Les premières femmes élues députées

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Onglet actif : Apposition de plaques dans l’hémicycle

Marie-Madeleine Dienesch (1914-1998), Rachel Lempereur (1896-1980), Marie-Claude Vaillant-Couturier (1912-1996)

Marie-Madeleine Dienesch (1914-1998), Rachel Lempereur (1896-1980), Marie-Claude Vaillant-Couturier (1912-1996)

Le 19 octobre 2016, en hommage à trois des 33 premières femmes élues députées, trois plaques apposées aux noms de Marie-Madeleine Dienesch, Rachel Lempereur et Marie-Claude Vaillant-Couturier sont dévoilées dans l’hémicycle.

Marie-Madeleine Dienesch (1914-1998)

Marie-Madeleine Dienesch (1914-1998)

Jeune professeure de lettres, Marie-Madeleine Dienesch (1914-1998) participe à la Résistance au sein  du mouvement Libération-Nord.
Elle est candidate MRP dans les Côtes-du-Nord aux élections à la première Assemblée nationale Constituante. Élue députée le 21 octobre 1945, elle siège à la commission de l’éducation nationale et devient secrétaire de l’Assemblée nationale.
Réélue à la seconde Assemblée nationale Constituante le 2 juin 1946 puis aux élections législatives du 10 novembre, elle siège de nouveau à la commission de l’éducation nationale.
Marie-Madeleine Dienesch est réélue le 17 juin 1951. Elle est vice-présidente de la commission de l’éducation nationale et siège à la commission de la presse.
De nouveau réélue le 2 janvier 1956, Marie-Madeleine Dienesch est membre de la commission des pensions et de celle de l’éducation nationale.
Élue aux premières élections législatives de la Vème République le 30 novembre 1958, Marie-Madeleine Dienesch siège à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales. Le 10 décembre 1958, à l’ouverture de la première législature, elle est la première femme élue vice-présidente de l’Assemblée nationale de la Vème République.
Réélue le 25 novembre 1962, elle est vice-présidente du groupe du Centre démocratique et vice-présidente de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales.Aux législatives de 1967, Marie-Madeleine Dienesch se présente sous l’étiquette gaulliste. Élue le 12 mars, elle préside la commission des affaires culturelles, familiales et sociales, devenant ainsi la première femme présidente d’une commission sous la Vème République. Marie-Madeleine Dienesch est appelée au gouvernement le 31 mai 1968 comme secrétaire d’État à l’éducation nationale et devient ainsi la deuxième femme membre d’un gouvernement sous la Vème République.
Réélue dès le premier tour des législatives de 1968 et 1973, elle conserve ses fonctions ministérielles. De nouveau députée à l’issue des élections du 19 mars 1978, elle est membre de la commission des affaires étrangères.

Rachel Lempereur (1896-1980)

Rachel Lempereur (1896-1980)

Institutrice, Rachel Lempereur (1896-1980) s’engage dans le militantisme syndical, puis en politique dans les rangs de la SFIO. Elle est élue membre du Comité national des femmes socialistes en 1939.
Pendant l’Occupation, elle poursuit son activité au sein des structures clandestines du syndicat des instituteurs et participe à la Résistance. Le 30 septembre 1945, Rachel Lempereur est élue conseillère générale du canton de Lille Sud-Est.
Les 21 octobre 1945 et 2 juin 1946, elle est élue députée aux deux Assemblées nationales Constituantes. Rachel Lempereur est membre de la commission de l’éducation nationale et des beaux-arts et de la commission de la famille et de la population.
Réélue à l’Assemblée nationale en 1946, 1951 et 1956, Rachel Lempereur est notamment vice-présidente de la commission de l’éducation nationale et secrétaire de l’Assemblée nationale entre 1951 et 1955. Elle siège également à la commission de la santé publique, à la commission du règlement et du suffrage universel et à celles du travail et de la sécurité sociale, de la production industrielle et de la presse.
Rachel Lempereur se présente aux élections législatives de 1958, 1962, 1967 et 1968. Battue, elle demeure présente sur la scène politique locale en étant élue, à de nombreuses reprises, conseillère municipale de Lille.

Marie-Claude Vaillant-Couturier (1912-1996)

Marie-Claude Vaillant-Couturier (1912-1996)

Marie-Claude Vaillant-Couturier (1912-1996) adhère en 1934 aux Jeunesses communistes et à l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires. En 1937, elle travaille comme photo reporter à L’Humanité et est l’une des dirigeantes de l’Union des jeunes filles de France.
Engagée dans la Résistance, Marie-Claude Vaillant-Couturier dirige les éditions clandestines du Parti communiste jusqu’à son arrestation en février 1942. Elle est détenue à la Santé puis au fort de Romainville avant d’être déportée à Auschwitz en janvier 1943 puis à Ravensbrück
en août 1944.
Après la Libération, Marie-Claude Vaillant-Couturier est candidate communiste aux élections aux deux Assemblées nationales Constituantes dans la Seine. Élue députée le 21 octobre 1945, elle conserve son siège le 2 juin 1946. Au cours de ces deux premiers mandats, elle est membre de la commission de la presse, de la radio et du cinéma et de la commission de l’éducation nationale, des beaux-arts, de la jeunesse et des sports.
Marie-Claude Vaillant-Couturier est réélue aux législatives de 1946, 1951 et 1956. Elle siège à la commission des affaires étrangères et à la commission de l’éducation nationale. À trois reprises, elle est élue vice-présidente de l’Assemblée nationale.
Battue aux premières élections législatives de la Vème République en 1958, elle est élue à nouveau en novembre 1962. Cependant, son élection est annulée par le Conseil constitutionnel.
Elle remporte l’élection législative partielle le 5 mai 1963 et siège à la commission des affaires étrangères puis à celle des affaires culturelles ainsi qu’à la commission spéciale chargée d’examiner la proposition de loi relative à la contraception.
Marie-Claude Vaillant-Couturier conserve son siège en 1967 et 1968. Elle est à nouveau membre de la commission des affaires étrangères et est élue vice-présidente de l’Assemblée en 1967.
Présidente de la Fondation pour la mémoire de la déportation à sa création en 1990, elle en est présidente d’honneur jusqu’à son décès.