Maurice, Marie, Joseph Delom-Sorbé

1898 - 1986

Informations générales
  • Né le 17 septembre 1898 à Mont-de-marsan (Landes - France)
  • Décédé le 29 juin 1986 à Séméacq-blachon (Pyrénées-Atlantiques - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Gauche indépendante
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Gauche démocratique et radicale indépendante
Régime politique
Gouvernement provisoire de la République française
Législature
Ire Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Résistance démocratique et socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né à Mont-de-Marsan (Landes) le 17 septembre 1898.

Député des Basses-Pyrénées de 1932 à 1942.

Député des Basses-Pyrénées à l'Assemblée Nationale Constituante de 1945.

Sous-secrétaire d'Etat à la Marine militaire du 18 janvier au 13 mars 1938.

Troisième fils de Joseph Delom-Sorbé qui fut député des Basses-Pyrénées de 1914 à 1921 comme membre du groupe de la gauche républicaine, Maurice Delom-Sorbé est un descendant de Jean Delom-Sorbé, avocat, qui fut élu député le 16 mai 1789 par le district de Corbières aux Etats Généraux du Béarn.

Après des études au lycée de Pau, Maurice Delom-Sorbé fit brillamment la guerre de 1914-1918 et obtint en 1918 la Croix de guerre et la Croix du combattant.

Propriétaire agriculteur, il était maire de Séméacq-Blachon lors de son élection à la Chambre des députés, le 8 mai 1932, dans la deuxième circonscription de Pau, par 8.047 voix, au deuxième tour de scrutin, sur 12.625 votants, contre 4.438 voix à M. Lamazou-Betbeder. Il était alors membre du groupe de la Jeune République.

Aux élections générales législatives des 26 avril et 3 mai 1936. il fut réélu au deuxième tour par 6.760 voix sur 12.766 votants comme membre de la gauche indépendante, contre 5.777 voix à son concurrent, M. Dumas, démocrate populaire.

Il s'inscrivit au groupe de la gauche indépendante.

Membre de la Commission de l'agriculture, de celle des postes, télégraphes et téléphones et de celle des pensions civiles et militaires, il fut chargé de rapporter la proposition de résolution tendant à faire organiser par le Gouvernement l'assurance contre la mortalité du bétail, la grêle, la gelée, l'inondation et l'ouragan (1935) ; il participa à la discussion : des budgets de l'Education nationale et de l'Agriculture de l'exercice 1935 (1934), du projet de loi tendant à l'organisation et à l'assainissement des marchés de la viande et du lait (1935), du projet de loi sur le recrutement de l'armée (1935), et interpella le Gouvernement sur sa politique agricole et sur les mesures envisagées pour remédier au découragement du paysan (1936).

Sous sa deuxième législature (1936-1942), il conserva son siège à la Commission de l'agriculture et à celle des pensions civiles et militaires. Il fut nommé Sous-secrétaire d'Etat à la Marine militaire dans le quatrième Cabinet Camille Chautemps, qui ne vécut que quelques semaines, du 18 janvier au 13 mars 1938.

Elu le 20 mars 1938 au conseil général des Basses-Pyrénées - dont il devint par la suite l'un des vice-présidents - il fut l'un des quatre-vingts parlementaires qui votèrent à Vichy contre le Gouvernement Pétain-Laval, le 10 juillet 1940.

Après la Libération, il fut désigné le 8 novembre 1944 comme membre de l'Assemblée Consultative provisoire siégeant à Paris et fit partie de la Commission de la jeunesse et des sports et de celle de l'agriculture et du ravitaillement.

