Albert, Henri Joly

1844 - 1880

Informations générales
  • Né le 10 novembre 1844 à Versailles (Seine-et-Oise - France)
  • Décédé le 2 décembre 1880 à Versailles (Yvelines - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 20 février 1876 au 25 juin 1877
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 14 octobre 1877 au 2 décembre 1880
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Union républicaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1876 à 1880, né à Versailles (Seine-et-Oise) le 10 novembre 1844, mort à Versailles le 2 décembre 1880, il étudia le droit et s'inscrivit au barreau de sa ville natale où il plaida avec succès. Son réel talent de parole se manifesta surtout dans les nombreuses affaires plaidées par lui devant les conseils de guerre de Versailles pour des prévenus compromis dans l'insurrection communaliste de 1871. Sa défense de Rossel, qui lui valut une suspension de six mois, celle de M. Henri Rochefort, eurent un grand retentissement.

Conseiller municipal de Versailles (août 1870), il fut condamné à une amende eu 1871 pour avoir, dans une lettre rendue publique, appelé M. Dufaure « allié de Bismarck ».

Il posa à trois reprises sa candidature républicaine à l'Assemblée nationale ; mais il échoua à chacune des élections partielles qui eurent lieu dans le département de Seine-et-Oise en 1873, 1874 et 1875. Chaque fois il se désista en faveur de concurrents républicains d'une autre nuance que la sienne, MM. Calmon, Sénard et Valentin, qui furent successivement élus.

Choisi enfin, le 20 février 1876, comme candidat républicain unique dans la 1re circonscription de Versailles, il fut élu député par 9 433 voix (17 058 votants, 21 480 inscrits), contre 4 079 voix à M. Aubry-Vitet et 3 428 à M. Basset de Belavalle, candidats conservateurs.

Il avait dit dans sa profession de foi :

« La politique que je soutiens, ce n'est pas la politique de haine et de division, c'est la politique d'abnégation et de concorde républicaine, c'est la politique hospitalière pour toutes les bonnes volontés. »

M. Albert Joly alla siéger à gauche, dans le groupe de l'Union républicaine, vota :
- pour l'amnistie,
- pour la suppression des jurys mixtes,
- pour l'accroissement du budget de l'instruction populaire,
- contre le traitement des aumôniers militaires, etc.,

Il prononça plusieurs discours, notamment pour demander la suppression des bourses des séminaires.

Adversaire du gouvernement du Seize-Mai, il s'associa, le 18 mai 1877, à la protestation des gauches et vota, le 19 juin, l'ordre du jour de défiance contre le ministère de Broglie-Fourtou.

Après la dissolution de la Chambre, M. A. Joly se représenta devant ses électeurs de Versailles qui le réélurent député, le 14 octobre 1877, par 11 046 voix (18 251 votants, 21 364 inscrits), contre 7 061 voix à M. Duverdy, candidat officiel, bonapartiste.

À la nouvelle Chambre, il se prononça pour la nomination d'une commission d'enquête électorale, pour l'ordre du jour de défiance contre le cabinet de Rochebouët, appuya les divers ministères de gauche qui se succédèrent au pouvoir, vota pour l'article 7 de la loi sur l'enseignement supérieur, etc., prit part encore à plusieurs délibérations, et mourut en décembre 1880.

Le 23 janvier 1881, il fut remplacé par M. Journault.

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