Félix Leyzour
1932 - 2025
Sénateur des Côtes-d’Armor de 1989 à 1997
Député des Côtes-d’Armor de 1997 à 2002
Félix Leyzour naît à Plourac’h dans les Côtes-du-Nord. Il est le fils de Jules Leyzour et Joséphine Lozac’h, agriculteurs.
Il effectue sa scolarité à l’école primaire de Plourac’h puis au collège de Carhaix avant d’entrer à l’école normale d’instituteur de Saint-Brieuc entre 1949 et 1953. Il fait ses débuts en politique en adhérant aux Jeunesses communistes (Union des jeunesses républicaines de France) en 1949 et au Parti communiste français (PCF) en 1952. Il est ensuite nommé instituteur à Matignon, une petite commune rurale des Côtes-du-Nord.
Il accomplit son service militaire entre novembre 1955 et novembre 1957 en Algérie parmi les parachutistes, où il diffuse le journal L’Humanité dont la lecture à l’armée est pourtant prohibée. Parvenu au grade de caporal-chef, il participe à des opérations à Chypre puis à Port-Saïd en pleine crise du canal de Suez. De retour à la vie civile, il s’emploie, avec d’autres militants communistes, à favoriser les conditions de vie des familles dont les membres ont été blessés ou tués en Algérie. Ces expériences militaires et associatives lui font prendre conscience du bien-fondé de l’indépendance algérienne et du rétablissement de la paix dans les délais les plus brefs.
Il se marie le 19 décembre 1957 à Denise Le Gac, secrétaire de préfecture puis à l’Inspection académique et militante syndicale à la CGT et à la Fédération de l’Éducation nationale (FEN). De cette union naît une fille.
Instituteur en fonction à Saint-Quay-Portrieux puis à Saint-Laurent-de-la-Mer, Félix Leyzour adhère au Syndicat national des instituteurs (SNI) et à la FEN. Il intègre les instances départementales du SNI à l’issue des élections de 1959 jusqu’en 1965, et celles de la FEN en 1961. Parallèlement, il se montre actif au sein des cellules locales du PCF. Il participe en ce sens au stage pour instituteurs communistes mis en œuvre par le Parti en août 1958. Secrétaire local, il devient membre du comité fédéral du PCF en 1959 et secrétaire de la section communiste de Saint-Brieuc en 1964.
L’année suivante, Félix Leyzour brigue avec succès son premier mandat électif en faisant son entrée au conseil municipal de Saint-Brieuc où il préside le groupe communiste. Devenu membre du secrétariat fédéral du PCF en 1965, il est désigné comme candidat dans le canton de Callac à l’occasion des élections cantonales de mars 1970. Il est confortablement élu au second tour, en l’absence de tout opposant. Six ans plus tard, en mars 1976, il est réélu conseiller général des Côtes-du-Nord au premier tour avec 75,70 % des voix et y assume la fonction de vice-président. La même année, il est, en outre, choisi au sein de l’assemblée départementale pour siéger au conseil régional de Bretagne.
À l’occasion des élections législatives de mars 1978, Félix Leyzour est investi comme suppléant du communiste François Leizour, dans la quatrième circonscription des Côtes-du-Nord. Au premier tour, avec 29,36 % des suffrages exprimés, ce dernier se classe en deuxième position derrière le député Union pour la démocratie française (UDF) sortant, Édouard Ollivro (33,87 %). Il devance en revanche le candidat du Parti socialiste (PS) et du Mouvement radical du gauche (MRG) Maurice Briand (22,24 %), Pierre Pasquiou, un candidat Divers droite (DVD-9,34 %) et l’écologiste Anne Rosain (2,48 %). Au second tour, bénéficiant du retrait du candidat socialiste, François Leizour est élu à l’Assemblée nationale. Félix Leyzour n’aura toutefois pas l’occasion d’y siéger.
Trois ans plus tard, en vue des élections législatives anticipées consécutives à l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, Félix Leyzour est de nouveau choisi comme suppléant du député communiste sortant dans la quatrième circonscription des Côtes-du-Nord. En deuxième position au premier tour, avec 26,40 % des suffrages exprimés, il se désiste avant le second tour afin de favoriser l’élection du candidat socialiste Maurice Briand qui l’emporte effectivement en réunissant 65,86 % face au candidat de l’UDF Pierre Pasquiou (34,14 %).
