Jean Seitlinger

1924 - 2018

Informations générales
  • Né le 16 novembre 1924 à Saint-louis-lès-bitche (Moselle - France)
  • Décédé le 2 septembre 2018 à Rohrbach-lès-bitche (Moselle - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 2 janvier 1956 au 8 décembre 1958
Département
Moselle
Groupe
Mouvement républicain populaire
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 23 novembre 1958 au 9 octobre 1962
Département
Moselle
Groupe
Républicains populaires et centre démocratique
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Ve législature
Mandat
Du 11 mars 1973 au 2 avril 1978
Département
Moselle
Groupe
Union centriste
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
VIe législature
Mandat
Du 19 mars 1978 au 22 mai 1981
Département
Moselle
Groupe
Union pour la démocratie française
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 14 juin 1981 au 1er avril 1986
Département
Moselle
Groupe
Union pour la démocratie française
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 16 mars 1986 au 14 mai 1988
Département
Moselle
Groupe
Union pour la démocratie française
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IXe législature
Mandat
Du 12 juin 1988 au 1er avril 1993
Département
Moselle
Groupe
Union pour la démocratie française
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Xe législature
Mandat
Du 28 mars 1993 au 21 avril 1997
Département
Moselle
Groupe
Union pour la démocratie française et du centre

Biographies

Biographie de la IVe République

SEITLINGER (Jean, Eugène)
Né le 16 novembre 1924 à Saint-Louis-les-Bitche (Moselle)

Député de la Moselle de 1956 à 1958

Né dans une famille modeste, d’un père ouvrier, il fréquente le lycée de Sarreguemines et poursuit ses études à la faculté des lettres et de droit de Paris. En 1943, il s’évade de Moselle pour rejoindre le maquis de Haute-Savoie où il s’engage dans la première armée au sein de la brigade Alsace-Lorraine. Engagé volontaire durant la campagne 1944-1945, il obtient une licence ès lettres, puis un doctorat en droit. Durant une partie de ses études, il exerce dans l’enseignement de 1945 à 1949, étant délégué syndical CFTC en 1948 et 1949. Il devient avocat en 1950 et fait partie du barreau de Sarreguemines, à partir de 1952, dans un cabinet qui compte un employé. Marié avec Marie Undreiner, pharmacienne, il fonde une famille où le fils, François, né en 1956, titulaire d’une maîtrise en droit, et la fille, Maria, née en 1959, choisissent, comme la mère, la profession de pharmacien. Un temps vice-président du Football club de Rohrbach, de 1953 à 1955, il devient militant du Mouvement républicain populaire (MRP) à partir de 1949 et préside la section de l’arrondissement, dès 1954.
En contact avec Robert Schuman, il figure sur sa liste MRP de Moselle en 1956, en quatrième position, sans véritable espoir de succès. Avec 91 637 voix, il est loin du score de Robert Schuman, élu grâce aux 99 075 voix qui se sont portées sur lui, mais bénéficie du système des apparentements entre le MRP et le CNI qui rassemble 171 286 voix, juste devant les apparentés socialistes et radicaux socialistes ne recueillant que l’assentiment de 169 992 électeurs. Joseph Schaff, inspecteur SNCF, conseiller général, maire de Montigny-les-Metz, député sortant ayant obtenu 99 707 voix et Emile Engel, maire de Merlebach, comptant 95 252 voix, assurent le succès de la liste des républicains populaires qui sont largement en tête avec une moyenne générale de 94 197 suffrages. En seconde position figure une liste de modérés obtenant trois élus dont Raymond Mondon, magistrat, ancien secrétaire d’Etat, conseiller général, maire de Metz, député sortant et Jules Thiriet, cultivateur, conseiller général, maire d’Obreck, député sortant et transfuge de la liste MRP.
Durant les deux années de la législature, il est membre de la commission de l’intérieur, ainsi que de la commission de la justice et de législation dont il est le secrétaire (1957-1958). Robert Seitlinger est également membre titulaire de la commission des immunités parlementaires. Le 20 février 1958, il est également nommé membre suppléant de la commission chargée de la surveillance et du contrôle des publications destinées à l’enfance et à l’adolescence. Cet intérêt pour la jeunesse se manifeste dans l’une des trois propositions de loi déposée le 19 juillet 1957 et permettant aux enfants conçus et nés après l’accident de leur père de bénéficier d’une rente et d’une prise en charge par la Sécurité sociale. Le 26 février 1958, il signe une proposition de loi tendant à accorder des remises universitaires aux enfants des fonctionnaires relevant du ministère de l’Education nationale. Il n’oublie pas la défense de sa région dans le cadre d’un rapport dont il a la charge le 20 février 1958, au nom de la commission de l’intérieur, sur l’octroi du bénéfice de la loi sur le statut du réfractaire aux fonctionnaires, magistrats, agents du service public de la SNCF expulsés des trois départements en raison de l’annexion de fait de ces départements par l’ennemi. Sa spécialité professionnelle peut expliquer l’origine de sa proposition de loi, le 20 février 1958, tendant à modifier les conditions de nomination aux fonctions de juge du livre foncier dans les tribunaux cantonaux des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle. En séance publique, il intervient à deux reprises en deux années, à l’occasion de la discussion du projet de loi de finances pour 1957 (28 novembre 1956) et dans la discussion d’une proposition de loi relative à l’organisation et au fonctionnement des colonies de vacances. Il défend deux amendements dans ce débat, le 19 juillet 1957.
Réélu député MRP dans la septième circonscription de la Moselle (Sarreguemines), il devient vice-président du groupe parlementaire RPCD (Républicains populaires et Centre démocratique) le 9 décembre 1959, puis, le 3 juin 1962, membre de la commission exécutive du MRP. Conseiller général du canton de Rohrbach-lès-Bitche depuis avril 1958 et réélu en 1964, il est battu aux élections législatives de novembre 1962. A nouveau défait en mars 1967, en tant que candidat démocrate indépendant face à un gaulliste, il prend sa revanche en mars 1973 en tant que député du Centre démocratie et progrès (CDP), dans cette septième circonscription de la Moselle. Vice-président de la commission des Affaires étrangères, il est spécialisé au sein du CDP, puis du centre des démocrates sociaux (CDS), dans les questions internationales de 1973 à 1977. Elu, cette année-là, maire de Rohrbach-les-Bitche, il est réélu député de l’Union pour la démocratie française (UDF-CDS) de la Moselle en mars 1978, puis en juin 1981 et mars 1986. Devenu parlementaire européen sur la liste de Simone Veil en 1979, il est choisi comme secrétaire général du Parti populaire européen jusqu’en 1982 et, à partir de 1993, devient vice-président de la délégation française à l’Assemblée consultative du Conseil de l’Europe et de l’Union de l’Europe occidentale. Depuis, il est conseiller du comm

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