Césaire, Léon, Amaudric du Chaffault

1822 - 1884

Informations générales
  • Né le 19 mai 1822 à Digne-les-bains (Basses-Alpes - France)
  • Décédé le 6 juin 1884 à Digne-les-bains (Alpes-de-Haute-Provence - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Basses-Alpes
Groupe
Centre gauche

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 30 janvier 1876 au 6 juin 1884

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1871 et sénateur de 1876 à 1884, né à Digne (Basses Alpes) le 19 mai 1822, mort à Digne le 6 juin 1884, fils de Jean-Paul de Chaffault qui avait été représentant en 1848, il entra d'abord dans l'administration et fut secrétaire général des Basses-Alpes en 1848.

Sans fonctions sous l'Empire, il fut élu, le 8 février 1871, représentant des Basses-Alpes à l'Assemblée nationale, le 2e sur 3, par 14,273 voix sur 25,739 votants et 43,511 inscrits. Il siégea au centre gauche, mais dans plusieurs circonstances vota avec la droite. Il se prononça:

- pour la paix,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- pour le pouvoir constituant de l'Assemblée,
- pour l'arrêté contre les enterrements civils,
- pour le septennat,
- pour l'état de siège,
- pour le ministère de Broglie,
- pour la proposition Casimir Périer,
- pour l'amendement Wallon,
- pour les lois constitutionnelles,
- contre le retour de l'Assemblée à Paris,
- contre la circulaire Pascal,
- contre la dissolution,
- contre l'amendement Pascal Duprat;

il s'abstint sur les prières publiques, sur l'amendement Barthe et la démission de M. Thiers. Il était absent pendant la discussion de la loi des maires.

Le 30 janvier 1876, il se présenta à l'élection sénatoriale des Basses Alpes, sur la liste constitutionnelle, en opposition avec la liste radicale, et fut élu par 193 voix sur 329 votants. Le candidat le plus favorisé de la liste républicaine, le docteur Allemand, n'obtint que 138 voix. Il prit place au centre constitutionnel, se prononça pour la dissolution de la Chambre demandée par le cabinet de Broglie-Fourtou (juin 1877), et vota le plus souvent avec la droite, jusqu'à sa mort.