Jean, Joseph Jouneau

1756 - 1837

Informations générales
  • Né le 12 juillet 1756 à Barret (Charente - France)
  • Décédé le 16 janvier 1837 à Les nouillers (Charente-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 30 août 1791 au 20 septembre 1792
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Minorité
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 17 juillet 1819
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Minorité

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791, et de 1815 à 1819, né à Barret (Charente) le 12 juillet 1756, mort aux Nouillers (Charente-Inférieure) le 16 janvier 1837, lieutenant de gendarmerie à l'île de Ré au moment de la Révolution, il fut nommé administrateur du district de la Rochelle le 23 juin 1790, membre du directoire du département le 27 juillet suivant, et donna sa démission le 30 mai 1791, pour se faire nommer lieutenant à la gendarmerie nationale le 4 juin 1791.

Elu, le 30 août 1791, député de la Charente-Inférieure à l'Assemblée législative, le 6e sur 10, par 317 voix sur 528 votants, il siégea, au côté droit, et eut avec Grangeneuve, qu'il souffleta, une violente altercation; ce dernier refusa de lui donner réparation par les armes, et l'Assemblée condamna Jouneau, le 16 août 1792, à être enfermé à l'Abbaye ; il échappa cependant aux massacres de septembre, et fut même autorisé à reprendre sa place à l'Assemblée.

Suspect sous la Terreur, il fut destitué en 1793 de son grade de lieutenant-colonel de gendarmerie, et se tint momentanément à l'écart. Administrateur de la Charente-Inférieure le 24 vendémiaire an IV, il devint conseiller général de ce département le 8 juin 1800, et conserva ces fonctions sous le premier Empire, sous la Restauration et sous le gouvernement de Louis-Philippe.

Le 22 août 1815, élu député du collège de département de la Charente-Inférieure, par 136 voix (149 votants, 296 inscrits), il siégea dans la minorité de la Chambre introuvable, refusa énergiquement de voter la loi du 12 janvier 1816, qui exilait des hommes aux côtés desquels il avait jadis siégé, fut réélu, le 4 octobre 1816, par 140 voix (165 votants, 279 inscrits), et demanda au roi, le 1er février 1819, le rétablissement à Saintes de la préfecture de la Charente-Inférieure.

Vice-président du collège électoral du département le 22 août 1819, chevalier de Saint-Louis, membre correspondant du conseil d'agriculture pour l'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély, il fut nommé, en 1824, en raison de ses travaux sur l'élevage des mérinos, chevalier de la Légion d'honneur.

Date de mise à jour: avril 2015

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