la Nièvre, et échoua avec 17,931 voix sur 64,512 votants.

Nommé maire de Château-Chinon le 4 avril 1872, il fut révoqué de ces fonctions par le ministère de Broglie (10 février 1874), et posa sa candidature républicaine à l'élection partielle du 24 mai 1874, destinée à pourvoir au remplacement du général Ducrot, démissionnaire; il échoua encore avec 32,109 voix contre 37,568 à l'élu, M. le baron de Bourgoing, candidat bonapartiste.

Les élections générales du 20 février 1876 furent plus favorables à M. Gudin; l'arrondissement de Château-Chinon l'élut député par 7,259 voix sur 14,133 votants et 48,486 inscrits, contre 6,793 voix au candidat conservateur, M. Gautherin. M. Gudin siégea à gauche, vota contre le ministère de Broglie et fut des 363.

Aux élections qui suivirent la dissolution de la Chambre, Gambetta, dont il était l'ami personnel, vint lui-même à Château-Chinon patronner sa candidature; cette intervention ne profita pas au candidat républicain qui fut battu, le 14 octobre 1877, à Château-Chinon, avec 7,185 voix, par M. le comte Albéric d'Espeuilles, candidat bonapartiste et officiel, élu par 8,256 suffrages. La majorité de la nouvelle Chambre invalida cette élection; mais les électeurs de Château-Chinon, convoqués à nouveau le 7 juillet 1878, confirmèrent à M. d'Espeuilles son mandat par 6.945 voix contre 6,739 à M. Gudin.

En 1882, M. Gudin fut nommé juge de paix du 10e arrondissement de Paris; la maladie à laquelle il succomba l'obligea de donner sa démission huit jours avant sa mort. M. Gudin était le beau-père de M. Magnien, député de Saône-et-Loire. Chevalier de la Légion d'honneur.