Mohamed Baouya
1901 - 1986
BAOUYA (Mohamed)
Né le 30 août 1901 à Cherchell (Algérie)
Décédé le 21 mai 1986 à Cherchell (Algérie)
Député d’Algérie (Orléansville) de 1958 à 1962
Mohamed Baouya voit le jour le 30 août 1901 à Cherchell, en Algérie.
Il suit une scolarité primaire qu’il a à cœur d’améliorer en autodidacte. Après son service militaire, qu’il réalise entre 1921 et 1924 en qualité de sergent du 19e bataillon du génie en Algérie, Mohamed Baouya entame une carrière de commerçant. Il se spécialise ainsi dans l’import-export de fleurs, plantes, graines et racines médicinales.
Il exerce son premier mandat politique en tant que conseiller général d’Orléansville entre 1957 et 1962.
Parallèlement, lors des élections législatives du 30 novembre 1958, Mohamed Baouya figure en quatrième position sur la liste d’Union nationale pour l’intégration et le renouveau (UNIR), conduite par Saïd Boualam – figure de l’Algérie française – dans la 5e circonscription d’Algérie (Orléansville). Le mode de scrutin retenu est celui de liste majoritaire à un tour, sans panachage ; la liste en tête se voyant accorder la totalité des sièges. En outre, la liste doit comporter une large proportion de citoyens de statut civil local (les « Français musulmans d’Algérie »), en l’occurrence s’agissant de la circonscription d’Orléansville, trois sur quatre, dont Mohamed Baouya. Au terme du scrutin, cette liste unique, partisane de « l’intégration totale et définitive » de l’Algérie à la France, recueille 92 % des suffrages exprimés.
Au Palais-Bourbon, Mohamed Baouya est d’abord inscrit à la Formation administrative des élus d’Algérie et du Sahara (FAEAS) – qui devient successivement le groupe Unité de la République (GUR) en 1959 puis le Regroupement national pour l’unité de la République (RNUR) en 1960 – avant de rejoindre le groupe de l’Union pour la nouvelle République (UNR). Il siège principalement au sein de la commission de la production et des échanges au cours de la Ire législature avec un passage, entre juillet 1961 et mars 1962, par la commission des affaires culturelles, familiales et sociales. Mohamed Baouya est également membre de la Commission supérieure du crédit maritime mutuel, du Conseil supérieur de l’eau en Algérie et du Conseil d’administration de la caisse d’accession à la propriété et à l’exploitation rurale.
Il est l’auteur de deux propositions de loi : l’une tendant à renforcer la répression de l’injure non publique proférée par écrit anonyme (décembre 1959), l’autre tendant à la création d’une commission d’enquête pour la recherche des responsabilités dans les erreurs latentes, causes du drame algérien (octobre 1960). Député discret, il n’intervient cependant pas lors des débats en séance publique.
Le 3 juillet 1962, en conséquence de l’indépendance de l’Algérie déclarée quelques jours plus tôt, il est mis un terme à son mandat parlementaire par ordonnance, ainsi qu’aux fonctions de l’ensemble des députés et sénateurs élus dans les circonscriptions d’Algérie en 1958.
Après l’indépendance algérienne, Mohamed Baouya se retire dans sa ville natale, de Cherchell, où il s’éteint à l’âge de 84 ans. Il était marié et père de six enfants.