Maurice Giro

1932 - 2025

Informations générales
  • Né le 28 avril 1932 à Salon-de-provence (Bouches-du-Rhône - France)
  • Décédé le 7 octobre 2025 à Robion (Vaucluse - )

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 19 juin 2002 au 19 juin 2007
Département
Vaucluse
Groupe
Union pour la majorité présidentielle

Biographies

Biographie de la Ve République

Député du Vaucluse de 2002 à 2007

Maurice Giro nait le 28 avril 1932 à Salon-de-Provence dans les Bouches-du-Rhône. Il se marie en août 1954 (un fils nait de cette union) et exerce la profession de commerçant dans la ville de Cavaillon. Membre du Rassemblement pour la République (RPR), Maurice Giro entre en mars 1988 au conseil général du Vaucluse comme conseiller général Divers droite (DVD) du canton de Cavaillon et siège dans cette assemblée départementale jusqu’en 2002. En 1992, il est élu maire de Cavaillon, remplaçant le maire Marcel Bouchet, décédé subitement en plein mandat. Il est reconduit à l’hôtel de ville lors des municipales de 1995 et 2001. Sous ses trois mandats, la petite ville se transforme, à la faveur notamment d’une entreprise de réhabilitation urbaine dans les années 2000 au sud du centre historique. Elle permet d'ouvrir le cours Bournissac par une grande place piétonne, baptisée place Maurice Bouchet en hommage à l’ancien maire. 


L’année suivante, lors des législatives du printemps 2002, Maurice Giro se présente sous l’étiquette Union pour la majorité présidentielle (UMP) dans la 2e circonscription du Vaucluse (cantons d’Apt, Bonnieux, Cadenet, Cavaillon, Gordes, L’Isle-sur-la-Sorgue, Pertuis). Avec l’aide de sa suppléante Corinne Paiocchi, adjointe au maire d’Apt, il arrive en deuxième position au premier tour (où s’affrontent 21 candidats…) avec 20,8 % derrière le socialiste Jean-Louis Joseph (27,5 %). Le bon report des voix qui s’étaient portées sur les candidats Front national (FN-19,2 %), Union pour la démocratie française (UDF-10 %) et DVD (6,9 %), permet au maire de Cavaillon de l’emporter au second tour avec 52,2 % des suffrages exprimés. Pour respecter la loi sur le cumul des mandats, il démissionne du conseil général où il est remplacé par Jean-Claude Bouchet (fils de l’ancien maire de Cavaillon Maurice Bouchet), vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) d’Avignon et du Vaucluse et vice-président de l’Unostra (deuxième syndicat patronal de transport routier français).

Au Palais-Bourbon, le nouveau député rejoint le groupe UMP et la commission des affaires culturelles, familiales et sociales. Membre titulaire du Conseil national du tourisme, il siège aussi dans la mission d'information sur les risques et les conséquences de l'exposition à l'amiante et dans le groupe d’études sur le problème du Tibet. Il rejoint, en octobre 2003, la mission d'évaluation des conséquences économiques et sociales de la législation sur le temps de travail. Durant cette législature, il dépose une proposition de loi visant à instaurer l'exercice démocratique du droit de grève dans les services publics et à assurer un service minimal obligatoire (juin 2003 et février 2004). Très actif en séance publique, il participe aux débats sur plusieurs textes de loi relatifs à des sujets divers : prévention des risques technologiques et naturels et réparation des dommages (juillet 2003), obligations de service public des télécommunications et à France Télécom (décembre 2003), communications électroniques et services de communication audiovisuelle (février 2004), solidarité pour l'autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées (mai 2004), égalité des droits et des chances, citoyenneté des personnes handicapées (décembre 2004), réforme de l'organisation du temps de travail dans l'entreprise (février 2005), sauvegarde des entreprises (mars 2005), retour et développement de l’emploi (novembre 2005), engagement national pour le logement (janvier 2006), égalité des chances (février 2006), développement de la participation et de l’actionnariat salarié (octobre 2006), droit opposable au logement et diverses mesures en faveur de la cohésion sociale (février 2007). En mai 2005, il est rapporteur du projet de loi relatif au développement des services à la personne et à diverses mesures en faveur de la cohésion sociale. Il vote en faveur du projet de loi constitutionnelle relatif à l’organisation décentralisée de la République (la loi du 28 mars 2003). Il approuve également le projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution (Constitution pour l’Europe), devenu la loi constitutionnelle du 1er mars 2005.

Le député se présente aux élections sénatoriales de septembre 2004 dans le Vaucluse mais n’est pas élu. Début 2007, Jean-Claude Bouchet prend la présidence de l’antenne UMP (devenu Union pour un mouvement populaire) dans la 2e circonscription du département, et obtient à ce titre l’investiture du parti pour les législatives du printemps. Maurice Giro ne l’accepte pas et se présente en candidat dissident. Le 10 mai 2007, il n'obtient que 14,2 % des suffrages exprimés au premier tour et ne peut se maintenir au second tour. Il laisse donc Jean-Claude Bouchet l’emporter avec 55,2 % des voix face au socialiste Jean-Louis Joseph. L’année suivante, lors des municipales de mars 2008, le maire sortant se retire de la course au profit de Jean-Claude Bouchet, qui s’empare de l’hôtel de ville.

Maurice Giro abandonne alors la vie politique. Il s’éteint à l’âge de 93 ans le 7 octobre 2025.