Emile Dubois

1913 - 1973

Informations générales
  • Né le 9 août 1913 à Lille (Nord - France)
  • Décédé le 9 septembre 1973 à Villeneuve-loubet (Alpes-Maritimes - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Nord
Groupe
Socialiste

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1958 au 1er janvier 1958
Sénateur
du 28 avril 1959 au 1er octobre 1965
Sénateur
du 2 octobre 1965 au 9 septembre 1973

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 9 août 1913 à Lille (Nord)
Décédé le 9 septembre 1973 à Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes)

Député du Nord de 1951 à 1955 Sénateur du Nord en 1958

Né le 9 août 1913, Emile Dubois est l'aîné d'une famille ouvrière du Nord de sept enfants. Très jeune, il travaille aux champs pour alimenter le budget familial. A douze ans, il quitte l'école pour l'usine ce qui ne l'empêche pas d'acquérir par des cours du soir et des cours par correspondance une formation d'autodidacte. A quinze ans, il devient employé d'une grande banque d'où il est chassé à vingt ans pour ses activités syndicales et politiques. C'est qu'en effet, fils d'un militant S.F.I.O., il a adhéré dès 16 ans aux jeunesses socialistes. Employé des Assurances sociales à Lille en 1936 -1937, il assure ensuite jusqu'en 1945 le secrétariat de la mairie de Salomé.

Mobilisé dans l'infanterie en septembre 1939, il est fait prisonnier en juin 1940 et rentre à Salomé en novembre 1941. Sous son impulsion, le comité local d'aide aux prisonniers de guerre développe rapidement ses activités. Début 1942, il participe à la Résistance au sein du mouvement Voix du Nord et du Front national.

A la Libération, il devient membre du Bureau fédéral de la S.F.I.O., et cherche à recevoir l'onction du suffrage universel. En septembre 1945, il est ainsi élu conseiller général du canton de La Bassée et le restera jusqu'en avril 1958. Sa principale préoccupation est alors de réaliser l'adduction d'eau potable dans les communes qui en étaient encore dépourvues. Aux élections municipales de 1947, il est élu maire de Salomé, mandat qu'il conservera à la suite des élections municipales de 1953. Son action est récompensée en 1954 par la présidence du syndicat intercommunal du département et, en 1955, par la présidence de l'association des maires du Nord dont il est le fondateur.

Cette solide implantation locale trouve son prolongement dans une candidature aux élections législatives du 17 juin 1951. Emile Dubois se présente dans la deuxième circonscription du Nord (Lille) en cinquième position sur la liste S.F.I.O. Il est de ce fait le dernier des socialistes élus. Les listes S.F.I.O., M.R.P. et la liste des Indépendants-Paysans, arrivées respectivement en première, quatrième et cinquième position se partagent les dix sièges au détriment des listes communiste et gaulliste, grâce à l'apparentement qu'elles ont conclu.

Au Palais Bourbon, Emile Dubois est nommé membre de la Commission du travail et de la sécurité sociale et en devient secrétaire en 1954. Il participe, en outre, les deux dernières années de la législature, aux travaux de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique.

Au titre de ces commissions, il rapporte de nombreux textes sur le régime des allocations familiales des travailleurs indépendants et dépose plusieurs propositions de résolution au sujet des allocations de chômage, sans négliger la défense des intérêts de ses mandants. Ainsi, le 3 août 1951, il invite le gouvernement à accorder un secours d'urgence aux cultivateurs et planteurs de tabac du Nord, victimes de la grêle.

Ses interventions portent pour l'essentiel sur la politique sociale. Il participe aux débats concernant la sécurité sociale, le régime des loyers (1953), l'aide sociale, ou le statut des personnels communaux. Lors de la forte vague de froid de l'hiver 1954, le militant socialiste interpelle le gouvernement sur la nécessité de porter remède à la misère.

Conformément à l'attitude du groupe socialiste, Emile Dubois vote contre les lois Marie et Barangé d'aide à l'enseignement privé en 1951, s'oppose à l'investiture d'Antoine Pinay le 6 mars 1952, à la politique indochinoise du cabinet Laniel et refuse la confiance à Edgar Faure le 23 février 1955. En revanche, il approuve le traité instituant la C.E.C.A. le 13 décembre 1951, soutient le projet de C.E.D. le 30 août 1954 et, après son rejet, l'entrée de la R.F.A. dans l'Otan, le 29 décembre 1954 ainsi que la politique de Pierre Mendès-France en Afrique du Nord, le 4 février 1955 (chute du gouvernement).

Aux élections pour la troisième Assemblée législative de la IVe République, Emile Dubois, toujours placé en cinquième position n'est pas réélu bien que la liste socialiste améliore son score avec 160 044 voix sur 507 934 suffrages exprimés. Mais, en l'absence d'apparentement, elle doit concéder un siège à la liste communiste.

A la suite de son échec, le maire de Salomé devient secrétaire permanent de la fédération socialiste du Nord, ce qui lui permet d'attendre son élection au Conseil de la République en juin 1958.



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