François Moreau

1764 - 1833

Informations générales
  • Né le 31 août 1764 à Annecy (Haute-Savoie - France)
  • Décédé le 2 juin 1833 à La charbonnière (Saône-et-Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 8 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Saône-et-Loire
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention, né à Annecy (Haute-Savoie) en 1764, mort a la Charbonnière (Saône-et-Loire) le 2 juin 1833, fils de Louis-Joseph-Nicolas-Moreau, chirurgien-major à Paris, et d'Elisabeth Grimoard de Beauvoir, était ingénieur du canal du Charolais à Chalon-sur-Saône, et administrateur du département, lorsque le département de Saône-et-Loire l'envoya siéger à la Convention, le 8 septembre 1792, le 10e sur 11 (le nombre des voix obtenues ne figure pas au procès-verbal). Moreau parla pour l'expulsion des Bourbons, et, dans le procès du roi, répondit au 3e appel nominal: « Celui-là raisonnerait mal qui dirait: J'ai dans mon jardin une plante vénéneuse; mais je ne veux pas l'arracher, de peur qu'une autre ne revienne à sa place. Vous voulez anéantir la tyrannie; le moyen, ce n'est pas de conserver le tyran, sous le prétexte de l'opposer à ceux qui voudraient le remplacer; c'est au contraire de les détruire tous successivement. Je vote pour la mort. » Démissionnaire le 15 août 1793, il resta néanmoins à sou siège, faute de suppléant. En prairial an III (mai 1795), il fut un des vingt et un commissaires chargés d'examiner la conduite de Joseph LeBon, et fit partie de la minorité qui demanda la mise hors de cause de l'accusé. Après le 13 vendémiaire an IV, il appuya la mise en liberté de Rossignol et de Daubigny. Le gouvernement consulaire le nomma receveur général de Saône-et-Loire (an VIII), fonctions qu'il remplit jusqu'à la première Restauration (1814). Lors de la promulgation de la loi au 12 janvier 1816, le gouvernement crut qu'elle lui était applicable, et l'invita à quitter la France. Il argua d'une maladie grave, d'une fièvre rémittente et ataxique, dirent des médecins, pour ne pas partir, et, ayant prouvé qu'il n'avait rempli aux Cent-Jours aucun rôle politique, il ne fut plus inquiété.