Robert, Marie Laurens

1910 - 2005

Informations générales
  • Né le 27 septembre 1910 à Lacroix-barrez (Aveyron - France)
  • Décédé le 20 septembre 2005 à Lacroix-barrez (Aveyron - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département
Aveyron
Groupe
Centre républicain d'action paysanne et sociale et des démocrates indépendants

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 1er janvier 1956 au 1er janvier 1971

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 26 septembre 1910 à Lacroix-Barrez (Aveyron)
Décédé le 20 septembre 2005 à Lacroix-Barrez

Député de l'Aveyron de 1951 à 1955
Sénateur de l'Aveyron de 1956 à 1958

Fils de la terre, Robert Laurens se destine très tôt à devenir agriculteur. Il fait ses études au collège de Sarlat (Dordogne), et à l'Ecole d'agriculture de La Roque, près de Rodez (Aveyron), puis reprend l'exploitation du domaine familial de Vilherols (Aveyron). Il effectue son service militaire à Toulouse, d'octobre 1931 à octobre 1932.

Lorsque la guerre éclate, il est mobilisé, incorporé au 5e dépôt de la flotte à Toulon et affecté sur le cuirassé Lorraine. Il accomplit son devoir sans ciller, avec cette bravoure mêlée de simplicité qui lui est propre, jusqu'à la démobilisation, le 31 août 1940. Rendu alors à son domaine et aux obligations de la ferme, il s'y consacre entièrement.

Très tôt, cependant, il s'inquiète de l'avenir de la France. Après la guerre, le pays, épuisé moralement et physiquement, a besoin de toutes les énergies disponibles pour se reconstruire et Robert Laurens est prêt à s'engager dans ce nouveau combat.

Ainsi, le moment venu, il est sur tous les fronts. Déjà membre du bureau de la Fédération départementale des Syndicats d'exploitants agricoles de l'Aveyron, il accède au poste de secrétaire en 1945. Il fait en outre partie du conseil d'administration de la Fédération de la mutualité agricole.

Sur le plan politique, Robert Laurens défend le programme des Républicains Indépendants et Paysans. Il est élu conseiller municipal de Lacroix Barrez en 1945 et maire de Lacroix Barrez le 19 octobre 1947. Puis, à l'instar de son frère Camille, ancien ministre de l'agriculture, secrétaire général du Centre national des indépendants (CNI), et député du Cantal, il représente l'Aveyron à l'Assemblée nationale de 1951 à 1955.

Au cours de son mandat de député, Robert Laurens est nommé membre de la commission de l'agriculture, de la commission de l'éducation nationale, de la commission du travail et de la sécurité sociale et de la commission de la famille, de la population et de la santé publique.

Ses principales interventions concernent le domaine de l'agriculture avec, en 1953, le dépôt d'une proposition de loi relative au prix des fermages des exploitations atteintes par l'épizootie de fièvre aphteuse, en 1954, une question au ministre de l'agriculture sur l'organisation des marchés agricoles et, en 1955, le dépôt de plusieurs amendements sur le budget de l'agriculture.

Robert Laurens n'est pas réélu aux élections législatives de janvier 1956. Mais la confiance du corps politique le rappelle à une activité politique nationale dès le mois de juillet suivant. En effet, une élection partielle est organisée pour remplacer Jean Maroger, décédé, au Conseil de la République. Il se présente sur la liste de l'Union des Républicains Indépendants et Paysans, et un seul tour suffit à le faire élire à la Haute assemblée, avec 477 voix sur 943 votants.

A son arrivée au Palais du Luxembourg, Robert Laurens est nommé à la Commission de la famille, à la Commission des moyens de communication, et à celle de l'éducation nationale. Homme d'action avant tout, il met ses qualités de bon sens et d'honnêteté au service des commissions, au sein desquelles il œuvre avec efficacité et dévouement.

Robert Laurens vote les 2 et 3 juin 1958 en faveur des pleins pouvoirs au Gouvernement du général de Gaulle et de la révision constitutionnelle. Il sera ensuite régulièrement réélu sénateur jusqu'en 1971.