En mars 1982, Félix Leyzour est réélu conseiller général des Côtes-du-Nord, au premier tour, avec 54,30 % des suffrages.
Lors des élections législatives de mars 1986, il conduit la liste du PCF dans le département des Côtes-du-Nord où cinq députés sont à élire. Le soir du 16 mars, la liste communiste, arrivant en quatrième position avec 11,63 % des suffrages (soit 37 770 voix), n’obtient aucun député à l’Assemblée nationale. Toutefois, le même jour, il mène aussi la liste du Parti communiste à l’occasion des premières élections régionales au suffrage universel direct. Sa formation recueillant 7,03 % des suffrages (105 989 voix), il est reconduit pour un nouveau mandat à l’assemblée régionale.
En juin 1988, pour ses premières élections législatives en position de candidat principal au scrutin majoritaire à deux tours, Félix Leyzour se présente devant les électeurs de la nouvelle quatrième circonscription des Côtes-du-Nord. Avec 30 % des suffrages exprimés (soit 17 888), il se classe en deuxième position au premier tour derrière le socialiste Maurice Briand au profit de qui il se désiste. Au second tour, Maurice Briand est ainsi élu avec 61,90 % contre 38,09 % en faveur du candidat du Rassemblement pour la République (RPR) Daniel Pennec.
Ces revers aux élections nationales demeurent sans effet sur la vie politique locale de Félix Leyzour. Réélu conseiller général des Côtes-du-Nord, en octobre 1988, dès le premier tour avec 77,10 % des suffrages, il accède à la mairie en mars de l’année suivante, à Callac, où il s’est établi avec sa famille. En juin 1989, il est, sans succès, candidat aux élections européennes.
Le 24 septembre 1989, Félix Leyzour est candidat aux élections sénatoriales pour le Parti communiste français dans le département des Côtes-du-Nord avec Gérard Le Cam, adjoint au maire de Plénée-Jugon, et François Le Masson, conseiller général et adjoint au maire de Louargat. Il recueille, au premier tour, 16,90 % des suffrages (soit 264 voix) puis 55,31 % au second (soit 264 voix) et reçoit ainsi son premier mandat national. Élu au Palais du Luxembourg, Félix Leyzour quitte alors le conseil régional de Bretagne.
Au Sénat, Félix Leyzour siège au sein du groupe communiste et est membre de la commission des affaires économiques. Il est aussi membre et secrétaire de deux commissions d’enquête – l’une visant à déterminer les conditions d’application et les conséquences de la réglementation communautaire applicable à la filière laitière, notamment en matière de quotas laitiers, d’existence de fraudes ou de distorsions de concurrence, ainsi qu’à proposer des solutions pour remédier aux insuffisances constatées (novembre 1991 à mai 1992) ; l’autre chargée d’examiner les conditions dans lesquelles la SNCF remplit ses missions de service public, les relations qu’elle entretient avec les collectivités locales et son rôle en matière d’aménagement du territoire (décembre 1992 et janvier 1993) – ainsi que de la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi d’orientation pour l’aménagement et le développement du territoire (octobre 1994).
Il dépose, par ailleurs, deux propositions de résolution, l’une sur les propositions de législation européenne concernant des règles communes pour le marché intérieur de l’électricité et du gaz naturel (mai 1994), l’autre tendant à créer une commission d’enquête relative aux conséquences des installations et stockages de déchets nucléaires de La Hague sur la santé publique ainsi que sur les mesures propres à réduire les risques pour les habitants et l’environnement (avril 1997).
En séance publique, Félix Leyzour est un sénateur actif. Il participe ainsi, chaque année, aux discussions budgétaires privilégiant les thèmes de l’agriculture, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et du tourisme, des communications, des transports et de l’enseignement, mais aussi du commerce et de l’artisanat.
