Hippolyte Thomé de Kéridec

1804 - 1878

Informations générales
  • Né le 12 août 1804 à Hennebont (Morbihan - France)
  • Décédé le 14 avril 1878 à Versailles (Yvelines - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Morbihan
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Morbihan
Groupe
Union des Droites

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 30 janvier 1876 au 14 avril 1878

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1849 et en 1871, sénateur de 1876 à 1878, né à Hennebont (Morbihan) le 12 août 1804, mort à Versailles (Seine-et-Oise) le 14 avril 1878, il entra dans la magistrature en 1826, refusa de prêter serment au gouvernement de juillet, et devint un membre actif du parti légitimiste.

Conseiller général du Morbihan (1849), il fut élu, le 13 mai de la même année, représentant de ce département à l'Assemblée législative, le 8e sur 10, par 55,020 voix (86,060 votants, 127,169 inscrits). M. de Kéridec siégea à droite, et vota constamment avec la majorité monarchiste:

- pour l'expédition de Rome,
- pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement,
- pour la loi restrictive du suffrage universel, etc.

Il combattit la politique du coup d'Etat, protesta contre cet acte à la mairie du Xe arrondissement, et fut enfermé pendant quelques jours à Vincennes. Le 29 février 1852, il obtint comme candidat indépendant au Corps législatif, dans la 2e circonscription du Morbihan, 7,084 voix contre 12,360 à l'élu officiel, M. Le Mélorel de la Haichois, 769 à M. Beauvais et 341 à M. de Perrien. Il s'occupa alors d'archéologie et de travaux historiques.

Elu, le 8 février 1871, représentant du Morbihan à l'Assemblée nationale, le 6e sur 10, par 55,260 voix (72,309 votants, 119,710 inscrits), il prit place parmi les légitimistes, fit partie de la réunion des Réservoirs, signa la proposition tendant au rétablissement de la monarchie, ainsi que l'adresse en l'honneur du Syllabus, et vota :

- pour la paix,
- pour les prières publiques,
- pour l'abrogation des lois d'exil,
- contre le retour à Paris,
- contre la dissolution,
- pour la chute de Thiers au 24 mai,
- pour le septennat,
- pour l'état de siège,
- pour la loi des maires,
- contre le ministère de Broglie (16 mai 1874),
- contre l'amendement Wallon,
- contre l'ensemble de la Constitution.

Candidat aux élections sénatoriales du 30 janvier 1876 dans le Morbihan, il fut élu à la Chambre haute par 230 voix sur 335 votants. Il se prononça avec la majorité de droite, pour la dissolution de la Chambre des députés (juin 1877), pour le gouvernement du Seize-mai, etc., et mourut à Versailles pendant la législature (1878).