Etienne, Hippolyte, Paul Rous

1803 - 1879

Informations générales
  • Né le 9 novembre 1803 à Montauban (Tarn-et-Garonne - France)
  • Décédé le 15 décembre 1879 à Montauban (Tarn-et-Garonne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Tarn-et-Garonne
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple en 1848, né à Montauban (Tarn-et-Garonne) le 9 novembre 1803, mort a Montauban, le 15 décembre 1879, fils d'un président du tribunal civil de Montauban, il se fit inscrire au barreau de Toulouse, fit de l'opposition au gouvernement des Bourbons, et, en 1829, fut traduit en police correctionnelle pour délit de presse. Romiguières le défendit et le fit acquitter.

Partisan du gouvernement de juillet, il fut nommé substitut du procureur du roi en 1830, et fut destitué en 1834, à cause de ses tendances républicaines. Il fonda peu après le courrier de Tarn-et-Garonne, journal démocratique, devint, en 1848, commandant de la garde nationale de Montauban, et fut élu, le 23 avril 1848, représentant du Tarn-et-Garonne à l'Assemblée constituante, le 3e sur 6, par 28,557 voix (60,142 votants, 74,168 inscrits). Il fit partie du comité de législation et vota en général avec la droite,

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour les poursuites contre L. Blanc et Caussidière,
- pour l'abolition de la peine de mort,
- contre l'incompatibilité des fonctions,
- contre l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- pour la proposition Rateau,
- pour l'interdiction des clubs,
- pour l'expédition de Rome
- et contre la demande de mise en accusation du président et des ministres.

Il refusa de poser sa candidature à l'Assemblée législative, fut nommé, en avril 1850, juge au tribunal de Montauban et mis à la retraite comme tel le 20 juin 1874. Candidat sénatorial républicain dans le Tarn-et-Garonne aux élections du 30 janvier 1876, il échoua avec 94 voix sur 249 votants, et ne fut pas plus heureux le 17 décembre suivant, lors de l'élection destinée à remplacer M. de Limayrac décédé, avec 94 voix sur 243 votants, contre 149 à l'élu, M. Delbreil, conservateur.