Ferdinand, Aldegonde de Jouvencel

1804 - 1873

Informations générales
  • Né le 25 juillet 1804 à Versailles (Seine-et-Oise - France)
  • Décédé le 29 juin 1873 à Ville-d'avray (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Seine
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Seine
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 2 juillet 1871 au 29 juin 1873
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Gauche républicaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1842 à 1848 et représentant en 1871, né à Versailles (Seine-et-Oise) le 25 juillet 1804, mort à Ville-d'Avray (Seine-et-Oise) le 29 juin 1873, fils de Blaise François de Jouvencel qui avait été député sous la Restauration et la Monarchie de Juillet, il entra à l'Ecole polytechnique en 1822 et en sortit en 1824 comme officier d'artillerie.

En 1825, il donna sa démission pour suivre la carrière du barreau. Auditeur de deuxième classe au conseil d'Etat le 15 novembre 1830, auditeur de première classe le 27 avril 1831, il devint maître des requêtes en service ordinaire le 24 avril 1832.

Après une mission en Algérie (1836) avec MM. Baude et de Chasseloup-Laubat, il accepta, le 9 juillet 1842, dans le 10e arrondissement de Paris, la candidature indépendante qui lui était offerte, et fut élu député par 684 voix sur 1,180 votants et 1,421 inscrits, contre 528 voix à M. de Jussieu, candidat ministériel. M. de Jouvencel siégea au centre gauche, défendit les intérêts de son arrondissement, et vota le plus souvent avec l'opposition dynastique : pour l'exclusion des fonctionnaires publics de la Chambre, contre l'indemnité Pritchard, etc. En 1844, il fut chargé du rapport d'une pétition réclamant l'organisation du travail.

Réélu, le 1er août 1846, par 607 voix (1,067 votants, 1,303 inscrits), contre 213 à M. de Gasparin et 102 à M. Thorigny, il se montra favorable à une réforme électorale dans le sens de l'adjonction des capacités, signa (février 1848) la demande de mise en accusation du ministère Guizot, puis se rallia au gouvernement républicain.

L'Assemblée constituante le nomma conseiller d'Etat; il signa la protestation de ce corps contre le coup d'Etat du 2 décembre 1851, et perdit sa situation. Admis à la retraite à la date du 21 juin 1852, M. de Jouvencel passa tout le temps de l'Empire à l'écart des affaires publiques, n'accepta que les fonctions gratuites de président du bureau d'assistance judiciaire près le conseil d'Etat, et ne fit qu'une tentative, le 31 mai 1863, pour entrer au Corps législatif : il réunit alors, comme candidat indépendant dans la 2e circonscription de Seine-et-Oise, 1,105 voix contre 21,307 à l'élu officiel, M. Darblay, 4,235 à M. Bos et 3,399 à M. de Selve.

Après le 4 septembre 1870, M. de Jouvencel fut appelé à présider la commission provisoire faisant fonctions de conseil d'Etat. Candidat aux élections complémentaires du 2 juillet 1871 à l'Assemblée nationale, en Seine-et-Oise, il fut élu, comme républicain modéré, par 51,170 voix (81,398 votants, 132,708 inscrits) représentant de ce département. Constitutionnel, libéral et catholique, il siégea à gauche, soutint la politique de Thiers, se prononça contre le pouvoir constituant de l'Assemblée, pour le retour à Paris, etc., et mourut au cours de la législature, le 29 juin 1873, après une maladie de quelques mois.

Chevalier de la Légion d'honneur (1836).