La législative - octobre 1791 - septembre 1792

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Première assemblée constitutionnellement établie, l’Assemblée nationale législative, élue au suffrage censitaire, prend ses fonctions dans un climat politique en apparence apaisé. La France est une monarchie constitutionnelle, mais l’ambiguïté des pouvoirs confiés à un roi va rapidement entraîner une instabilité très éloignée de ce que la majorité des constituants attendaient d’institutions qu’ils avaient mis deux ans et demi à élaborer.
Les 746 nouveaux élus, souvent jeunes, en font rapidement l’expérience. Émeutes populaires, menaces aux frontières des princes émigrés, prêtres réfractaires et crise de l’Église, déclaration de guerre, trahison des généraux alors que le territoire est envahi, veto royal à répétition vont faire voler en éclat l’impossible compromis institutionnel.
Contrainte après l’insurrection parisienne du 10 août 1792 de voter la déchéance du roi et de convoquer, pour la remplacer, une Convention nationale chargée d’élaborer une nouvelle constitution, l’Assemblée législative achève son court mandat par la laïcisation de l’état civil et l’autorisation du divorce.

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