Louis Montaignac de Chauvance

1811 - 1891

Informations générales
  • Né le 14 mars 1811 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 9 juin 1891 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Allier
Groupe
Centre droit

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 21 décembre 1875 au 9 juin 1891

Biographies

Représentant en 1871, membre du Sénat, ministre, né à Paris le 14 mars 1811, mort à Paris le 9 juin 1891, d'une ancienne famille noble de Champagne connue dès le XIe siècle, il entra à l'Ecole navale en 1827.

Nommé aspirant à la fin de cette même année, il fit le tour du monde, sur l'Artémise, passa enseigne de vaisseau en 1833, lieutenant de vaisseau en 1840, et fut chargé d'expérimenter l'hélice dont on venait de faire pour la première fois l'application sur l'aviso à vapeur le Napoléon. Capitaine de frégate en 1848, officier de la Légion d'honneur le 10 août 1853, capitaine de vaisseau en 1855, il commanda la batterie flottante la Dévastation qui participa brillamment à la prise de Kinburn. Commandeur de la Légion d'honneur le 12 août 1860, contre-amiral en 1865, major général de la flotte à Cherbourg en 1867, membre du conseil des travaux et du conseil de perfectionnement de l'Ecole polytechnique en 1869, il fut employé à l'armée de terre pendant la guerre de 1870, et, lors du siège de Paris, commanda le 7e secteur (Auteuil, Passy, la Muette), dont l'artillerie seconda puissamment la défense des forts d'Issy, de Vanves et de Montrouge. Grand-officier de la Légion d'honneur du 23 janvier 1871, il fut nommé, le 15 juillet 1872, inspecteur de la flotte et des ports de la Manche.

Il avait été élu, le 8 février 1871, représentant de l'Allier à l'Assemblée nationale, le 3e sur 7, par 51,103 voix (76,640 votants, 106,359 inscrits), et, le même jour, représentant de la Seine-Inférieure, le 8e sur 16, par 78,061 voix (120,899 votants, 203,718 inscrits). Il opta pour l'Allier, siégea au centre droit, fut président du la commission de la marine, vice-président de la commission de réorganisation de l'armée, fut nommé (15 juillet 1872) inspecteur de la flotte et des ports de la Manche, et entra, le 22 mai 1874, comme ministre de la Marine dans le cabinet de Cissey. Il promulgua, le 12 décembre suivant, un décret relatif au cadre normal des officiers de marine, institua la Banque d'Indochine (janvier 1875), combattit le droit accordé aux colonies de nommer leurs députés, et protesta contre les assertions relatives aux mauvais traitements subis par les déportés en Nouvelle-Calédonie. Il vota:

- pour la paix,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- pour la pétition des évêques,
- contre le service de trois ans,
- pour la démission de Thiers,
- pour le septennat,
- pour le ministère de Broglie,
- pour les lois constitutionnelles.

Ce dernier vote le fit maintenir, le 10 mars 1875, dans le cabinet Buffet-Dufaure.

Elu, le 21 décembre 1875, sénateur inamovible par l'Assemblée nationale, le 74e sur 75, par 323 voix (610 votants), il donna sa démission de ministre le 9 mars 1876, et fut remplacé par le vice-amiral Fourichon. Il reprit sa place à la droite du Sénat, et vota la dissolution de la Chambre demandée par le ministère de Broglie le 23 juin 1877. Placé dans le cadre de réserve en 1875, il a été mis à la retraite en octobre 1886. Il a continué de combattre, à la Chambre haute, la politique des ministères républicains, et, en dernier lieu, s'est abstenu sur le rétablissement du scrutin d'arrondissement (13 février 1889), et s'est prononcé contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, contre la procédure à suivre devant le Sénat contre le général Boulanger.


Né le 14 mars 1811 à Paris, mort le 9 juin 1891 à Paris.

Représentant de l'Allier à l'Assemblée nationale de 1871 à 1875.
Sénateur inamovible de 1871 à 1891.
Ministre de la Marine du 22 mai 1874 au 9 mars 1876.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT et COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 402.)

Sa santé depuis longtemps atteinte ne permit pas à l'amiral de Montaignac de prendre une part active aux travaux du Sénat. Toutefois, lorsqu'une question se rattachait aux études de toute sa vie, il apportait l'utile appui de sa longue expérience.

Sa modération, sa courtoisie, sa loyauté lui avaient conquis l'estime générale et de vives et respectueuses sympathies.