Timoléon, Louis, Auguste, Horace, Sydney Taillefer

1802 - 1868

Informations générales
  • Né le 27 décembre 1802 à Domme (Dordogne - France)
  • Décédé le 28 mars 1868 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Dordogne
Groupe
Opposition dynastique
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Dordogne
Groupe
Droite
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
Ire législature
Mandat
Du 29 février 1852 au 29 mai 1857
Département
Dordogne
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIe législature
Mandat
Du 21 juin 1857 au 7 mai 1863
Département
Dordogne
Groupe
Majorité dynastique
Régime politique
Second Empire - Corps législatif
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 31 mai 1863 au 28 mars 1868
Département
Dordogne
Groupe
Majorité dynastique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1846 à 1848, représentant en 1848, député au Corps législatif de 1852 à 1868, né à Domme (Dordogne) le 27 décembre 1802, mort à Cénac (Dordogne) le 25 mars 1868, fils du conventionnel Jean Guillaume Taillefer, il se fit recevoir docteur médecin à Paris et s'établit à Cénac (Dordogne).

Après 1839, il entra au conseil général de la Dordogne, pour le canton de Domme, et se signala par sa constante opposition au gouvernement de Louis-Philippe. Après avoir échoué, comme candidat à la députation, dans le 7e collège de la Dordogne (Sarlat), le 4 novembre 1837, avec 179 voix contre 187 à l'élu, M. de Maleville, et le 9 juillet 1842, avec 21 voix contre 242 à M. de Maleville, député sortant, réélu, il fut élu, dans ce même collège, le 1er août 1846, par 216 voix (470 votants, 550 inscrits), contre 182 à M. de Lascours et 82 à M. de Marmier. Il prit place à côté d'Odilon Barrot et vota constamment avec l'opposition libérale.

Elu, le 23 avril 1848, représentant de la Dordogne à l'Assemblée constituante, le 5e sur 13, par 74,668 voix (110,594 votants, 140,087 inscrits), il fit partie du comité des finances, et vota en général avec le parti Cavaignac,

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour les poursuites contre L. Blanc et Caussidière,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- contre l'incompatibilité des fonctions,
- contre l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- pour la proposition Rateau,
- pour l'interdiction des clubs,
- pour la campagne de Rome,
- contre la demande de mise en accusation du président et des ministres.

Il se rallia au coup d'Etat du 2 décembre et, devenu candidat officiel, fut successivement élu député au Corps législatif dans la 4e circonscription de la Dordogne,

- le 29 février 1852, par 16,096 voix (24,818 votants, 35,882 inscrits), contre 8,592 à M. Lepière;
- le 22 juin 1857, par 18,789 voix (26,780 votants, 34,435 inscrits), contre 7,890 à M. Gibiat;
- le 1er juin 1863, par 17,012 voix (26,518 votants, 33,321 inscrits), contre 6,459 à M. de Maleville et 2,974 à M. Gibiat.

Il siégea dans la majorité, déclara (1858) à propos de la loi sur les lettres de noblesse, que le rétablissement de la noblesse était une faute : « Une noblesse sans privilèges, dit-il, est une institution qui ne peut apporter aucune force à l'Etat. En voulant ressusciter les vieilles institutions du passé, on attaque l'Empire dans sa vitalité et sa force ». Dans la session de 1864, en signalant la possibilité d'un conflit prochain entre le suffrage universel et le pouvoir, il demanda le renouvellement du Corps législatif par tiers tous les trois ans; mais M. de Morny arrêta la proposition comme inconstitutionnelle.

Décédé en mars 1868, il fut remplacé, le 2 mai suivant, par M. de Bosredon. Chevalier de la Légion d'honneur du 7 août 1852. M. Taillefer a publié: Epître à Casimir Delavigne (1825).

Date de mise à jour: mai 2012