Parmi ses thèmes de spécialisation, l’agriculture et l’environnement sont au premier rang. À cet égard, il s’intéresse d’abord au projet de loi complémentaire à la loi du 30 décembre 1988 relative à l’adaptation de l’exploitation agricole à son environnement économique et social qu’il combat frontalement, non seulement sur le fond mais aussi à raison du rejet des amendements communistes (novembre 1989). Il annonce finalement, au nom du groupe communiste, s’abstenir lors du vote sur l’ensemble de ce projet (décembre 1989). Plus tard, il participe aux débats, entourant le projet de loi relatif aux appellations d’origine contrôlée des produits agricoles et alimentaires bruts ou transformés qu’il s’abstient de voter avec l’ensemble de ses collègues communistes (mai 1990), la déclaration du gouvernement sur la politique de l’eau (juin 1990), les projets de loi portant diverses dispositions en matière de pêches maritimes et de cultures marines, relatif à l’organisation interprofessionnelle des pêches maritimes et des élevages marins et à l’organisation interprofessionnelle de la conchyliculture (octobre 1990), puis se prononce contre le texte modifiant diverses dispositions intéressant l’agriculture et la forêt tendant à l’ouverture de la coopération agricole aux capitaux privés (décembre 1990). Il vote finalement contre le projet de loi portant diverses dispositions en matière de pêches maritimes et de cultures marines (avril 1991). Favorable au projet de loi relatif à la distribution et à l’application par les prestataires de services des produits antiparasitaires à usage agricole et des produits assimilés (mai 1992), il s’abstient en revanche concernant la proposition tendant à assujettir les carrières aux dispositions de la législation sur les installations classées pour la protection de l’environnement et créant la commission départementale des carrières (novembre et décembre 1992). Il s’oppose ensuite aux textes sur la protection et la mise en valeur des paysages et modifiant la législation en matière d’enquêtes publiques (décembre 1992), portant diverses dispositions concernant l’agriculture (décembre 1993) et au projet de loi relatif au prix des fermages (juillet et novembre 1994). Toujours sur les thèmes de l’agriculture et de l’environnement, Félix Leyzour prend part, vers la fin de son mandat, aux débats sur la proposition de loi tendant à fixer les dates de clôture de la chasse des oiseaux migrateurs (juin 1994) et sur les projets relatifs à la modernisation de l’agriculture (janvier 1995), sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (mai et juin 1996) et d’orientation sur la pêche maritime et les cultures marines à propos de laquelle il annonce l’abstention du groupe communiste, républicain et citoyen (novembre 1996 et avril 1997).
Les services publics en réseaux, en particulier les transports et les télécommunications, constituent un deuxième centre d’intérêt du sénateur breton. À ce titre, il combat les projets de loi relatif à l’organisation du service public de la poste et des télécommunications (juin 1990), sur la réglementation des télécommunications (novembre et décembre 1990), relatifs aux recours en matière de passation de certains contrats de fournitures et de travaux dans les secteurs de l’eau, de l’énergie, des transports et des télécommunications (octobre 1993), aux transports auquel il s’oppose (octobre et décembre 1995, février 1996) et portant création de l’établissement public « Réseau Ferré national » à propos duquel il soutient notamment l’exception d’irrecevabilité (janvier 1997).
Un autre thème cher au cœur de Félix Leyzour est la protection sociale et le travail. À ce sujet, il se montre défavorable au projet de loi portant réforme des procédures civiles d’exécution et à celui modifiant le code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre et relatif à l’Institution nationale des invalides (juin 1991) avant de voter le projet relatif à la protection sociale des sapeurs-pompiers volontaires en cas d’accident survenu ou de maladie contractée en service (octobre 1991) et de s’abstenir concernant le texte modifiant et complétant la législation relative aux cotisations sociales agricoles et créant un régime de pré-retraite agricole (décembre 1991). Il intervient ensuite sur les projets de loi modifiant le régime du travail dans les ports maritimes (mai 1992) et relatifs aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection générale (juin 1993) puis combat hardiment, en tant qu’il le considère inconstitutionnel, le projet de loi autorisant le gouvernement, par application de l’article 38 de la Constitution, à réformer la protection sociale (décembre 1995). Plus tard, il intervient lors de l’examen de la proposition de loi tendant à favoriser l’expérimentation relative à l’aménagement et à la réduction du temps de travail (février 1996) et du projet relatif à l’emploi dans la fonction publique et à diverses mesures d’ordre statutaire (octobre 1996).
