Antoine, Didier, Jean-Baptiste Challan

1754 - 1831

Informations générales
  • Né le 25 septembre 1754 à Meulan (Seine-et-Oise - France)
  • Décédé le 31 mars 1831 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 16 avril 1798 au 26 décembre 1799
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Bonapartiste
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 1er juillet 1807 au 4 juin 1814
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Opposition
Régime politique
Première Restauration
Législature
Chambre des députés des départements
Mandat
Du 4 juin 1814 au 20 mars 1815
Département
Seine-et-Oise

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Cinq-Cents et membre du Tribunat, né à Meulan (Seine-et-Oise), le 25 septembre 1754, « du légitime mariage de messire Didier Chalan, avocat en parlement et en ce bailliage, et de Dame Marie Jeanne Victoire d'Harlingues, son épouse », mort à Paris, le 31 mars 1831, il était conseiller procureur-syndic du roi au bailliage de Meulan au moment de la Révolution.

Il passa, en 1790, procureur-syndic du département de Seine-et-Oise, et, attaché à la Constitution de 1791, rédigea l'adresse favorable au maintien du pouvoir royal que ce département présenta à l'Assemblée législative, avant le 10 août 1792. Suspect par ce fait, il fut emprisonné aux Récollets de Versailles, et ne dut la liberté qu'au 9 thermidor. Il devint ensuite président du tribunal criminel de Seine-et-Oise, et fut élu, le 27 germinal an VI, député de ce département au Conseil des Cinq-Cents.

Chargé d'une mission dans l'Ouest après le coup d'Etat de brumaire, auquel il avait donné son adhésion, il entra au Tribunat, le 4 nivôse an VIII, vota pour le consulat à vie, et pour l'établissement de l'empire, fut nommé membre de la Légion d'honneur le 26 frimaire an XII, et passa, au Corps législatif le 17 février 1807, à la suppression du Tribunat. Il s'y montra défenseur enthousiaste du gouvernement impérial, qui le créa chevalier de l'empire, le 26 avril 1808 ; mais, le 3 avril 1814, il lut à la tribune son rapport concluant à la déchéance de l'empereur.

Rallié à la Restauration, il vota, en 1814, contre la liberté de la presse et avec la majorité ministérielle, fut promu officier de la Légion d'honneur (19 octobre), et reçut des lettres de noblesse (19 novembre). Non réélu en 1815, il entra dans la vie privée, et s'occupa d'instruction primaire et d'agriculture.

On a de lui: De l'adoption considérée dans ses rapports avec la loi naturelle et la politique (1801) ; La meilleure distribution des propriétés (1806) ; Réflexions sur le choix des députés (1815) ; Du rétablissement de l'ordre en France (1814) ; Essai sur la possibilité de faire écrire les aveugles (1824); des Notices historiques sur Le Monier, médecin du roi, sur le marquis de Cubières, etc.