Henri Fouquier

1838 - 1901

Informations générales
  • Né le 1er septembre 1838 à Marseille (Bouches-du-Rhône - France)
  • Décédé le 25 décembre 1901 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Basses-Alpes

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 1er septembre 1838 à Marseille (Bouches-du-Rhône), mort le 25 décembre 1901 à Paris.

Député des Basses-Alpes de 1889 à 1893.

Henry Fouquier, fils d'un notaire marseillais, se sentait peu de goût pour lui succéder. Il acheva ses études au Collège Sainte-Barbe, s'intéressa au droit et à la médecine puis voyagea longuement dans le bassin méditerranéen, surtout en Espagne et en Italie.

Il s'installa à Paris sous le second Empire et commença sa carrière de journaliste dans la presse d'opposition où, dès 1861, il se fait un nom dans la polémique. En 1867, il sert sous Garibaldi dans la nouvelle expédition des Mille destinée à conquérir Rome aux Italiens mais qui vit à Mentana la défaite des Chemises rouges par les troupes françaises de Napoléon III.

Après l'écroulement de l'Empire, il est nommé secrétaire général de la préfecture des Bouches-du-Rhône, puis devient préfet par intérim et combat l'insurrection communaliste à Marseille. Auguste Casimir-Périer, ministre de l'Intérieur de Thiers et père du futur Président de la République, en fait, en 1871, le directeur de la presse à son ministère. A la chute de Thiers, le 24 mai 1873, Henry Fouquier résigne ses fonctions et se donne de nouveau au journalisme.

Il collabore à de multiples journaux : Le Rappel, Le Temps, Le Figaro, L'Echo de Paris, Le Gil Blas, Etc., ce qui n'était pas excessif pour un homme capable d'écrire quatre ou cinq articles par jour.

Sa carrière de journaliste politique le conduisit tout naturellement à faire de la politique. Lors des élections du 4 octobre 1885, il fut inscrit sur la liste républicaine présentée dans les Bouches-du-Rhône, mais ce fut sans succès. Trois ans plus tard, lors d'une élection partielle il s'opposa dans la même circonscription à Félix Pyat qui fut élu avec 40.273 voix sur 77.995 votants : il avait réuni pour sa part 12.496 suffrages.

Au renouvellement du 22 septembre 1889, qui se fit au scrutin uninominal d'arrondissement, il choisit la circonscription de Barcelonnette, dans les Basses-Alpes, et emporta ce siège dès le premier tour, bien que de justesse, avec 1.456 voix sur 2.912 votants contre 1.432 à Liotard.

Anti-boulangiste, il met la République « au-dessus de toute discussion », telle qu'il l'a « souhaitée sous l'Empire et servie depuis dix-huit ans ».

A la Chambre, sa principale intervention fut une interpellation en faveur de la liberté de l'art dramatique : il s'agissait des remous provoqués par l'interdiction par le gouvernement, en janvier 1891, du Thermidor de Victorien Sardou ; le débat occupa toute la séance du 29 janvier et conduisit Freycinet à poser la question de confiance.

Déçu peut-être, fatigué de la vie parlementaire, Henry Fouquier ne sollicita pas le renouvellement de son mandat aux élections de 1893 et reprit sa plume, préférant consacrer son talent à la presse et au théâtre.

Il mourut le 25 décembre 1901 à Paris, à l'âge de 63 ans, des suites d'une opération.

Henry Fouquier était officier de la Légion d'honneur, officier de l'Instruction publique et décoré de plusieurs ordres étrangers.