Félix Leyzour s’intéresse à tous les domaines de la vie de la Nation. Ainsi, sa participation aux débats en séance plénière porte aussi sur les projets et propositions relatifs aux droits et obligations de l’État et des départements concernant les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) et portant diverses dispositions relatives à l’éducation nationale, tendant à rendre identique, pour les médicaments et les autres produits, la durée de la protection assurée par les brevets, relatifs au statut et au capital de la Régie nationale des usines Renault (mai 1990), à la révision générale des évaluations des immeubles retenus pour la détermination des bases des impôts directs locaux (juin 1990), portant diverses dispositions en matière de sécurité routière (octobre 1990), relatif aux sociétés anonymes de crédit immobilier, aux rapports entre les agents commerciaux et leurs mandants (avril 1991), relatif à l’administration territoriale de la République (juin 1991), ajoutant à la Constitution un titre consacré à l’Union européenne (juin 1992), relatif à la mise à disposition des départements des services déconcentrés du ministère de l’Equipement et à la prise en charge des dépenses de ces services (octobre et novembre 1992), tendant à réformer le code de la nationalité (16 juin 1993), relatif à la maîtrise de l’immigration et aux conditions d’entrée, d’accueil et de séjour des étrangers en France (juillet 1993), instituant la société par actions simplifiée (octobre 1993), relatifs au nouveau code pénal, à la sécurité des manifestations sportives et à celui portant diverses dispositions relatives à la Banque de France, à l’assurance, au crédit et aux marchés financiers (novembre 1993), à l’emploi de la langue française (avril 1994), instituant l’ordre des géomètres-experts (mai 1994), à l’exploitation commerciale des voies navigables (juin 1994), pour l’aménagement et le développement du territoire (octobre et novembre 1994), relatifs aux services d’incendie et de secours (juin 1995), au développement du volontariat dans les corps de sapeur-pompiers, au supplément de loyer de solidarité (janvier 1996), sur la loyauté et l’équilibre des relations commerciales (mai 1996), relatifs au développement et à la promotion du commerce et de l’artisanat (juin 1996), à l’Union d’économie sociale du logement (novembre 1996) et portant diverses dispositions relatives à l’immigration (mars 1997).
Félix Leyzour est aussi l’auteur, lors de son mandat de sénateur, de cinq questions au gouvernement portant sur les conséquences de la sécheresse (octobre 1989), les transports routiers de marchandises (novembre 1993), la fiscalité pesant sur les revenus modestes (janvier 1996), l’embargo sur les exportations britanniques de viande bovine (mai 1996), la suppression d’emplois chez Alcatel (novembre 1996) et d’une question orale sans débat relative à la politique de réduction des services d’EDF dans le département des Côtes-d’Armor (juin 1993).
En dehors du Palais du Luxembourg, Félix Leyzour est réélu conseiller général des Côtes-d’Armor dans le canton de Callac en mars 1994 (au premier tour avec 54,40 % des voix) et porté à la vice-présidence de l’assemblée départementale où il préside la commission des travaux, des infrastructures, des transports et de la mer. En juin 1994, il est candidat – sans succès – à l’élection au Parlement européen, alors qu’il figure en 17e position sur la liste du PCF conduite par Françis Wurtz. En juin de l’année suivante, il est reconduit dans sa fonction de maire de Callac dès le premier tour.
En 1997, après la dissolution de l’Assemblée nationale, Félix Leyzour, toujours sénateur, est investi par le Parti communiste en vue des élections législatives dans la quatrième circonscription des Côtes-d’Armor. Au premier tour, il arrive en deuxième position avec 29,75 % des suffrages exprimés (soit 17 009 voix) derrière le député RPR sortant Daniel Pennec (31,85 %). Suivent le socialiste Jean Le Floc’h (23,06 %), Myriam de Coatparquet pour le Front national (5,22 %), les candidats des Verts Bernard Prigent (3,27 %) et de Génération écologie Alice Boisson (2,32 %), le régionaliste Patrick L’Héréec (2,20 %), Louis Marteil du Centre national des indépendants et paysans (1,17 %) et Dominique Daniel pour la Ligue communiste révolutionnaire (1,11 %). Au second tour, tirant profit du désistement du candidat socialiste, Félix Leyzour s’impose en réunissant sur sa candidature 56,87 % des suffrages (soit 34 404 voix) contre 43,12 % en faveur de son concurrent du RPR. Son suppléant est Christian Le Verge, professeur, maire de Ploumagoar, conseiller général des Côtes-d’Armor élu dans le canton de Guingamp et conseiller régional de Bretagne. Sénateur démissionnaire, Félix Leyzour voit lui succéder, au terme d’une élection partielle, le maire de Ploufragan et conseiller général communiste Jean Dérian (1932-2023).
