Jean, Baptiste Bartolini

1899 - 1977

Informations générales
  • Né le 10 mai 1899 à Toulon (Var - France)
  • Décédé le 1er février 1977 à Toulon (Var - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 30 juin 1935 au 31 mai 1936
Département
Var
Groupe
Communiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 21 janvier 1940 *
Département
Var
Groupe
Communiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Var
Groupe
Communiste
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
2e Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département
Var
Groupe
Communiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département
Var
Groupe
Communiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Var
Groupe
Communiste
Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 2 janvier 1956 au 8 décembre 1958
Département
Var
Groupe
Communiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né à Toulon (Var), le 10 janvier 1889.

Député du Var de 1935 à 1940.


Membre des deux assemblées nationales constituantes (1945-1946).

Député du Var de 1946 à 1958.

Issu d'une famille modeste, Jean Bartolini entra très jeune à l'arsenal maritime de Toulon, où il exerça le métier d'ajusteur dans les ateliers de l'artillerie navale. L'intérêt qu'il portait aux problèmes syndicaux le fit désigner par ses camarades, en 1929, comme membre de la Commission exécutive de la Neuvième union régionale unitaire. Peu après, il devenait secrétaire général du syndicat unitaire des travailleurs de la marine. Parallèlement à ses activités professionnelles et syndicales, il militait au sein du parti communiste français. C'est à ce titre qu'il se présenta pour la première fois a l'élection législative partielle du 30 juin 1935, en remplacement de M. Renaudel décédé. Il fut élu au deuxième tour de scrutin par 7.559 suffrages sur 11.287 votants. Ses premières interventions concernèrent la grève des arsenaux de Brest, la grève des dockers, les crédits de la Marine. Il n'appartint, durant cette courte période, à aucune Commission.

Réélu aux élections générales des 26 avril et 3 mai 1936, au deuxième tour de scrutin, Jean Bartolini devient membre des Commissions de l'Algérie, de la marine militaire, de la marine marchande. Il dépose une proposition de loi sur le régime des salaires des ouvriers des arsenaux de l'Etat et participe à la discussion des Budgets de la Marine et de l'Air. Le 12 décembre 1937, il est nommé membre du bureau fédéral du Parti communiste du Var et l'année suivante, il entre au Comité central, où il restera jusqu'en 1954. Quand arrive la guerre, Jean Bartolini est inculpé, avec un certain nombre de ses collègues, d'infraction au décret du 26 septembre 1939 portant dissolution des organisations communistes. Arrêté à Paris en octobre 1939, condamné à quatre ans de prison, il passe les années 1940-1941 à la maison d'arrêt de Valence et est ensuite transféré à Maison-Carrée (Algérie) : il y restera jusqu'en septembre 1944.

Après la libération, il revient à Toulon où il est bientôt élu maire. Il exercera ce mandat de mai 1945 à octobre 1947. Le 21 octobre 1945, lors des élections pour la première Assemblée Nationale Constituante, il se présente à la tête de la liste communiste et obtient 61.523 suffrages sur 164.772 votants. Il remporte le même succès aux élections générales du 2 juin 1946 (2e Assemblée Nationale Constituante) et à celles des 10 novembre 1946, 17 juin 1951 et 2 janvier 1956 (1re, 2e et 3e législatures de l'Assemblée Nationale).

Dans les deux Constituantes, où les Commissions de l'intérieur et de la défense nationale l'accueillent, et à l'Assemblée Nationale, où il siégera jusqu'en 1958, Jean Bartolini se consacre avant tout au problème de la reconversion des usines de l'Etat. Il défend ses camarades menacés de chômage, intervient à de nombreuses reprises pour une amélioration de leur sort, propose des solutions aux difficultés que rencontre les entreprises nationales. Il participe à la discussion des Budgets militaires, intervient dans les débats relatifs à la reconversion, à la réforme du régime des pensions des personnels de l'Etat, à la prime de rendement. Il interpelle le Gouvernement sur la guerre d'Indochine. Il est membre des Commissions de la défense nationale et des immunités, et, depuis 1951, juge suppléant à la Haute Cour de Justice.

Aux élections de novembre 1958, Jean Bartolini n'a pas été réélu.




Né le 10 janvier 1899 à Toulon (Var) Décédé le 1er février 1977 à Toulon

Député du Var de 1935 à 1940 Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale Constituante (Var) Député du Var de 1946 à 1958

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome II, p. 483)

Arrêté à Paris en octobre 1939, en application du décret du 26 septembre portant dissolution des organisations communistes, et condamné à cinq ans de prison, Jean Bartolini est, après un passage dans plusieurs prisons, interné à la maison d'arrêt de Valence, puis transféré en 1941 à Maison-Carrée en Algérie ; il y restera jusqu'au 5 février 1943, date de sa libération. Il s'occupe alors d'obtenir la libération des autres détenus communistes en Algérie, puis participe à la constitution du Parti communiste algérien, dans l'Est du pays. envoie en Corse par son parti, en octobre 1943, il y représentera la d rection du Parti communiste dans l'île jusqu'en septembre 1944.

Après la Libera ion, il revient à Toulon où il est élu maire aux élections municipales de 1945, jusqu'en octobre 1947 Il s'occupe de la reconstruction de la ville sm s ee par la guerre. Il sera ensuite constamment réel au consei1 municipal de la ville.

En tête de la liste communiste, Jean Bartolini est élu, le 21 octobre 1945, à la première Assemblée nationale Constituante avec 61 523 suffrages sur 160 081 suffrages exprimés. Il est réel à la seconde Assemblée nationale Constituante, le 2 juin 1946, à la tête de la « liste communiste et d'Union républicaine et résistante » avec 59 547 suffrages sur 161 794 suffrages exprimés. Dans ces deux assemblées, il siège dans les commissions de l'intérieur et de la Défense nationale.

Tête de liste du « Parti communiste et d'Union républicaine et résistante », le 10 novembre 1946, il est élu à l'Assemblée nationale avec 60 209 suffrages sur 153 757 suffrages exprimés. Cette élection est confirmée le 17 juin 1951, date à laquelle il conduit la « liste d'Union républicaine, résistante et antifasciste pour l'indépendance nationale, le pain, la liberté et la paix », présentée par le Parti communiste français.

Enfin, il conserve son siège le 2 janvier 1956 avec 69 831 voix sur 198 616 suffrages exprimés.

A l'Assemblée nationale, Jean Bartolini siège dans les commissions de la Défense nationale et des immunités. Il se consacre essentiellement au problème de la reconversion des usines militaires de l'Etat. Il défend ses camarades menacés de chômage, intervient à de nombreuses reprises sur une amélioration de leur sort, propose des solutions aux difficultés que rencontrent les entreprises nationales. Il intervient régulièrement dans les discussions des budgets militaires et dans les débats sur les pensions des fonctionnaires. Il interpelle, plusieurs fois, le Gouvernement au moment de la guerre d'Indochine. Enfin, il est nommé juge suppléant à la Haute Cour de justice à partir de 1951.

En 1958, avec son groupe, il vote contre la confiance au général de Gaulle (1er juin), refuse les problèmes pouvoirs et se prononce contre la révision constitutionnelle (2 juin).

Parallèlement à son activité de député, Jean Bartolini joue un rôle important dans son parti, puisqu'il est membre du Comité central jusqu'en 1954. Il suit particulière ment l'activité des fédérations qui possèdent des arsenaux de la marine. Il est, en outre, très populaire dans son département.


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