Louis Rolland

1877 - 1956

Informations générales
  • Né le 24 août 1877 à Bessé-sur-braye (Sarthe - France)
  • Décédé le 2 mars 1956 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 22 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Députés indépendants
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Démocrate populaire

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 24 août 1877 à Bessé-sur-Braye (Sarthe).

Député du Maine-et-Loire de 1928 à 1936.

La vie de Louis Rolland est placée sous le double signe des valeurs intellectuelles et morales. Louis Rolland est un pur produit de l'Ouest où se forgent, dès le plus jeune âge, les convictions religieuses et le goût du travail. Intéressé de bonne heure par le mouvement du « Sillon », il s'occupe des instituts populaires et s'inscrit à la Jeune République. Ses études de droit le conduisent jusqu'à l'agrégation. Il enseigne d'abord à Nancy puis à Paris.

Mais ce brillant universitaire n'avait pas abandonné l'idée de jouer un rôle politique. Aux élections législatives de 1928, il se présente comme candidat indépendant dans la 2e circonscription de Cholet, capitale des Mauges. La circonscription couvre les cantons de Beaupreau, Champtoceaux, Montrevault et Saint-Florent-le-Vieil, où le professeur parisien avait conservé de solides attaches Son programme électoral lui donne l'occasion de préciser sa pensée politique : démocrate catholique, défenseur des libertés religieuses, il s'affirme aussi comme un républicain loyal. Il réclame l'application du droit commun pour les congrégations et rompt des lances pour la liberté de l'enseignement, réalisée non seulement en théorie mais aussi en pratique grâce à une politique de subventions équitables. En matière économique, le petit commerce et la petite industrie font l'objet de sa sollicitude. Il demande pour l'agriculture des mesures de protection douanière et de contingentement et l'institution d'une indemnité au fermier sortant. Sur le plan de la politique extérieure, il défend avec éloquence les mécanismes de sécurité collective et l'action de la Société des Nations.

Dès le premier tour de scrutin, le candidat indépendant est élu avec 7.156 suffrages pour 13.905 votants ; il distance de 1.000 voix le candidat de l'union nationale, Blachez, président du Conseil général et maire de Montjean. A la Chambre, inscrit au groupe des députés indépendants, Louis Rolland fait partie, notamment de la commission de l'administration générale, départementale et communale et de la commission de législation civile et criminelle. Il s'occupe activement des questions qui lui tiennent particulièrement à cœur : statut des congrégations, réforme de l'enseignement, aménagement des baux ruraux.

Aux élections de 1932, plusieurs dangereux adversaires se présentent contre lui : Foulonneau, au nom de l'U.R.D. et Henri et Raoul de Saint-Pern. Largement en tête au premier tour de scrutin, il triomphe au second tour, obtenant 8.159 suffrages sur 13.407 votants contre 4.892 à Foulonneau.

Il poursuit à la Chambre sa tâche législative et fait partie de la commission d'enquête sur l'affaire Stavisky. On note aussi son rapport sur un texte dirigé contre l'institution de monopoles étrangers en France, texte destiné à assurer la protection de l'industrie de la chaussure contre la concurrence étrangère.

En 1936, Louis Rolland décide de ne pas se représenter. Le siège qu'il abandonne sera occupé par Henri de Saint-Pern.