À l’Assemblée nationale, Félix Leyzour s’inscrit au groupe communiste et siège au sein de la commission de la production et des échanges. Tout au long de la XIe législature, il est aussi membre suppléant de la commission des immunités et titulaire du conseil national des transports ainsi que rapporteur pour avis du budget de l’aménagement du territoire. A partir de 1999, il est également vice-président de la délégation de l’Assemblée nationale à l’aménagement et au développement durable du territoire et président de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la transparence et la sécurité sanitaire de la filière alimentaire en France (depuis 1999).
Il est l’auteur de deux propositions de loi au cours de son mandat, déposées en juillet 1997, portant, l’une, sur la retraite des stagiaires de la formation professionnelle qui sont anciens combattants d’Afrique du Nord et, l’autre, tendant à reconnaître le droit à pension aux déportés dans les camps de concentration nazis, naturalisés français.
En séance publique, le député Leyzour intervient en particulier sur les thèmes de la fiscalité, de la politique européenne relative à la pêche et aux régimes autonomes et spéciaux de retraite des marins. Il s’intéresse d’abord aux projets de loi d’orientation sur la pêche maritime et les cultures marines. Favorable au texte, il est chargé également d’annoncer le vote pour du groupe communiste (septembre 1997). Très actif dans l’examen du projet de loi de finances pour 1998, il s’exprime successivement sur les crédits de l’agriculture et de la pêche, de l’équipement, des transports et du logement, des anciens combattants, de l’aménagement du territoire et de l’environnement (octobre 1997). Par ailleurs, il s’investit longuement dans les discussions entourant le projet de loi d’orientation relatif à la lutte contre les exclusions (mai 1998) et surtout le projet de loi d’orientation pour l’aménagement et le développement durable du territoire, à propos duquel il dépose vingt-huit amendements dont quinze ont été adoptés. Bien disposé à l’égard du texte, il annonce aussi l’approbation du groupe communiste (janvier, février, mai et juin 1999). Il vote ensuite la proposition de résolution sur le projet de réforme de la PAC (mars 1999) avant de s’appesantir sur le projet de loi portant création de l’autorité de régulation et de contrôle de l’environnement sonore aéroportuaire (juin 1999).
Lors de la session suivante, il s’investit dans l’étude du projet de loi d’orientation agricole en s’opposant d’abord à l’exception d’irrecevabilité, la question préalable et la motion de renvoi en commission soulevées par les députés du RPR, et vote, de concert avec ses collègues communistes, le projet de loi (octobre 1998, avril et mai 1999). Il défend ensuite et vote la proposition visant à la création d’un office des produits de la mer et de l’aquaculture et étendant à la collectivité territoriale de Mayotte les offices d’intervention prévus par le code rural (octobre 1998). Lors de l’examen du projet de loi de finances pour 1999, il prend la parole sur les thèmes de l’agriculture et de la pêche, de l’équipement et des transports, de l’aménagement du territoire mais aussi des postes et télécommunications (octobre et novembre 1998).
Plus tard, il prend part aux débats sur la déclaration du gouvernement sur la préparation de la Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Seattle (octobre 1999), le projet de loi de finances pour 2000 en évoquant l’agriculture et la pêche, l’aménagement du territoire et l’environnement (novembre 1999), les projets de loi relatifs à la modernisation et au développement du service public de l’électricité (janvier 2000), à la chasse avec trois amendements adoptés sur sept déposés (mars 2000), portant diverses dispositions d’adaptation au droit communautaire en matière de santé des animaux et de qualité sanitaire des denrées d’origine animale et modifiant le code rural (mai 2000), la déclaration du gouvernement sur les orientations de la présidence française de l’Union européenne (mai 2000) et sur le projet de loi d’orientation sur la forêt (juin 2000).
