Théophile Michau

1843 - 1915

Informations générales
  • Né le 8 mars 1843 à Souvigné (Indre-et-Loire - France)
  • Décédé le 12 mai 1915 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Nord
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Nord

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 8 mars 1843 à Souvigné (Indre-et-Loire), mort le 12 mai 1915 à Paris.

Député du Nord de 1889 à 1898.

Théophile Michau n'aborda la vie politique qu'assez tardivement. En effet, l'essentiel de son activité a porté sur le secteur industriel où, grâce à ses efforts et à sa valeur, il était devenu un important manufacturier du Nord. Ses établissements de filature et de tissage mécanique de laine à Beauvois, près de Cambrai, occupaient plusieurs milliers de tisserands et ses relations commerciales s'étendaient en Angleterre et en Amérique.

Cet homme nouveau, étranger aux luttes politiques traditionnelles, fut sollicité souvent de participer à la vie publique. Il s'y refusa jusqu'en 1889 où, au plus fort de la crise boulangiste, il se présenta aux élections législatives dans la 1re circonscription de Cambrai. Il fut élu sous l'étiquette républicaine par 11.729 voix contre 10.722 à de Martimprey, député sortant, conservateur. Il se représenta en 1893 et, dès le premier tour, retrouva son mandat avec 12.160 voix contre 5.072 à Bonnardel et 3.188 à Restiaux.

Siégeant au centre gauche comme républicain modéré, Théophile Michau apporta dans la vie politique les conceptions et l'expérience de l'homme d'affaires. Moins enclin que beaucoup de ses collègues à la politique spéculative qui, disait-il, tient trop de place dans nos Assemblées, il aurait souhaité qu'en face d'un gouvernement fort et respecté, celles-ci portent leur activité essentiellement sur les questions économiques et sociales. C'est à ces questions qu'il se consacra surtout pendant son mandat parlementaire, en participant notamment à la commission relative à la réglementation du travail ainsi qu'à celle chargée d'examiner un projet et des propositions de loi sur les patentes.

Ne s'étant pas représenté aux élections de 1898, il abandonna la vie politique et mourut à Paris le 12 mai 1915. Il avait 72 ans.


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