Edouard, Amédée Bovier-Lapierre

1883 - 1958

Informations générales
  • Né le 28 avril 1883 à Grenoble (Isère - France)
  • Décédé le 3 mars 1958 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Isère
Groupe
Républicain socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Isère
Groupe
Républicain socialiste et socialiste français

Biographies

Né le 28 avril 1883 à Grenoble (Isère), mort le 3 mars 1958 à Paris-17e.

Député de l'Isère de 1919 à 1928. Ministre des Pensions de 1924 à 1925.

Fils du suivant, Edouard Bovier-Lapierre fit ses études supérieures à Paris, tout en remplissant, pour des raisons matérielles, les fonctions de surveillant au Collège Chaptal.

Inscrit parallèlement à la Faculté de droit et à la Sorbonne, il obtint les diplômes de docteur ès sciences politiques et économiques et de licencié ès sciences. Il choisit en premier lieu la carrière d'avocat.

Mobilisé en août 1914, il fit toute la guerre et sa brillante conduite lui valut d'être décoré de la médaille militaire et de la Croix de guerre.

Rendu à la vie civile, il abandonna le barreau pour l'administration, et devint chef de bureau au Ministère du Travail et de la prévoyance sociale, puis professeur de législation ouvrière, en 1928, à l'Ecole des travaux publics.

Il fut maire de Morestel, chef-lieu de canton de l'arrondissement de La Tour-du-Pin, de 1925 à 1929.

Candidat aux élections générales législatives du 16 novembre 1919, sur la liste d'Union républicaine démocratique où il occupait la quatrième position et qui eut deux élus, il emporta un de ces deux sièges grâce à un nombre de suffrages supérieur à celui de deux des colistiers qui le précédaient. Il obtint personnellement 34.516 voix sur 111.879 votants. Inscrit au groupe républicain socialiste, il entra à la Commission d'assurance et de prévoyance sociales, à celle des douanes et à celle de l'administration générale, départementale et communale. Il fut également membre du conseil supérieur des retraites ouvrières.

D'une activité débordante, il se fit entendre au cours des débats publics sur de nombreuses questions parmi lesquelles nous citerons : les achats de tabacs à l'étranger, les traitements, salaires, pensions et rentes viagères, les sociétés d'habitations à bon marché, l'application de la loi de huit heures, les ouvrières travaillant à domicile, les coopératives de production, les habitations à bon marché, (en qualité de rapporteur), les accidents du travail (1920) ; les accords de Paris, l'éducation physique et la préparation militaire obligatoire, l'amnistie, la taxe sur le chiffre d'affaires, les emplois réservés, la législation sur les loyers (1921), les offices publics d'habitations à bon marché, les déductions de salaires pour charges de famille (1922) ; la hausse illicite sur les loyers, les expulsions de locataires (1923) ; la création d'une caisse des pensions de guerre, les assurances sociales, les habitations à bon marché et la petite propriété (1924).

Réélu aux élections générales du 11 mai 1924, en tête de la liste du bloc des gauches, qui passa tout entière, il obtint personnellement 68.352 voix sur 126.927 votants. Il siégea à la Commission de affaires étrangères, et fut élu secrétaire à la Chambre dès le début de la législature. Mais il devait bientôt se démettre de ces fonctions pour prendre le portefeuille de Ministre des Pensions dans le premier Cabinet Edouard Herriot du 14 juin 1924. En cette qualité, il soutint le budget de son Ministère pour l'exercice 1925, ainsi que deux projets de crédits provisoires. Il s'occupa en outre des réformés de guerre, et de l'attribution d'une médaille commémorative aux soldats français ayant combattu aux Dardannelles et en Orient. Démissionnaire le 10 avril 1925, avec le Ministère, il retourna à son banc de député pour intervenir au cours de la discussion du budget et de la loi de finances de l'exercice 1926, et pour parler du redressement financier, de la création d'une caisse de gestion des bons de la défense nationale (1926), du budget du travail de l'exercice 1927, des budgets du travail, de la guerre, de la justice et de la loi de finances de l'exercice 1928 (1927) ; du recrutement de l'armée, des retraites des cheminots. (1928). Il déposa en outre plusieurs rapports et avis sur des projets de loi tendant à ratifier des conventions résultant d'adoptions par la conférence du travail.

Il subit un échec aux élections générales du 22 avril 1928 qui marquèrent le retour au scrutin d'arrondissement, dans la circonscription de La Tour-du-Pin, n'ayant obtenu que 4.891 voix contre 7.501 à M. Albert Perrin, sur 13.163 votants.

Il reprit ses occupations de professeur, se désintéressa de la politique et mourut à Paris-17e, le 3 mars 1958, âgé de 75 ans. Il était officier de la Légion d'honneur.




Né le 28 avril 1883 à Grenoble (Isère)

Décédé le 3 mars 1958 à Paris

Député de l'Isère de 1919 à 1928 Ministre des Pensions du 14 juin 1924 au 17 avril 1925

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome II, p. 740, 741)

Ayant abandonné la vie politique et repris son activité de professeur après son échec de 1928, Edouard Bovier-Lapierre devient Directeur honoraire de l'Education nationale. Il meurt à Paris, dans le 17e arrondissement le 3 mars 1958.