Nelzir Allard

1798 - 1877

Informations générales
  • Né le 27 octobre 1798 à Partenay (Deux-Sèvres - France)
  • Décédé le 23 octobre 1877 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Appel au peuple

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député des Deux-Sèvres de 1837 à 1848, puis en 1876, né à Parthenay (Deux-Sèvres), le 27 octobre 1798, mort à Passy (Seine), le 23 octobre 1877, il fit partie, comme élève de l'Ecole polytechnique, d'une des deux promotions licenciées en 1816 par les Bourbons pour avoir défendu Paris en 1814 et 1815. Admis à l'Ecole d'application du génie de Metz, il en sortit avec le grade de sous-lieutenant, le 1er octobre 1819, fut promu, en 1825, au grade de capitaine, et employé aux travaux de restauration et d'agrandissement des places de Toulon et de Perpignan. Appelé, en 1830, à prendre part à la campagne d'Alger, il coopéra a tous les préparatifs de l'expédition et y gagna la croix de la Légion d'honneur. De retour en France, il seconda le général Valazé, en qualité d'aide de camp, dans l'exécution des premiers plans relatifs aux fortifications de Paris. Ces plans qui donnèrent lieu à des débats passionnés comprenaient déjà une enceinte continue et des forts détachés, mais beaucoup plus rapprochés de la ville; ils furent abandonnés en 1833, pour être repris plus tard, en 1840).

Elu député, le 4 novembre 1837, par le 3e collège électoral des Deux-Sèvres (Parthenay), avec 97 voix contre Agier, député sortant qui n'obtint que 76 voix, il alla s'asseoir au centre gauche. Il fut réélu, le 2 mars 1839, par le même collège électoral avec 124 voix contre 82 à Agier. Nommé maître des requêtes la même année, il fut, d'autre part, promu chef de bataillon, et cet avancement lui imposa l'obligation de se représenter aux suffrages des électeurs: il fut renommé, le 5 septembre 1840, par 135 voix contre MM. Agier 52, et Henri Lacaze, 14.

Il s'occupa tout particulièrement, à la Chambre des questions militaires et des travaux publics, et fut chargé de nombreux rapports sur le projet de loi relatif aux armes spéciales sur les pensions militaires, sur l'achèvement des routes stratégiques de l'Ouest, sur divers chemins de fer, sur la création d'une rade au Havre, etc. Il prit surtout une grande part à l'élaboration et à la discussion du projet de loi définitif sur les fortifications de Paris.

Réélu le 9 juillet 1842, par 181 voix, il soutint ce projet de toutes ses forces, d'abord dans la commission, puis à la séance du 23 février 1844, où il lut un rapport concluant au rejet des pétitions envoyées à la Chambre contre les fortifications. Il s'attacha à prouver que ces fortifications n'étaient dirigées que contre l'étranger et ne pouvaient mettre en danger nos libertés. « Ce sont des mois, disait-il, des années peut-être, données à la France, pour résister à une agression étrangère. C'est à toutes les époques un poids immense jeté dans la balance où se pèsent les résolutions des cabinets étrangers. Œuvre comminatoire et préventive, les fortifications de Paris auront toujours, quoi qu'il arrive, une influence considérable sur la conservation de la paix en Europe ». Lieutenant-colonel en 1844, il fut encore à la Chambre, en 1845, le rapporteur du projet de loi relatif à l'armement des forts ; dans la séance du 8 mai, il dénonça la Butte Montmartre comme pouvant servir à un moment donné, à une tentative de bombardement de Paris en général et de la Chambre des députés en particulier. M. Allard s'attira même, à ce propos, des critiques assez vives dans la presse parisienne.

Les élections du 1er août 1846 le renvoyèrent à la Chambre, où il siégea jusqu'à la Révolution de février. Directeur par intérim des fortifications (1846), colonel en 1847, il fut quelque temps, en 1849, directeur du génie à Nantes.

Son adhésion au coup d'Etat de Décembre le fit passer général de brigade en 1851 et général de division en 1857.

Devenu président de la section de la guerre, de la marine et des colonies au conseil d'Etat, il fut plusieurs fois chargé, comme commissaire du gouvernement, de porter la parole au Corps législatif du second Empire, et de rédiger les exposés de motifs des projets de loi militaire.

Le 4 Septembre l'avait rendu à la vie privée ; mais aux élections législatives du 20 février 1876, il se présenta, comme candidat, des bonapartistes dans l'arrondissement de Parthenay, et fut élu par 8 806 voix sur 15 065 votants et 20 201 inscrits contre M. Ganne, candidat républicain (6 035 voix). Il siégea dans le groupe de l'appel au peuple et, dans cette courte session de 1876-77, vota constamment avec la droite pour le gouvernement du 16 Mai.

Membre, à plusieurs reprises, du conseil général des Deux-Sèvres, qu'il présida, le général Allard avait été fait grand officier de la Légion d'honneur en 1860.

Il a laissé un certain nombre d'articles et de mémoires spéciaux sur les sciences militaires.