Le nouveau Gouvernement

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Onglet actif : Leon Blum

  • Le chef de Gouvernement

    Léon Blum (1872-1950), homme politique français, quittant Matignon. Paris, 26 juin 1936.

    Léon Blum (1872-1950), homme politique français, quittant Matignon. Paris, 26 juin 1936.

    Né à Paris en 1872, ancien élève de l'École normale supérieure, Léon Blum en démissionne en 1891 pour collaborer comme critique littéraire et dramatique dans plusieurs journaux et revues, dont la publication d'avant-garde la Revue blanche, tout en réussissant, en même temps, le concours d'entrée au Conseil d'État. Il rencontre les artistes et écrivains de l'époque, parmi lesquels Debussy, Mallarmé, Péguy, Verlaine ou Zola. C'est l'affaire Dreyfus qui le pousse à s'engager et sa rencontre avec Jaurès, auquel il voue une admiration totale, va l'amener au socialisme. Membre de la SFIO, responsable de la rubrique sur la vie littéraire du journal l'Humanité, il ne cesse de se consacrer au Conseil d'État et à l'écriture d'essais. Du mariage, publié en 1907, avance des idées jugées alors scandaleuses sur les rapports entre les sexes.

    Non mobilisable à cause de sa myopie, Blum est directeur de cabinet de Marcel Sembat, ministre des Travaux publics et du ravitaillement, d'août 1914 à décembre 1916. Après la guerre, il est élu député de la Seine en 1919. Il démissionne alors du Conseil d'État, sa carrière devient politiq

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  • Repères chronologiques

    Léon Blum, recueil Notices et Portraits de 1936

    Léon Blum, recueil Notices et Portraits de 1936

    Né le 9 avril 1872 à Paris, Léon Blum se fait d’abord connaître comme critique littéraire, activité qu’il exerce parallèlement à ses fonctions au Conseil d’État. Mais l’affaire Dreyfus le convainc de la nécessité de l’action politique et le rapproche de Jaurès. En 1914, l’assassinat de ce dernier l’amène à se lancer dans une carrière politique active. En 1919, il rédige le programme du parti socialiste et est élu député de la Seine. Parmi les idées qu’il défend figurent l’apaisement des relations franco-allemandes et le droit de vote et d’éligibilité des femmes.

    Réélu en 1924 sur la liste du Cartel des Gauches, battu aux élections législatives de 1928, il retrouve la Chambre en tant que député de l’Aude en 1929 puis en 1932. Face à la menace fasciste, il œuvre au rapprochement avec les communistes et les radicaux ; ce sont les prémisses du Front populaire. La victoire aux élections législatives de 1936 le porte à la tête du Gouvernement. En dix semaines, il fait voter les lois promises par le Front populaire : semaine de travail de 40 heures, conventions collectives, congés payés, prolongation de la scolarité, nationalisation des industries de guerre, réforme de la Banque de France... Il d&eacu

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