Au cours de la session suivante, Félix Leyzour, comme à son habitude, s’exprime au cours des discussions budgétaires en évoquant l’agriculture et la pêche, l’aménagement du territoire et l’environnement (novembre 2000), puis il intervient lors des questions orales avec débat sur la sécurité alimentaire (novembre 2000) et de l’examen des projets de loi relatif aux nouvelles régulations économiques (janvier 2001), de modernisation sociale, d’orientation sur la forêt (mai 2001) et portant diverses dispositions d’ordre social, éducatif et culturel (juin 2001).
En fin de législature, Félix Leyzour s’intéresse à la proposition de loi portant amélioration de la couverture des non-salariés agricoles contre les accidents du travail, de la vie privée et les maladies professionnelles, au vote du budget de l’agriculture, de l’aménagement du territoire et des anciens combattants, au projet de loi relatif à la Corse (novembre 2001), ainsi qu’à la proposition de loi tendant à la création d’un régime de retraite complémentaire obligatoire pour les non-salariés agricoles (décembre 2001) et, enfin, au projet de loi portant réforme de la politique de l’eau à propos duquel il dépose dix amendements (janvier 2002).
Félix Leyzour est, sous la XIe législature, l’auteur de dix-sept questions au gouvernement portant sur les perspectives de l’emploi dans l’Union européenne (juin 1997), la réforme de la politique agricole commune (novembre 1997), le contrôle des prix sur le marché de l’agriculture (mai 1998), les conditions de travail et les revendications des personnels de la SNCF (mai 1998), l’indemnisation des jeunes chômeurs (février 1999), la politique gouvernementale en matière d’éducation et d’enseignement (mars 1999), la politique fiscale et l’impôt de solidarité sur la fortune (juin 1999), le commerce de viande bovine au sein des Communautés européennes et les importations britanniques (novembre 1999), le budget des établissements publics de santé (décembre 1999), la lutte et prévention de la pollution par hydrocarbures en réaction au naufrage du pétrolier Erika (janvier 2000), l’utilisation des excédents de recettes par l’État (février 2000), le respect par La Poste de ses missions de service public (juin 2000), les perspectives du tourisme dans les stations balnéaires implantées sur le littoral atlantique (juin 2000), la lutte contre les maladies du bétail et spécialement contre la maladie dite « de la vache folle » (octobre 2000), la réforme des institutions communautaires après la tenue du sommet européen de Nice (décembre 2000), la lutte contre l’exclusion et les bas salaires (juin 2001) et les aides de l’État à la filière bovine (novembre 2001). Il pose aussi deux questions orales sans débat relatives aux effectifs de personnel au sein des Instituts médico-éducatifs dans les Côtes-d’Armor (avril 1999) et à la tarification des foyers-logements pour les personnes âgées (décembre 1999) ainsi qu’une question orale avec débat sur la sécurité alimentaires (novembre 2000).
Sur le plan local, Félix Leyzour est réélu maire de Callac et, après une élection disputée, conseiller général des Côtes-d’Armor en mars 2001.
Au terme de son mandat de député, Félix Leyzour prend sa retraite de la vie politique élective nationale. Il conserve toutefois ses mandats locaux, celui de maire et de conseiller général des Côtes-d’Armor, jusqu’en mars 2008. Il demeure ensuite investi sur le plan militant, animant les activités du Parti communiste tant au niveau sectionnel que fédéral. Il préside aussi un temps l’Association départementale des élus communistes des Côtes-d’Armor.
À la fin de l’année 2011, il livre une autobiographie retraçant quarante-trois années d’engagement politique et intitulée En direct avec Félix Leyzour. De la Bretagne au Sénat et à l’Assemblée nationale : étapes d’une vie et d’un engagement.
Félix Leyzour s’éteint le 7 décembre 2025 à Pabu, dans les Côtes-d’Armor, à l’âge de 93 ans. Il était officier des Palmes académiques. Il laisse le souvenir d’un élu local et national engagé et respecté, d’une figure incontournable de la gauche communiste en Bretagne, attentif aux problèmes des plus démunis et militant jusqu’au soir de sa vie en faveur de la justice sociale.