Louis, Victor Diancourt

1825 - 1910

Informations générales
  • Né le 5 octobre 1825 à Reims (Marne - France)
  • Décédé le 11 mai 1910 à Reims (Marne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 21 avril 1879 au 14 octobre 1881
Département
Marne
Groupe
Gauche républicaine

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 17 octobre 1886 au 4 janvier 1888
Sénateur
du 5 janvier 1888 au 2 janvier 1897
Sénateur
du 3 janvier 1897 au 6 janvier 1906

Biographies

Député de 1879 à 1881, sénateur en 1886, né à Reims (Marne), le 5 octobre 1825, il était maire de Reims depuis 1872.

Le 20 avril 1879, il fut élu, au second tour de scrutin, député de la 1re circonscription de Reims par 9,051 voix sur 17,093 votants et 25,342 inscrits, contre 7,729 voix à M. Courmeaux, candidat radical, en remplacement de M. Leblond, nommé sénateur. La lutte avait été des plus vives au premier tour entre MM. Poitevin et Lasserre, de la gauche républicaine, et M. Courmeaux, de l'extrême gauche, qui obtint 7,366 voix contre 8,471 données à ses concurrents; au 2e tour MM. Poitevin et Lasserre se désistèrent en faveur du maire de Reims et lui assurèrent la majorité.

M. Diancourt s'inscrivit à la gauche républicaine. Lors de la discussion (mars 1881) sur la limitation des heures de travail dans les manufactures, il fit admettre une seule exception au principe de la liberté du travail, adopté par la Chambre : ce fut la limitation à onze heures de travail par jour pour les femmes et les mineurs de 18 ans, et à six jours par semaine. Il ne se représenta pas en 1881.

Candidat à l'élection sénatoriale du 17 octobre 1886, pour pourvoir au remplacement de M. Leblond, décédé, il fut élu par 651 voix sur 995 votants contre 341 à M. Senart conservateur, prit place à la gauche de la Chambre haute, et vit son mandat confirmé, au renouvellement triennal du 5 janvier 1888, par 688 voix sur 1,000 votants. En dernier lieu, il a voté

- pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (13 février 1889),
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse;

il s'est abstenu sur la procédure à suivre devant le Sénat pour juger les attentats contre la sûreté de l'Etat (affaire du général Boulanger).


Né à Reims (Marne) le 5 octobre 1825, mort à Reims le 11 mai 1910.

Député de la Marne de 1879 à 1881. Sénateur de la Marne de 1886 à 1906. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. II, p. 384.)

Diancourt continue à se préoccuper, au Sénat, des questions concernant le travail, les réformes sociales, l'amélioration du sort des classes laborieuses, le régime douanier, etc.

Il rapporte un certain nombre de projets et propositions de loi, notamment celle qui a trait aux H.B.M.

Il n'oublie pas qu'il représente la Champagne et, à ce titre, il ne manque pas d'intervenir, le 29 juin 1891, dans la discussion de la proposition de loi relative à la protection des vignobles français contre le phylloxera. C'est avec prudence qu'il convient d'introduire en France, estime-t-il, les plans américains, car il ne faudrait pas que leur présence dans les régions voisines favorisât l'extension de la maladie en Champagne où ils ne vivent pas.

Il se fait encore entendre au sujet du travail des femmes, dont il demande que la durée soit limitée à onze heures, ainsi que des enfants.

Lors du renouvellement de 1897, il est réélu, le 3 janvier, par 550 voix sur 990 votants au premier tour de scrutin.

Membre de diverses Commissions spéciales, il intervient également, durant ce nouveau mandat, dans la discussion de la proposition de loi sur le placement des ouvriers et employés.

Diancourt ne se représente pas aux élections du 7 janvier 1906, à l'occasion desquelles il est remplacé, au sein de la Haute Assemblée, par Montfeuillart, député radical de Reims.

Il meurt, quatre plus tard, le 11 mai 1910, à Reims, à l'âge de 85 ans, Diancourt, qui était Chevalier de la Légion d'honneur, a laissé plusieurs travaux de caractère à la fois historique et littéraire parmi lesquels nous citerons : Les Allemands à Reims, 1870-1871, ainsi que Deux originaux rémois : Les Hédoin de Pons-Ludon ; une Philippique inconnue.


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