Marie, Joseph, Alcide Teissier de Cadillan

1822 - 1882

Informations générales
  • Né le 10 décembre 1822 à Avignon (Vaucluse - France)
  • Décédé le 21 juin 1882 à Tarascon (Bouches-du-Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 26 janvier 1878
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Union des Droites

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1877, né à Avignon (Vaucluse), le 10 décembre 1822, mort à Tarascon (Bouches-du-Rhône), le 21 juin 1882, il était avocat à Paris et maire de la ville de Tarascon.

Il n'était connu en politique que par l'insuccès de sa candidature, le 20 février 1876, dans l'arrondissement d'Arles, où il avait obtenu 9,218 voix contre 9,764 accordées à l'élu républicain, M. Tardieu, lorsqu'il fut élu, le 14 octobre 1877, par 11,313 voix (19,817 votants, 26,198 inscrits), contre 8,414 au député sortant.

Mais cette élection, des plus contestées, fut invalidée par la majorité républicaine de la Chambre nouvelle. Examinée dans les séances des 25 et 26 janvier 1878, elle donna lieu à un long et curieux débat. M. de Cadillan se défendit, non sans habileté, contre les arguments du rapporteur, M. Martin-Feuillée. On lui reprochait d'avoir profité d'un sectionnement inusité et irrégulier de la ville d'Arles, d'avoir entravé le service de la batellerie et du roulage pour empêcher ses adversaires de voter, enfin d'avoir élevé de véritables barrières dans plusieurs salles de vote entre les électeurs et le bureau. M. de Cadillan s'efforça de se justifier de tous ces faits, et de plaider les circonstances atténuantes. Quant à un pamphlet diffamatoire publié à la dernière heure contre M. Tardieu, il déclara qu'il le regrettait; mais est-ce qu'on l'avait plus épargné que son concurrent? « Voici, dit-il, un article qui m'appelle: Le dernier pacha de France (On rit)... Mes adversaires, dans leur cynisme, composent des chansons, (on rit), et, quoique vous ne compreniez pas le provençal, je vous lirai le dernier couplet. (Nouveaux rires).

De la peu de Carrié N'en faren des Soulié, De tripo de Cadillan N'en penjaren li capelan.

« De la peau de Carrié (le maire d'Arles), nous ferons des souliers. Des boyaux de Cadillan, nous pendrons les curés.» (Mouvement). M. de Cadillan reconnut d'ailleurs qu'il avait été candidat officiel, et termina en implorant l'indulgence: « La majorité républicaine dit-il est assez forte pour se montrer clémente... » M. Baragnon eut beau intervenir en faveur de son collègue, l'élection de M. de Cadillan, après un discours de Gambetta, fut annulée à la majorité de 304 voix contre 211.

Les électeurs d'Arles furent convoqués à nouveau, et, le 3 mars 1878, M. Tardieu fut élu, sans concurrent.



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