Gérard Revol
1937 - 2026
REVOL (Gérard)
Né le 9 avril 1937 à Fontaine (Isère)
Décédé le 17 mai 2026 à Bagnols-sur-Cèze (Gard)
Député du Gard de 1997 à 2002
Gérard Revol naît à Fontaine, en Isère, dans une famille d’obédience socialiste – un oncle, professeur, engagé à la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO). Son engagement s’exprime dès ses années étudiantes alors qu’il milite à l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) et prend position, en ce qui concerne la guerre en Algérie, contre l’Organisation de l’armée secrète (OAS). Gérard Revol s’établit dans le Gard, à Bagnols-sur-Cèze, lorsqu’il devient ingénieur nucléaire sur le site de Marcoule. Parent d’élève militant, membre de l’Amicale laïque avec sa compagne, il s’engage d’abord au sein de la SFIO avant de rejoindre, en 1971, le Parti socialiste (PS) dirigé par François Mitterrand. Ses lourdes responsabilités professionnelles et son attachement à sa carrière ne l’incitent pas, dans un premier temps du moins, à s’engager dans la vie politique élective.
Il accède néanmoins à son premier mandat quelques années plus tard, en mars 1977, en étant élu au conseil municipal de Bagnols-sur-Cèze. Immédiatement nommé premier adjoint au maire, lequel est alors Georges Benedetti, il est reconduit dans ses mandats en mars 1983. Après avoir perdu son mandat en mars 1989, Gérard Revol est cependant élu maire de Bagnols-sur-Cèze à l’issue du scrutin de juin 1995, où il succède à René Cret étiqueté Union pour la démocratie française (UDF).
Il se présente pour la première fois aux élections législatives en mai 1997, après la dissolution décidée par le président de la République Jacques Chirac, dans la 3e circonscription du Gard (Aramon, Bagnols-sur-Cèze, Pont-Saint-Esprit, Remoulins, Roquemaure, Uzès et Villeneuve-lès-Avignon). Sous la bannière du Parti socialiste, il se place en deuxième position, au premier tour, avec 22,37 % des suffrages exprimés (soit 13 941 voix), derrière Jean-Marc Roubaud pour le Rassemblement pour la République (RPR-22,78 %) mais devant, notamment, la candidate du Front national (FN) Marie-Josée Cros (20,86 %), la communiste Laurette Bastaroli (11,38 %), le député sortant, membre du Mouvement des Réformateurs, Gilbert Baumet (10,13 %) et, pour les Verts, Alain Bertolino (3,23 %). Au second tour, Gérard Revol sort vainqueur de la triangulaire en réunissant 43,78 % des suffrages (soit 29 921 voix) cependant que Jean-Marc Roubaud et Marie-Josée Cros recueillent respectivement 40,22 % et 16 % des voix. Son suppléant est Alain Taisseire, cadre infirmier, conseiller municipal et adjoint au maire d’Arpaillargues-et-Aureillac.
Au Palais-Bourbon, Gérard Revol adhère au groupe socialiste et siège à la commission de la production et des échanges. Membre titulaire du conseil supérieur de la sûreté et de l’information nucléaires (avril 1998) et du conseil supérieur de l’électricité et du gaz (novembre 1999), il participe aussi aux travaux des commissions d’enquête sur Superphénix et la filière des réacteurs à neutrons rapides (avril 1998) et sur certaines pratiques des groupes nationaux et multinationaux industriels, de services et financiers et leurs conséquences sur l’emploi et l’aménagement du territoire (mars 1999).
En séance publique, il est l’auteur de cinq questions au gouvernement, relatives à la lutte contre le travail des enfants (juin 1999), à l’emploi dans le domaine de l’énergie nucléaire (octobre 1999), à la politique de l’éducation en lien avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication (février 2000), à la réglementation sur la passation des marchés publics (mai 2000) et à la politique du logement (avril 2001). Il pose aussi trois questions orales sans débat sur la réglementation de l’internat de médecine (décembre 1998), l’application de la réduction de la durée du travail aux personnels de l’industrie nucléaire (mars 1999) et la situation des maternités à Bagnols-sur-Cèze (juin 1999).
Soutenant le gouvernement issu de la majorité plurielle, Gérard Revol vote les réformes présentées ou appuyées par le gouvernement de Lionel Jospin, notamment le projet de loi relatif aux 35 heures, le projet de loi d’orientation relatif à la lutte contre les exclusions en mai 1998, et la proposition de loi relative au pacte civil de solidarité (PACS) et du projet de loi relatif à la réduction négociée du temps de travail en 1999, ainsi que le projet de loi relatif à la bioéthique en 2002.
Sur le plan local, Gérard Revol quitte ses fonctions de maire de Bagnols-sur-Cèze en mars 2001.
A nouveau candidat dans la 3e circonscription du Gard aux élections législatives de juin 2002, au titre du Parti socialiste et soutenu par le Parti communiste français (PCF), Gérard Revol se place en deuxième position au premier tour avec 24,95 % des suffrages exprimés (soit 17 020 voix) derrière son rival de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP) Jean-Marc Roubaud (25,70 %). Suivent le candidat du Front national (FN) François Bonnieux (20,01 %), le candidat de l’UDF Jean-Luc Chapon (12,05 %), Patrice Prat du Pôle républicain (5,43 %), Gilbert Bagnol pour Chasse, pêche, nature et traditions (2,62 %), l’écologiste Nadine Nègre (1,65 %), Pascale Borie pour la Ligue communiste révolutionnaire (1,45 %) et Marie-Brigitte Bornèque du Mouvement national républicain (1,01 %). Au second tour, une nouvelle triangulaire voit le candidat de l’UMP l’emporter avec 43,88 % des suffrages, alors que Gérard Revol et François Bonnieux obtiennent respectivement 37,72 % (soit 24 356 voix) et 18,39 % des voix.
Gérard Revol ne brigue dès lors plus de mandat politique. Retraité et retiré de la vie politique, il conserve toutefois un regard sur l’actualité apprécié par la presse locale et soutient publiquement, en vue des élections municipales de 2026 à Bagnols-sur-Cèze, la candidature indépendante de Michel Cegielski.
Gérard Revol décède le 17 mai 2026, à Bagnols-sur-Cèze, à l’âge de 89 ans. Il était marié et père de trois enfants.