Yves Pillet
1939 - 2024
Député de l’Isère de 1988 à 1993
Yves Pillet voit le jour à Arvillard, dans le département de la Savoie. Il est le fils de Maurice Pillet, préposé des postes, et de Jeannine Suzanne, commerçante.
Titulaire d’un certificat d’aptitude au professorat en collège d’enseignement général (CAPCEG), Yves Pillet s’installe, après son service militaire qu’il réalise en 1963 et 1964, dans le Royans, en Isère et y enseigne l’histoire, la géographie et le français.
Il fait son entrée en politique en étant élu conseiller municipal de Pont-en-Royans en mars 1971 et devient adjoint au maire en 1974. En mars 1976, il est élu conseiller général de l’Isère et, en mars de l’année suivante, accède au mandat de maire à Pont-en-Royans.
A l’occasion des élections législatives de mars 1978, Yves Pillet est choisi comme suppléant du député socialiste sortant Jacques-Antoine Gau, dans la 4e circonscription de l’Isère composée de 10 cantons dont ceux de Bourg d’Oisans, Fontaine-Seyssinet, La Mure, Mens, Villard-de-Lans et Valbonnais. Celui-ci, en tête du premier tour avec 30,28 % des suffrages exprimés, est réélu au second tour face au candidat du Rassemblement pour la République (RPR), Michel Hannoun, en recueillant 53,53 % des voix contre 46,47 %. Yves Pillet ne siège toutefois pas à l’Assemblée sous la VIe législature.
En 1979, il devient président du Parc national du Vercors, fonction qu’il assume jusqu’en 1985.
Après le décès brutal de Jacques-Antoine Gau le 29 mai 1981, lors de la campagne menée en vue des élections législatives, Yves Pillet est désigné pour se présenter dans la 4e circonscription de l’Isère. Toutefois, le parachutage de Gisèle Halimi dans cette circonscription, après l’échec d’une tentative en ce sens dans le Loir-et-Cher, conduit l’ancien suppléant à se désister. Celle-ci est d’ailleurs élue.
Yves Pillet est successivement reconduit dans ses charges de conseiller général de l’Isère et de maire de Pont-en-Royans en mars 1982 et mars 1983. En mars 1986, il est aussi élu conseiller régional de Rhône-Alpes, mandat qu’il exerce jusqu’en 1988, année de son entrée à l’Assemblée nationale.
En effet, fort de son implantation locale, Yves Pillet est investi par le Parti socialiste (PS) dans la nouvelle 9e circonscription de l’Isère (Pont-en-Royans, Voiron), à l’occasion des élections législatives de juin 1988. Au premier tour, il se classe en deuxième position avec 33,02 % des suffrages exprimés (soit 14 515 voix) derrière le député RPR sortant Michel Hannoun (40,51 %). Suivent le communiste Robert Veyret (15,94 %), Hugues Petit pour le Front national (FN) avec 10,53 %, et une candidate Divers droite, Thérèse Tronquoy (0,01 %). Au second tour, bénéficiant notamment du report des voix communistes, Yves Pillet s’impose face à Michel Hannoun avec 50,62 % (soit 24 418) contre 49,38 %. Son suppléant est André Vallini, avocat, conseiller régional et maire de Tullins.
Au Palais-Bourbon, Yves Pillet s’inscrit au groupe socialiste et siège au sein de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales. Il est aussi, à compter de mai 1989, membre du Comité national de la montagne. Il est également nommé rapporteur du projet de loi relatif à l’utilisation des détecteurs de métaux (en avril et novembre 1989). En séance publique, il participe à l’examen des débats budgétaires de novembre 1989, s’intéressant notamment aux patrimoines dans les zones rurales.
Sur le plan territorial, Yves Pillet est réélu au conseil général de l’Isère en septembre 1988 et maire en mars 1989. Candidat aux élections régionales de Rhône-Alpes de mars 1992, il figure en 27e position sur la liste du Parti socialiste dans l’Isère. Il n’est pas élu.
Au terme de son mandat parlementaire, Yves Pillet ne se représente pas. Il quitte également l’assemblée départementale iséroise en mars 1994. Il continue en revanche d’occuper le fauteuil de maire de Pont-en-Royans, en étant successivement réélu en juin 1995, mars 2001 et mars 2008. De 1998 à 2008, il retrouve également la présidence du Parc naturel régional du Vercors.
Yves Pillet quitte définitivement la vie politique en mars 2014.
Il s’éteint le 10 mars 2024 à Arvillard, à l’âge de 84 ans. Il était marié et père de trois enfants.