Francisque Ordinaire

1844 - 1896

Informations générales
  • Né le 26 janvier 1844 à Saint-laurent-lès-mâcon (Ain - France)
  • Décédé le 29 mai 1896 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 2 juillet 1871 au 7 mars 1876
Département
Rhône
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Rhône
Groupe
Union républicaine

Biographies

Représentant en 1871, député de 1876 à 1877, né à Saint-Laurent-lès-Mâcon (Ain) le 26 janvier 1844, fils d'un médecin qui fut exilé au coup d'Etat du 2 décembre, il suivit son père en Suisse, revint en France terminer ses études au lycée de Mâcon, et se fit recevoir avocat, sans exercer. Son esprit indépendant et son goût pour les aventures trouvèrent bientôt une occasion de se satisfaire : M. Francisque Ordinaire s'engagea dans les chasseurs des Alpes, sous les ordres de Garibaldi, lors de la guerre contre l'Autriche en 1866, et reçut deux blessures pendant cette campagne.

Républicain, il se mêla activement, dans les dernières années de l'Empire, aux luttes de l'opposition démocratique, collabora à divers journaux, et parut dans plusieurs réunions publiques électorales.

Pendant la guerre, il alla rejoindre, bien que marié et père de famille, la légion formée par Garibaldi, devint capitaine d'état-major, et retourna ensuite à Mâcon, où il dirigea le comité radical.

Candidat de l'opinion démocratique avancée dans le département du Rhône, à l'élection complémentaire du.2 juillet 1871, motivée par le remplacement du général Trochu, qui avait opté pour le Morbihan, M. Ordinaire fut élu représentant à l'Assemblée nationale par 60 453 voix (114 632 votants, 186 639 inscrits). Il siégea à l'extrême gauche (Union républicaine), et se prononça contre le pouvoir constituant de l'Assemblée. Le 9 décembre 1871, il fut l'objet de la part de la majorité et du bureau, d'une mesure disciplinaire (la censure), pour avoir prononcé incidemment ces paroles : « La commission des grâces est une commission d'assassins ! » Au mois de juillet 1872, il eut un duel avec un rédacteur de la Patrie, M. Léon Cavalier, et fut blessé. M. Francisque Ordinaire intervint dans plusieurs discussions, notamment dans celle des marchés de Lyon (1er février 1873) : il en profita pour défendre avec ardeur Garibaldi et les garibaldiens contre les attaques du rapporteur, M. de Ségur. Il vota ensuite :

- contre la chute de Thiers au 24 mai
- contre le septennat,
- contre la loi des maires,
- contre l'état de siège,
- contre le ministère de Broglie,
- pour les amendements Wallon et Pascal Duprat
- et pour l'ensemble de la Constitution.

Le jour où Gambetta, dans la salle des Pas-Perdus de la gare Saint-Lazare, fut frappé par un bonapartiste, M. de Sainte-Croix, M. Francisque Ordinaire se montra un des plus empressés à se porter au secours du chef des gauches.

Il obtint sa réélection comme député, le 20 février 1876, dans la 2e circonscription de Lyon, avec 13 452 voix (17 887 votants, 23 261 inscrits), contre 2 730 à M. Tapissier. Mais, à quelque temps de là, ayant pris parti contre l'opportunisme pour la politique intransigeante, il fut personnellement attaqué dans sa vie publique et privée, par la République française, journal de Gambetta. M. Ordinaire fut des 363.

Aux élections du 14 octobre 1877, il tenta de se représenter dans la même circonscription; mais un autre candidat intransigeant, M. Bonnet-Duverdier, lui fut opposé, et M. Francisque Ordinaire n'obtint que 1 832 voix contre 15 193 à M. Bonnet-Duverdier, élu, et 2 668 à M. Desgrange.

Depuis lors, il fit plusieurs tentatives infructueuses pour rentrer dans la politique active. Porté, le 4 octobre 1885, sur une liste radicale dans le Rhône, il ne réunit que 3 962 voix seulement sur 136 430 votants.

Il avait été, le 8 octobre 1871, élu conseiller général du département pour le canton de Neuville.


Né le 26 janvier 1844 à Saint-Laurent-lès-Mâcon (Ain), mort le 29 mai 1896 à Paris (10e).

Représentant du Rhône à l'Assemblée nationale de 1871 à 1876. Député du Rhône de 1876 à 1877.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 517).

Après son échec assez cuisant aux élections de 1885 (3.926 voix sur 136.430 votants), Francisque Ordinaire tenta, au renouvellement de 1889, de retrouver un siège de député dans la 3e circonscription de Lyon, il n'y parvint pas, ce fut Edouard Thiers qui fut élu avec 3.952 voix sur 7.101 votants, contre 2.622 à lui-même.

Il ne se représenta plus et après une hospitalisation de deux mois à l'hôpital Lariboisière à Paris, mourut à la maison Dubois, célèbre maison de santé de l'époque, le 8 mai 1896 ; il avait 52 ans.