Dominique Robert

1952 - 2025

Informations générales
  • Née le 12 août 1952 à Caen (Calvados - France)
  • Décédée le 11 janvier 2025 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IXe législature
Mandat
Du 18 juin 1991 au 1 avril 1993
Département
Calvados
Groupe
Socialiste

Biographies

Biographie de la Ve République

ROBERT (Dominique)
Née le 12 août 1952 à Caen (Calvados)
Décédée le 11 janvier 2025 à Paris

Députée du Calvados de 1991 à 1993

Dominique Robert naît à Caen. Elle est la fille de Henri Robert, chef d’entreprise, et d’Annick Gourga. Après une scolarité réalisée dans le collège « Institution Saint-Pierre » et au lycée Fresnel à Caen, Dominique Robert sort diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris.

Entrée au Parti socialiste (PS) en 1975, elle est, la même année, assistante au groupe socialiste à l’Assemblée des Communautés européennes. En juillet 1981, elle est nommée attachée parlementaire au cabinet du ministre des Postes et télécommunications, Louis Mexandeau, jusqu’en 1986. Elle travaille ensuite à Transpac comme chargée de mission, chargée de la communication interne puis fait son retour au Parlement européen où, en tant qu’administratrice, elle est affectée à la direction générale des Etudes (division des affaires juridiques) de 1987 à 1989, avant d’être chargée des relations avec la presse au bureau d’information du Parlement européen à Paris jusqu’en mai 1991.

Parallèlement, Dominique Robert brigue avec succès ses premiers mandats électoraux. Elle fait en ce sens, en mars 1982, son entrée au conseil général du Calvados où elle est non seulement la seule femme élue mais aussi la plus jeune. En mars de l’année suivante, elle est élue conseillère municipale de Caen. Elle figure, par ailleurs, en 42e position sur la liste conduite par Lionel Jospin à l’occasion des élections européennes de 1984, sans toutefois être élue. Lors des élections législatives de juin 1988, elle est suppléante du député socialiste Louis Mexandeau dans la deuxième circonscription du Calvados.
Celui-ci est élu dès le premier tour avec 52,85 % des suffrages exprimés (soit 19 575 voix) et écarte d’emblée Yves Lessard pour le Rassemblement pour la République (RPR-25,59 %), le communiste Michel Virengue (7,21 %), le candidat du Front national (FN) Joël Kopp (6,32 %), l’écologiste Michel Horn (6,25 %) et le candidat d’extrême gauche Christian Eury (1,78 %). A l’issue des élections municipales de mars 1989, Dominique Robert est reconduite dans sa charge de conseillère municipale de Caen.

Devenue députée le 18 juin 1991 en remplacement de Louis Mexandeau, nommé secrétaire d’Etat aux Anciens combattants et aux victimes de guerre, Dominique Robert s’inscrit au groupe socialiste et devient membre de la commission des finances, de l’économie générale et du Plan – avec deux brefs passages par la commission des lois en mai et octobre 1992 – ainsi que de la délégation de l’Assemblée nationale pour les Communautés européennes (avril 1992). Rapporteure spéciale des crédits du tourisme en octobre 1991 et des affaires européennes en mai 1992, elle participe aussi, au cours de son mandat, aux travaux de la commission mixte paritaire instituée à propos du projet de loi de finances pour 1992, de la commission d’enquête chargée d’étudier la situation actuelle et les perspectives de l’industrie automobile française (décembre 1991) et de la commission spéciale constituée pour l’examen des trois projets de loi sur la bioéthique (avril 1992).

En séance publique, la députée Robert participe tout d’abord aux discussions relatives au budget du tourisme pour 1992 (novembre 1991). Elle dépose également quatre amendements au projet de loi de finances qui seront retirés ou non soumis au vote du fait de l’application de l’article 49, alinéa 3 de la Constitution par le gouvernement. Plus tard, elle intervient dans les débats sur le projet de loi sur la répartition, la police et la protection des eaux sur les thèmes de la pollution d’origine agricole, l’assainissement, la gestion et la distribution de l’eau, les risques de sécheresse et la santé publique (décembre 1991). L’année suivante, elle défend le projet de loi modifiant le Code civil, relatif à l’état civil et à la filiation et instituant le juge aux affaires familiales qu’elle vote avec l’ensemble du groupe socialiste (mai 1992) et prend la parole, en qualité de rapporteure, au cours des discussions budgétaires d’octobre et novembre 1992, sur le thème des Communautés européennes. Elle montre ensuite son intérêt pour la bioéthique lors de l’examen des projets de loi relatifs au corps humain et au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain et à la procréation médicalement assistée (novembre 1992). Ses dernières prises de parole en séance publique concernent le projet de loi relatif aux produits soumis à certaines restrictions de circulation (décembre 1992).

En outre, Dominique Robert dépose, au cours de la IXe Législature, vingt questions dont trois orales sans débats portant sur l’état de l’industrie sidérurgique (octobre 1991 et décembre 1992) et sur les établissements de recherche spatiale en Basse-Normandie (décembre 1992), et trois au gouvernement relatives à la lutte pour l’emploi, aux conditions de travail des infirmiers et infirmières (octobre 1991) et à l’industrie automobile (avril 1992).

A l’issue de son mandat parlementaire, Dominique Robert se retire progressivement de la vie politique et reprend sa carrière dans l’administration parlementaire européenne. Elle est notamment chargée de presse au Parlement européen à compter de 2002. Elle prend sa retraite en 2014.

Dominique Robert décède le 11 janvier 2025, dans le 18e arrondissement de Paris, à l’âge de 72 ans. Elle était mariée à Jean Besse, conseiller général PS du Calvados de 1982 à 1988 et député européen de 1984 à 1989, et était mère d’une fille. Elle avait reçu les insignes de chevalier de la Légion d’honneur en juillet 1999.