Pierre, Achille Carbonneau

1798 - 1865

Informations générales
  • Né le 23 décembre 1798 à Lectoure (Gers - France)
  • Décédé le 9 juin 1865 à Lectoure (Gers - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Gers
Groupe
Républicain modéré
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Gers
Groupe
Républicain

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple aux Assemblées constituante et législative de 1848-49, né à Lectoure (Gers), le 23 décembre 1798, mort à Lectoure, le 9 juin 1865, il s'établit dans cette ville, comme avocat, et s'y fit une brillante clientèle.

Républicain déclaré, il se signala par la vivacité de son opposition au gouvernement de Louis-Philippe, et fut élu par le parti démocratique membre du Conseil général du Gers.

En 1848, le gouvernement provisoire le nomma sous-commissaire dans l'arrondissement de Lectoure. Il fut ensuite élu, le 23 avril, représentant du peuple à l'Assemblée constituante dans le département du Gers, par 28,631 voix, fit partie du comité de l'administration départementale et communale, siégea à gauche, parmi les républicains modérés, se rapprocha de la droite dans les questions sociales, et vota :

- 9 août 1848, contre le rétablissement du cautionnement;
- 26 août, contre les poursuites intentées à Louis Blanc et à Caussidière;
- 1er septembre, pour le rétablissement de la contrainte par corps;
- 18 septembre, contre l'abolition de la peine de mort;
- 7 octobre, contre l'amendement Grévy;
- 2 novembre, contre le droit au travail;
- 25 novembre, pour l'ordre du jour en l'honneur de Cavaignac;
- 12 janvier 1849, contre la proposition Rateau;
- 21 mars, contre l'interdiction des clubs;
- 2 mai, pour l'amnistie des transportés;
- 18 mai, pour l'abolition de l'impôt des boissons.

Réélu, le 13 mai 1849, représentant du même département à la Législative, le 2e sur 7, par 38,005 voix (70,087 votants et 96,572 inscrits), il fut de la minorité républicaine, et vota avec elle contre l'expédition de Rome, et contre toutes les mesures présentées par le gouvernement et adoptées par la majorité de droite.

Adversaire du coup d'Etat, il reprit, après le 2 décembre 1851, sa place au barreau de Lectoure.