François, Christophe, Nicolas, Juvénal Viellard-Migeon

1803 - 1886

Informations générales
  • Né le 21 mars 1803 à Belfort ( - France)
  • Décédé le 4 octobre 1886 à Giromagny (Haut-Rhin - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IVe législature
Mandat
Du 23 mai 1869 au 4 septembre 1870
Département
Haut-Rhin
Groupe
Tiers-parti

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 7 mai 1876 au 7 janvier 1882
Sénateur
du 8 janvier 1882 au 4 octobre 1886

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Corps législatif de 1869 à 1870, et sénateur de 1876 à 1886, né à Belfort (Haut-Rhin) le 21 novembre 1803, mort à Giromagny (Haut-Rhin) le 4 octobre 1886, il était maître de forges à Morvillars et conseiller général du Haut-Rhin pour le canton de Delle depuis 1848.

Il fit à l'Empire une opposition très modérée, perdit en 1857 ses fonctions de maire de Delle pour avoir combattu le candidat officiel, et fut élu, le 24 mai 1869, comme candidat indépendant, député de la 3e circonscription du département du Haut-Rhin au Corps législatif, par 14 491 voix (27 902 votants, 33 239 inscrits), contre 13 273 à M. de Reinach. Il prit place dans le tiers-parti, signa l'interpellation des 116, vota pour la déclaration de guerre à la Prusse, et rentra dans la vie privée au 4 septembre 1870.

Aux élections du 8 février 1871, il réunit 29 123 voix sur 74 128 votants dans le département du Haut-Rhin, sans être élu.

Lors des élections sénatoriales du 30 janvier 1876, il posa sa candidature dans le territoire de Belfort, puis la retira devant celle de Thiers, qui fut élu.

Mais, après l'option de Thiers pour un siége de député, M. Viellard-Migeon se porta de nouveau candidat (7 mai), et fut élu, par 82 voix (111 électeurs). Il siégea à la droite du Sénat, se prononça :
- pour la dissolution de la Chambre (1877),
- contre le ministère Dufaure,
- contre l'article 7 de la loi Ferry.

Il fut réélu, le 8 janvier 1882, au renouvellement triennal, par 61 voix (111 votants), contre 50 à M. Boigeol, vota :
- contre les ministères républicaine qui se succédèrent au pouvoir,
- contre la réforme judiciaire,
- contre le divorce,
- contre les crédits du Tonkin.

Il mourut à 83 ans.