Jean, Antoine Louis

1742 - 1796

Informations générales
  • Né le 10 mars 1742 à Bar-le-duc (Meuse - France)
  • Décédé le 19 août 1796 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale
du 4 juillet 1794 au 19 juillet 1794

Mandat(s)

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Bas-Rhin
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, né à Bar-le-Duc (Meuse) le 10 mars 1742, mort le 19 août 1796. était commis de bureau à l'intendance d'Alsace en 1789.

Il adopta avec ardeur les idées de la Révolution, devint administrateur du Bas-Rhin, et fut élu, le 5 septembre 1792, membre de la Convention par le département du Bas-Rhin, le 5e sur 9, par 368 voix (565 votants).

Louis siégea à la Montagne et répondit dans le procès du roi, au 3e appel nominal: « J'ai consulté les fastes de la Révolution. J'ai vu Louis constamment en insurrection contre la nation. Le code pénal prononce la mort; je vote pour la mort. » Il se prononça aussi contre le sursis et contre l'appel au peuple.

Envoyé en mission (avril 1793) à l'armée du Rhin, il écrivit à la Convention que le recrutement était facile en Alsace, et prévint, le 19 mai, qu'un bon nombre de sous-officiers ne sachant ni lire, ni écrire, étaient incapables de remplir leurs fonctions.

Membre du comité de sûreté générale en 1793, il fit rapporter le décret qui ordonnait aux comités révolutionnaires de rendre compte des motifs des arrestations. Il montra plus d'indulgence à l'égard des officiers municipaux de Neuf-Brisach, accusés d'avoir refusé d'obéir aux réquisitions militaires de Le Bas et Saint-Just, et les fit mettre en liberté.

Le 24 nivôse an II, il attesta la falsification d'un décret attribué à Fabre d'Eglantine.

Président de la société des Jacobins, il présida aussi la Convention en messidor an II.

L'année d'après, il fit décréter la formation d'une compagnie pour chaque section de Paris.

Après le 9 thermidor, il parut à la tribune pour prendre la défense des membres des comités de sûreté générale et de salut public, violemment attaqués par les thermidoriens.

Lors des affaires de prairial an III, il défendit Carnot.

Le 23 vendémiaire an IV, Louis fut élu député du Nord au Conseil des Anciens, par 298 voix (561 votants). Il y siégea peu de temps et mourut en août 1796.

On a de lui quelques brochures sur des matières de politique ou de finance.