Elu, le 21 octobre 1945, député à la première Assemblée Nationale Constituante, sur la liste du rassemblement socialiste qui obtint 36.256 voix sur 199.921 votants, il s'inscrivit au groupe de la résistance démocratique et socialiste. Membre de la Commission du règlement, de celle des finances et du contrôle budgétaire, de celle des pensions civiles et militaires et de la Commission de comptabilité, il déposa : une proposition de loi tendant à assimiler les veuves de guerre non remariées et sans enfant aux ménages sans enfant dans le calcul des abattements prévus par l'ordonnance du 15 août 1945 instituant un impôt de solidarité nationale (1946), et une proposition de loi tendant à permettre à certains fonctionnaires et agents de l'Etat, titulaires de la carte du combattant, d'obtenir leur maintien dans les cadres de l'Administration au-delà des nouvelles limites d'âge de la retraite (1946) ; il rapporta le projet de loi sur la révision des crédits ouverts au titre du budget de l'exercice 1946 (services civils 1946). Il intervint au cours de la discussion : du budget des Postes, Télégraphes et Téléphones (en qualité de rapporteur) (1945), du projet de loi relatif aux effectifs, au recrutement et aux limites d'âge des fonctionnaires (1946), des propositions de loi sur la constitution et la déclaration des Droits de l'Homme (1946), du projet de loi sur les réparations à accorder aux victimes civiles de la guerre (en qualité de président de la Commission des pensions civiles et militaires, (1946), du budget du Ministère des Anciens combattants de l'exercice 1946 (1946).

Depuis cette époque, il n'a pas réussi, malgré ses tentatives, à se faire réélire à l'Assemblée Nationale.




Né le 17 septembre 1898 à Mont-de-Marsan (Landes)
Décédé le 29 juin 1986 à Séméacq-Blachon (Pyrénées-atlantiques)

Député des Basses-Pyrénées de 1932 à 1942
Sous-secrétaire d'Etat à la marine militaire du 18 janvier au 13 mars 1938
Membre de la première Assemblée nationale Constituante (Basses-Pyrénées)

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome IV, p. 1348)

Maire de Séméacq-Blachon pendant l'Occupation, Maurice Delom-Sorbé, fidèle à son vote du 10 juillet 1940, vient en aide à la Résistance.

Après la Libération il est nommé à l'Assemblée consultative provisoire au titre du groupe de la gauche indépendante de la Chambre des députés. Il appartient aux Commissions de l'agriculture, du ravitaillement et de la jeunesse et des sports.

Médaillé de la Résistance, réélu maire de Séméacq-Blachon et conseiller général des Basses-Pyrénées lors des élections locales de 1945 - mandats qui lui seront renouvelés tout au long de la IVe République - l'ancien député conduit la liste du rassemblement socialiste aux élections du 21 octobre 1945 pour la première Assemblée nationale Constituante. Réalisant 18,7 % des suffrages exprimés (36 256 voix), elle fait jeu égal avec celle du parti communiste (36 277 voix), toutes deux obtenant un siège. Le M.R.P., arrivé largement en tête (52,4 %) remporte les trois autres sièges à pourvoir.

Président de la Commission des pensions et membre de celles du règlement, de la comptabilité, des finances et du contrôle budgétaire, Maurice Delom-Sorbé dépose deux propositions de loi relatives aux veuves de guerre et aux agents de l'Etat anciens combattants et un rapport sur le budget des P.T.T.

En séance il intervient notamment sur ce budget ainsi que sur celui des anciens combattants et prend part à la discussion du projet de loi sur les réparations à accorder aux victimes civiles de la guerre. Par ailleurs il participe aux débats constitutionnels.

Inscrit au groupe de la résistance démocratique et socialiste, Maurice Delom-Sorbé vote les nationalisations mais refuse le texte proposé comme Constitution de la République (19 avril 1946) qui sera rejeté par le référendum du 5 mai.

Il se représente aux élections du 2 juin 1946 pour la seconde Assemblée nationale Constituante et fait campagne sur la Constitution en se prévalant du résultat du référendum. Cependant la S.F.I.O. qui avait appelé à voter oui forme sa propre liste et les modérés - absents du précédent scrutin - apparaissent sur sa droite. La liste du rassemblement des gauches républicaines qu'il dirige n'obtient que 12 % des suffrages exprimés, derrière le M.R.P. (39 % et deux sièges), le parti communiste et les modérés (respectivement 18 et 16 % pour un siège chacun) et les socialistes qui, avec près de 15 % des voix, obtiennent le dernier siège à pourvoir.

Maurice Delom-Sorbé ne se porte pas candidat aux élections législatives de la IVe République mais, élu local bien implanté, il tente, sans succès, de se faire élire au Conseil de la République en novembre 1948, mars 1952 et juin 1958.



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