César, Auguste Ginoux-Defermon

1828 - 1889

Informations générales
  • Né le 20 avril 1828 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 21 mai 1889 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 5 mars 1876 au 25 juin 1877
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Appel au peuple
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 14 octobre 1881
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 août 1881 au 14 octobre 1885
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Union des Droites
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 21 mai 1889
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Union des Droites

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Né à Paris le 20 avril 1828, mort à Paris le 21 mai 1889, il descendait d'une famille dont plusieurs membres avaient siégé au parlement de Bretagne, et était petit-fils du comte Defermon, ancien ministre de Napoléon Ier. Le comte César-Auguste entra dans l'administration sous le second Empire comme auditeur au Conseil d'Etat.

Après la révolution du 4 septembre 1870, il se présenta, comme candidat à l'Assemblée nationale, sur la liste conservatrice de la Loire-Inférieure, et fut élu, le 11e sur 12, par 49 881 voix sur 95 897 votants et 155 400 inscrits. Il prit place dans le groupe de l'Appel au peuple, fut secrétaire de ce groupe, et vota :

- pour la paix,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- pour la pétition des évêques,
- pour le pouvoir constituant de l'Assemblée,
- contre le service militaire de trois ans,
- pour l'ordre du jour Ernoul,
- pour la démission de Thiers (24 mai 1873),
- pour l'arrêté contre les enterrements civils.

Il s'abstint sur le septennat, sur l'admission des princes d'Orléans à titre définitif dans l'armée, et se prononça :

- contre le ministère de Broglie,
- contre l'amendement Wallon,
- contre les lois constitutionnelles.

Aux élections du 20 février 1876, il se présenta dans l'arrondissement de Châteaubriant comme candidat du comité national, conservateur et partisan de la doctrine de l'Appel au peuple, et fut élu, au second tour de scrutin (5 mars), par 6 264 voix sur 16 097 votants et 20 166 inscrits, contre 4 945 voix à M. Gahier, légitimiste, et 4 882 à M. Récipon, républicain.

Il reprit sa place à la droite bonapartiste, soutint le cabinet du 16 mai, et fut réélu, après la dissolution de la Chambre, le 14 octobre 1877, par 9 110 voix sur 15 318 votants et 21 346 inscrits, contre 5 966 voix à M. Récipon.

M. Ginoux-Defermon vota contre les ministères républicains qui succédèrent au cabinet de Rochebouët, et obtint sa réélection :
- le 21 août 1881, par 8 792 voix sur 10 137 votants et 21 570 inscrits,
- et, le 4 octobre 1885, sur la liste conservatrice de la Loire-Inférieure, le 1er sur 9, par 75 418 voix sur 121 474 votants et 165 624 inscrits.

Il vota constamment avec le groupe impérialiste contre la politique scolaire, religieuse, coloniale et financière du gouvernement républicain. Dans la dernière session, il se prononça :

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889),
- pour l'ajournement indéfini de le révision de la Constitution,
- contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes,
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre les poursuites contre le général Boulanger.

M. Ginoux-Defermon était conseiller général du canton de Moisdon depuis le 8 octobre 1871, et chevalier de la Légion d'honneur.

Date de mise à jour: mars 2013