Guillaume de Maleville

1805 - 1889

Informations générales
  • Né le 30 août 1805 à Sarlat (Dordogne - France)
  • Décédé le 25 décembre 1889 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Dordogne
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Dordogne
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 26 janvier 1844
Département
Dordogne
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 27 janvier 1844 au 6 juillet 1846
Département
Dordogne
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Dordogne
Groupe
Centre gauche

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 21 décembre 1875 au 25 décembre 1889

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1837 à 1846, pair de France, représentant en 1871, sénateur de 1875 à 1889, né à Sarlat (Dordogne) le 30 août 1805, mort à Paris le 25 décembre 1889, fils de Jacques de Maleville (1741-1824), député au Conseil des Anciens, membre du Sénat conservateur et pair de France, et de dame Justine Libmel, Guillaume Jacques Lucien de Maleville fit sa carrière dans la magistrature.

Il était conseiller à la cour de Bordeaux, lorsqu'il fut élu, le 4 novembre 1837, député du 7e collège de la Dordogne (Sarlat), par 187 voix (373 votants, 471 inscrits), contre 179 à M. Taillefer. Il prit place dans la majorité ministérielle et fut successivement réélu, le 2 mars 1839, par 240 voix (407 votants) contre 162 à M. de Liancourt, et, le 9 juillet 1842, par 242 voix (269 votants, 508 inscrits) contre 21 à M. Taillefer. Il vota pour la dotation du duc de Nemours, contre les incompatibilités, contre l'adjonction des capacités, pour l'indemnité Pritchard, etc.

Chevalier de la Légion d'honneur (12 mars 1839), il fut nommé, à la fin de 1843, conseiller à la cour royale de Paris, et dut se représenter, le 27 janvier 1844, devant ses électeurs, qui lui renouvelèrent son mandat.

Nommé pair de France le 21 juillet 1846, il resta fidèle à la famille d'Orléans après les événements de 1848, et ne voulut pas se rallier au second empire. Admis à la retraite comme conseiller à la cour, le 28 avril 1863, il posa sa candidature d'opposition, le 1er juin de la même année, au Corps législatif, dans la 4e circonscription de la Dordogne, mais il échoua avec 6 459 voix contre 17 012 à l'élu officiel, M. Taillefer, et 2 974 à M. Gibiat.

Il échoua de nouveau, dans la même circonscription, le 2 mai 1868, lors de l'élection partielle motivée par le décès de M. Taillefer, avec 10 700 voix contre 17 423 à l'élu officiel, M. de Bosredon.

Les événements de 1870 lui permirent de rentrer au parlement. Elu, le 8 février 1871, représentant de la Dordogne à l'Assemblée nationale, le 8e sur 10, par 75 241 voix (97 443 votants, 142 476 inscrits), il fit d'abord partie de la majorité monarchiste, et se fit inscrire à la réunion Saint-Marc Girardin ; mais il se sépara nettement de la droite après le 24 mai 1873, et prit place au centre gauche. Il vota:

- pour la paix,
- pour l'abolition des lois d'exil,
- pour la pétition des évêques,
- pour le pouvoir constituant de l'Assemblée,
- contre le service militaire de trois ans,
- contre la démission de Thiers,
- contre le septennat,
- contre le ministère de Broglie,
- pour l'amendement Wallon,
- pour les lois constitutionnelles.

Le 21 décembre 1875, il fut élu sénateur inamovible, par l'Assemblée nationale, le 75e et dernier, avec 310 voix (610 votants). Il s'assit au centre gauche de la Chambre haute, repoussa la demande de dissolution de la Chambre en juin 1877, le retour à Paris (8 juin 1879), et vota contre l'article 7 de la loi sur l'enseignement supérieur le 9 mai 1880. Il soutint avec certaines restrictions la politique républicaine des ministres au pouvoir ; en dernier lieu, il s'abstint sur le rétablissement du scrutin d'arrondissement (13 février 1889), sur le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, et vota pour la procédure à suivre devant la haute cour contre le général Boulanger.

À sa mort (décembre 1889), il était depuis longtemps maire de Domme et conseiller honoraire de la cour de Paris.