Othenin, Gabriel, Paul de Cléron d'Haussonville

1843 - 1924

Informations générales
  • Né le 21 mars 1843 à Gurcy-le-Châtel (Seine-et-Marne - France)
  • Décédé le 1er septembre 1924 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Centre droit

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant à l'Assemblée nationale de 1871, né à Gurcy (Seine-et-Marne) le 21 mars 1843, fils de Joseph Othenin Bernard de Cléron, comte d'Haussonville (1809-1884), député de 1842 à 1848 et sénateur inamovible de 1878 à 1884, Othenin, Gabriel, Paul de Cléron d'Haussonville, avocat, un des orateurs de la conférence Molé, fit à l'Empire, comme son père, de l'opposition doctrinaire. Il fut élu, le 8 février 1871, représentant de Seine-et-Marne à l'Assemblée nationale, le 5e sur 7, par 25 031 voix (43 606 votants, 97 413 inscrits).

« Partisan de la république, gouvernement qui nous divise le moins », ainsi qu'il le disait dans son programme électoral, il prit place au centre droit et vota :
- pour la paix,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- pour le retour des ministères à Paris,
- pour le 24 mai,
- pour la démission de Thiers,
- pour la prorogation des pouvoirs du Maréchal,
- pour la loi des maires,
- pour le ministère de Broglie,
- pour l'amendement Wallon,
- pour les lois constitutionnelles,
- contre l'amendement Barthe,
- contre la dissolution,
- contre la proposition du centre-gauche.

Il eut l'occasion de faire un rapport très remarqué sur une proposition d'enquête relative au régime pénitentiaire.

Il se représenta comme candidat constitutionnel, le 20 février 1876, dans l'arrondissement de Provins, mais il échoua avec 5 991 voix contre 6 652 à l'élu républicain, M. Sallard.

Il ne fut pas plus heureux dans le même arrondissement, le 14 octobre 1877, aux élections qui suivirent la dissolution de la Chambre par le cabinet du 16 Mai ; candidat du Maréchal, il n'obtint que 5 864 voix contre 7 851 au député sortant, M. Sallard

Il renonça alors aux luttes électorales, se consacra à des travaux d'économie sociale et fut élu membre de l'Académie française.

Collaborateur, comme son père, de la Revue des Deux-Mondes, il s'est fait une spécialité des études sur le régime pénitentiaire, et a en outre publié :
- C.-A. Sainte-Beuve, sa vie et ses œuvres (1875)
- les Etablissements pénitentiaires en France et aux colonies (1875) ;
- l'Enfance à Paris (1879), etc.