Louis, Aymé, Cyprien de Corday

1765 - 1841

Informations générales
  • Né le 15 septembre 1765 à Pierres (Calvados - France)
  • Décédé le 11 mars 1841 à Pierres (Calvados - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Calvados
Groupe
Ultras
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 31 juillet 1821
Département
Calvados
Groupe
Ultras
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 10 octobre 1821 au 24 décembre 1823
Département
Calvados
Groupe
Ultras
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 6 mars 1824 au 5 novembre 1827
Département
Calvados
Groupe
Ultras

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1827, né à Pierres (Calvados), le 15 septembre 1765, mort à Pierres, le 11 mars 1841, il appartenait, comme Charlotte Corday, à une famille normande, mais n'était point son parent. Officier d'infanterie avant la Révolution, il émigra, et « malgré cela, dit un biographe, n'eut point à souffrir du système de confiscation; il n'avait, assure-t-on, rien à perdre. » Un riche mariage releva sa fortune. Royaliste ardent, il fut élu, le 22 août 1815, par le collège de département du Calvados, avec 146 voix sur 198 votants, député à la Chambre introuvable. Il siégea dans la majorité.

Réélu, le 4 octobre 1816, par 106 voix (185 votants, 261 inscrits), il vota régulièrement, jusqu'en 1820, avec le côté droit, et se signala dans un mémorable incident qui mit le 13 mars 1820, toute la Chambre en émoi. Comme le général Foy (V. ce nom), s'exprimait à la tribune en termes des plus vifs sur les fauteurs des réactions de 1815 et de 1816, qu'il appelait « une poignée de misérables », M. de Corday se leva et cria à l'orateur: Vous êtes un insolent! Le lendemain, les deux députés allèrent au bois de Romainville pour se battre ; tous deux tirèrent en l'air. Il n'était plus question de cette affaire, lorsque, le 16, le général Foy ayant demandé la parole pour appuyer le renvoi d'une pétition au ministère de l'Intérieur, prononça une sorte de rétractation des paroles qui avaient choqué M. de Corday, mit la Chambre dans la confidence de son duel, et conclut en disant que le sang ne devait plus couler que pour les institutions monarchiques. M. de Corday lui succéda à la tribune, et déclara qu'il était satisfait de l'explication que M. Foy venait de donner, et que son expression: Vous êtes un insolent, ne s'adressait qu'à celui qui aurait eu l'intention d'outrager les émigrés.

Le collège de département du Calvados ayant renouvelé à M. de Corday son mandat législatif, le 10 octobre 1821, puis le 6 mars 1824, il continua de siéger dans la majorité et de soutenir les idées ultra-royalistes. Il avait été admis à la retraite comme chef d'escadron, le 3 novembre 1819.


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