Grégoire, Marie Jagot

1750 - 1838

Informations générales
  • Né le 21 mai 1750 à Nantua (Jura - France)
  • Décédé le 22 janvier 1838 à Toul (Meurthe-et-Moselle - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 1er septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Ain
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Ain
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791 et membre de la Convention, né à Nantua (Ain) le 21 mai 1750, mort à Toul (Meurthe) le 22 janvier 1838, il était juge de paix dans sa ville natale.

Elu, le 1er septembre 1791, député de l'Ain à l'Assemblée législative, le 5e sur 6, par 208 voix (330 votants), il fit partie de la majorité et vota avec les plus ardents.

Il fit de même à la Convention, où le département de l'Ain le renvoya siéger, le 5 septembre 1792, le 4e sur 6, avec 291 voix (365 votants). Envoyé en mission en Savoie, avec Hérault de Séchelles et Simond, en septembre 1792, pour y organiser le département du Mont-Blanc, il était absent lors du jugement de Louis XVI, et ne put voter; mais il écrivit que, « convaincu des crimes de Louis, il prononçait sa condamnation. » A son retour, il devint secrétaire de la Convention, et fut membre du comité de sûreté générale, jusqu'au jour où une dénonciation de son collègue Merlino (de l'Ain) l'en fit exclure; son attachement au parti jacobin lui valut d'être, après le 9 thermidor, décrété d'arrestation par la nouvelle majorité. On avait trouvé dans les papiers du comité de la section de Guillaume Tell une lettre signée Amar et Jagot, dans laquelle ces deux députés s'exprimaient ainsi :

« Vous oubliez, citoyens, en nous envoyant la liste des individus que vous mettez en état d'arrestation, de mettre en marge, et à côté de leur nom, la quotité de leur fortune. Cet oubli est très préjudiciable à la chose publique; il met les juges dans l'impossibilité d'asseoir leur jugement. »

De plus, à la suite des troubles de germinal an III, de nouvelles accusations parvinrent contre lui. Emprisonné le 2 juin 1795, il fut rendu à la liberté par l'amnistie de l'an IV (octobre 1795), se retira à Toul (Meurthe), et y vécut dans la retraite jusqu'à sa mort.