François, Urbain, Celeste Bonnin

1795 - 1862

Informations générales
  • Né le 10 mars 1795 à Nouallié (Vienne - France)
  • Décédé le 17 mars 1862 à Civray (Vienne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 29 juin 1839 au 12 juin 1842
Département
Vienne
Groupe
Opposition dynastique
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Vienne
Groupe
Opposition dynastique
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Vienne
Groupe
Opposition dynastique
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Vienne
Groupe
Cavaignac

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1839 à 1848, représentant du peuple à l'Assemblée constituante de 1848, né à Nouaillé (Vienne), le 10 mars 1795, mort à Civray, (Vienne), le 17 mars 1862, il étudia le droit à Poitiers, succéda en 1821 à son père qui était notaire à Voulesme dans la Vienne, et s'occupa en même temps avec zèle de politique libérale.

Il fut un des promoteurs de la candidature et du succès électoral du général Demarçay, fit partie, après juillet 1830, de l'association nationale pour l'expulsion à perpétuité de la branche aînée des Bourbons, et publia quelques études sur des questions agricoles et économiques.
A la mort de Demarçay, le 3e collège électoral de la Vienne (Civray), ayant dû élire un nouveau député, fit choix de M. Bonnin, qui avait adressé aux électeurs cette déclaration : « Le rôle de solliciteur est en dehors de mon caractère, et irait mal à mes habitudes. Je n'accepterai ni places, ni fonctions, ni honneurs, ni distinctions. Mon ambition est de servir le pays, la France, l'humanité, et la liberté dont la saine intelligence doit un jour vivifier le monde. »
Arrivé au Parlement, Bonnin prit place à gauche, vota avec Odilon Barrot et l'opposition dynastique, désapprouva l'adresse de 1841, appuya la proposition de loi relative au travail des enfants dans les manufactures, ainsi que plusieurs propositions d'utilité publique. Il fut nommé, en 1840, secrétaire du comité agricole qui s'était formé dans le sein de la Chambre et à l'organisation duquel il avait coopéré. Réélu le 9 juillet 1842, par 136 voix (223 votants, 288 inscrits), et le 1er août 1846, par 156 voix (280 votants, 330 inscrits), contre 120 à M. Bourlon, il continua de voter avec l'opposition, notamment contre l'indemnité Pritchard (1845); il combattit Guizot et s'associa (février 1848) à la demande de mise en accusation de ce ministre.

Républicain modéré, il fut élu, le 23 avril 1848, représentant de la Vienne à l'Assemblée constituante, par 49,909 voix sur 70,722 votants, et vota pour le gouvernement de Cavaignac, tout en se rapprochant parfois des républicains plus avancés. Il se prononça:

- le 9 août 1848, pour le rétablissement du cautionnement ;
- le 26 août, pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière ;
- le 1er septembre, contre le rétablissement de la contrainte par corps ;
- le 18 septembre, pour l'abolition de la peine de mort;
- le 4 octobre, pour l'incomptabilité des fonctions ;
- le 7 octobre, contre l'amendement Grévy;
- le 21 octobre, pour l'abolition du remplacement militaire;
- le 2 novembre, contre le droit au travail;
- le 25 novembre, pour l'ordre du jour en l'honneur de Cavaignac;
- le 27 décembre, pour la suppression de l'impôt du sel;
- le 12 janvier 1949, contre la proposition Rateau;
- le 21 mars, contre l'interdiction des clubs.

Adversaire de L.-N. Bonaparte et de ses ministres, il vota:

- le 16 avril 1849, contre les crédits de l'expédition de Rome;
- le 14 mai, pour l'abolition de l'impôt des boissons,
- et le 26 mai, pour la mise en liberté des transportés.
M. Bonnin ne fit pas partie de l'Assemblée législative.