René, Anne, Victurnien, Roger de Mortemart de Rochechouart

1804 - 1893

Informations générales
  • Né le 10 mars 1804 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 28 avril 1893 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 15 janvier 1848 au 24 février 1848
Département
Rhône
Groupe
Opposition dynastique
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Rhône
Groupe
Extrème droite
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
Ire législature
Mandat
Du 29 février 1852 au 29 mai 1857
Département
Rhône
Groupe
Indépendant
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIe législature
Mandat
Du 21 juin 1857 au 7 mai 1863
Département
Rhône
Groupe
Indépendant
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Rhône
Groupe
Union des Droites

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1848, député au Corps législatif de 1852 à 1863, représentant en 1871, né à la Chassagne (Rhône) le 10 mars 1804, petit-neveu de Casimir Louis Victurnien de Rochechouart, prince de Tonnay-Charente, duc de Mortemart (1787-1875), pair de France, sénateur du Second Empire, et fils du duc Victor-Louis-Victurnien de Rochecouart, marquis de Mortemart (1780-1834), pair de France, Anne, Victurnien, René, Roger de Rochechouart, marquis de Mortemart devint plus tard chef de la famille et hérita du titre de duc par la mort de son grand-oncle (12 janvier 1873).

Entré à Saint-Cyr en 1821, puis à Saumur, il en sortit sous-lieutenant au 17e chasseurs, passa dans les lanciers de la garde royale, y fut nommé capitaine, et donna sa démission en 1827, pour s'occuper d'agriculture.

Maire de la Chassagne sous Louis-Philippe, libéral et légitimiste, il fut élu, le 15 janvier 1848, député du 5e collège du Rhône (Villefranche) en remplacement de M. Terme, décédé, par 466 voix (841 votants, 1 008 inscrits) et eut à peine le temps de siéger.

Après les journées de février, il fut réélu, le 23 avril, représentant du Rhône à l'Assemblée constituante, le 6e sur 14, par 71 746 voix. Il prit place à l'extrême droite, parmi les membres de l'opposition légitimiste, fit partie du comité du travail, et vota :

- contre le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- contre l'impôt progressif,
- contre l'incompatibilité des fonctions,
- contre l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- pour la proposition Rateau,
- pour l'interdiction des clubs,
- pour l'expédition de Rome,
- contre la demande de mise en accusation du président et des ministres.

Non réélu à la Législative, il se rallia à la politique de l'Elysée, et obtint la candidature officielle au Corps législatif dans la 4e circonscription du Rhône, qui l'élut député, le 29 février 1852, par 15 595 voix (22 633 votants, 37 621 inscrits), contre 3 480 à M. Suchet et 3 147 à M. d'Albon, et, le 22 juin 1857, par 16 944 voix (21 633 votants, 35 773 inscrits), contre 4 608 à M. Jules Favre.

Mais, ayant perdu l'appui de l'administration, il échoua le 1er juin 1863, avec 3 630 voix, contre 20 453 à l'élu, M. Terme, et 1 989 à M. Michaud.

Il était conseiller général du Rhône depuis 1848.

Pendant la guerre de 1870, M. de Mortemart reprit du service comme colonel et entra dans l'état-major du général Trochu.

Elu, le 8 février 1871, représentant du Rhône à l'Assemblée nationale par 57 353 voix sur 117 523 votants et 185 134 inscrits, il siégea à droite, fit partie des réunions Colbert et des Réservoirs, et vota :

- pour la paix,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- pour la pétition des évêques,
- pour le pouvoir constituant,
- contre le service de trois ans,
- pour la démission de Thiers,
- pour le septennat,
- pour la loi des maires,
- contre l'amendement Wallon,
- contre les lois constitutionnelles.

Il ne se représenta pas en 1876.

Chevalier de la Légion d'honneur (1856).

On a de lui: L'impôt des boissons (1851).