Alexandre, César, Louis d'Estourmel

1780 - 1852

Informations générales
  • Né le 29 mars 1780 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 27 avril 1852 à Deutz (France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Nord
Groupe
Minorité modérée
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 28 janvier 1822 au 17 août 1822
Département
Nord
Groupe
Minorité libérale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 23 juin 1830 au 31 mai 1831
Département
Nord
Groupe
Minorité libérale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Nord
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Nord
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1816, en 1822, et de 1830 à 1837, né à Paris le 29 mars 1780, mort à Deutz (Prusse) le 27 avril 1852, fils de Louis Marie d'Estourmel qui fut député en 1789, il s'engagea volontairement sous la première République, fit la seconde campagne d'Italie et fut secrétaire de légation après la paix d'Amiens.

En 1805, il rentra sous les drapeaux et combattit en Allemagne, en Espagne et en Portugal. Attaché à l'état-major de Berthier, il fut promu chef d'escadron et nommé secrétaire d'ambassade au congrès de Prague, en 1813. Le 17 juillet 1810, Napoléon l'avait fait chevalier de l'Empire.

Il quitta l'armée lors du retour des Bourbons, et fut élu, le 22 août 1815, par 130 voix sur 193 votants et 298 inscrits, député du Nord, au collège de département. Dans la Chambre « introuvable », il fit partie de la minorité, fut l'un des neuf députés qui votèrent contre la loi d'amnistie, et prit la défense de l'armée. L'âge d'éligibilité ayant été reporté à quarante ans, il ne put être réélu en 1816.

Le comte d'Estourmel fut rappelé à la Chambre le 28 janvier 1822 : il succéda à M. Gossuin, décédé, comme député du 6e collège du Nord (Cambrai), avec 165 voix sur 310 votants et 348 inscrits, contre 144 voix à M. Cotteau. Il reprit sa place dans l'opposition, aux côtés du général Foy, dont il était l'ami, mais il échoua, le 13 novembre 1822, dans le 5e arrondissement du Nord, à Maubeuge, avec 69 voix contre 158 à l'élu, M. de Préseau d'Hugémont.

Redevenu député de Cambrai, le 23 juin 1830, avec 178 voix sur 309 votants et 321 inscrits, contre 129 voix à M. Cotteau, il adhéra avec ardeur à la révolution de 1830, signa, dans les journées de juillet, avec 28 de ses collègues, une proclamation qui encourageait les citoyens à l'insurrection, et contribua de tout son pouvoir à l'avènement de Louis-Philippe. Dès lors, il prêta au gouvernement l'appui constant de ses votes et se déclara en faveur du ministère Casimir Périer et des cabinets qui suivirent. Il vota pour la proposition de M. de Tracy tendant à l'abolition de la peine de mort, pour l'abaissement du cens électoral à 200 francs, obtint sa réélection, le 5 juillet 1831, à Cambrai, par 190 voix (200 votants, 293 inscrits), et fut chargé, au commencement de 1833, d'une mission diplomatique relative à l'indemnité de 25 millions réclamée par les Etats-Unis : il fut rappelé après l'insulte faite à M. Barrot, consul de France à Carthagène.

Cette double situation de député et de ministre plénipotentiaire inspira au journal la Tribune, dont le gérant venait d'être condamné par la Chambre des députés à trois ans de prison et dix mille francs d'amende, d'amères observations : citant notamment le cas de M. d'Estourmel, la Tribune fit remarquer qu'il y avait à la Chambre 122 députés-fonctionnaires qui touchaient annuellement en traitements légaux plus de deux millions, et cela pour des fonctions qu'ils ne pouvaient remplir.

M. d'Estourmel continua de voter le plus souvent avec la majorité ministérielle, et fut encore réélu, le 21 juin 1834, par 170 voix sur 291 votants et 410 inscrits, contre 121 voix à M. Bureaux de Puzy. Remplacé en 1837 par M. Corne, il quitta la politique.

On a de M. d'Estourmel quelques opuscules littéraires, entre autres une comédie : La Manie des Arts.

Chevalier de la Légion d'honneur le 13 mai 1809, il était aussi titulaire de la croix du militaire de Bavière (1810) et de la croix de Saint-Louis (1815); il était également chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Date de mise à jour: décembre 2013


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