Michel Cartaud

1947 - 2026

Informations générales
  • Né le 24 septembre 1947 à Vierzon (Cher - France)
  • Décédé le 31 janvier 2026 à Cebazat (Puy-de-Dôme - )

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Xe législature
Mandat
Du 2 avril 1993 au 21 avril 1997
Département
Puy-de-Dôme
Groupe
Union pour la démocratie française et du centre

Biographies

Biographie de la Ve République


Député du Puy-de-Dôme de 1993 à 1997

Michel Cartaud voit le jour à Vierzon, dans le département du Cher, au sein d’une famille d’ouvriers-paysans.

Ingénieur en agriculture, Michel Cartaud travaille au ministère de l’Agriculture, affecté au sein de la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt d’Auvergne. Il est plus précisément au service régional de la formation et du développement, basé à Lempdes, dans le Puy-de-Dôme.

Membre du Parti républicain et de l’Union pour la démocratie française (UDF), Michel Cartaud fait son entrée dans la vie politique en mars 1977, en étant élu au conseil municipal de Pont-du-Château. Il devient maire en mars 1983. Entre temps, il devient aussi conseiller général du Puy-de-Dôme, en mars 1982.

Lors des élections législatives anticipées de juin 1988, Michel Cartaud est investi par l’UDF dans la 2e circonscription du Puy-de-Dôme (Riom, Châtel-Guyon). Il est en deuxième position au premier tour avec 37,49 % des suffrages exprimés (soit 15 767 voix) derrière le candidat du Parti socialiste (PS) Alain Néri (48,14 %). Suivent le communiste Louis Virgoulay (7,98 %) et Jacques Lavest pour le Front national (6,39 %). En ballottage défavorable, Michel Cartaud s’incline face à Alain Néri au second tour avec 43,14 % contre 56,86 %.

Après ce revers, Michel Cartaud se concentre avec succès sur les prochaines échéances locales. Il est ainsi reconduit dans ses charges de conseiller général du Puy-de-Dôme en octobre 1988 et de maire de Pont-du-Château à l’issue du scrutin municipal de mars 1989. À compter de mars 1992, il est vice-président du conseil général. Ces mêmes années, il est directeur du Centre de formation professionnelle et de promotion agricole du Puy-de-Dôme (campus de Marmilhat à Lempdes) et président d’honneur de la section Auvergne de la Mutuelle générale des personnels de collectivités locales.

Pour les élections législatives de mars 1993, Michel Cartaud est à nouveau le candidat de l’UDF dans la 2e circonscription du Puy-de-Dôme. Il domine le premier tour en réunissant sur sa candidature 39,85 % des suffrages exprimés (soit 17 959 voix) et devance ainsi le député socialiste sortant Alain Néri (27,89 %), le candidat des Verts Robert Charbonnier (8,88 %), celui du Front national (FN) Hervé Guilbert (8,58 %), le communiste Louis Virgoulay (6,85 %), Annie Jacquelin pour Les nouveaux écologistes (3,72 %) et Josiane Mainville pour Lutte ouvrière (2,15 %). Au second tour, Michel Cartaud l’emporte face à son ancien rival socialiste en recueillant 51,49 % des voix (soit 23 038). Sa suppléante est Jeanne Audollent, chargée de mission au conseil régional d’Auvergne.

Au Palais-Bourbon, Michel Cartaud est membre du groupe de l’Union pour la démocratie française et du Centre et siège à la commission de la défense nationale et des forces armées. Il est l’auteur d’une proposition de loi, en octobre 1995, tendant à rendre plus équitables les conséquences du licenciement économique.

En séance publique, Michel Cartaud intervient à une reprise lors des débats législatifs, à l’occasion de l’examen du projet de loi relatif à la programmation militaire pour les années 1995 à 2000. Il s’intéresse en particulier, dans la discussion générale, avant la discussion des articles, aux avions de transport militaire et aux personnels civils du ministère de la Défense.

Il pose également deux questions au gouvernement portant sur les conditions d’attribution des contrats emploi-solidarité (décembre 1993) et les orientations du gouvernement sur la conférence nationale de la famille (mars 1996), ainsi que trois questions orales sans débat relatives à l’accès des personnes handicapées à la fonction publique territoriale (janvier 1996), à l’évaluation archéologique préalable dans les projets d’urbanisme (juin 1996) et à l’interdiction de l’amiante (décembre 1996). Michel Cartaud est aussi l’auteur de 56 questions.

Sur le plan local, Michel Cartaud est réélu conseiller général du Puy-de-Dôme en mars 1994 et maire de Pont-du-Château en juin 1995.

Au terme de son mandat, au printemps 1997, écourté par la dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République Jacques Chirac, Michel Cartaud se présente aux élections législatives de juin dans la 2e circonscription du Puy-de-Dôme. C’est l’ancien député socialiste Alain Néri qui arrive en tête du premier tour avec 37,57 % des suffrages exprimés cependant que le député sortant retrouve la deuxième position avec 11 990 voix et 26,92 %. Suivent notamment Maxime Royet pour le Front national (9,87 %), la communiste Nicole Taque (7,93 %), le candidat des Verts Thierry Caruana (4,66 %), Josiane Mainville de Lutte ouvrière (3,53 %) et Jean-Pierre Testi pour Génération écologie (3,18 %). Au second tour, à l’occasion du troisième duel l’opposant à Alain Néri, Michel Cartaud est battu, ne réunissant que 40,01 % des suffrages (soit 18 802 voix).

Il quitte le conseil général du Puy-de-Dôme en 1998 et son mandat de maire du Pont-du-Château à l’issue du scrutin municipal de mars 2001.

Michel Cartaud s’éteint le 31 janvier 2026 à Cébazat, dans le département du Puy-de-Dôme, à l’âge de 78 ans. Il était marié et père de trois enfants. Il était chevalier du Mérite agricole.