Laurent, François Legendre

1741 - 1802

Informations générales
  • Né le 26 avril 1741 à Petit-Gorréquer-en-Lannilis (Finistère - France)
  • Décédé le 30 juin 1802 à Lambézellec (Finistère - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 8 avril 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Brest - Bretagne (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Tiers-Etat

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né au Petit-Gorréquer en Lannilis (Finistère) le 26 avril 1741, mort à Lambézellec (Finistère) le 30 juin 1802, il était fils de Guillaume Legendre et de Marie Latrian.

Reçu avocat au parlement, il se fixa à Brest, et fut élu, le 8 avril 1789, député du tiers état de la sénéchaussée de Brest aux états généraux par 68 voix sur 117 votants.

Il siégea silencieusement dans la majorité réformiste, et, pour se conformer aux vœux de ses commettants, fut un des rédacteurs assidus du Bulletin de la correspondance de la députation du tiers état de la sénéchaussée de Brest, qui parut trois fois par semaine pendant toute la durée de la Constituante.

Dans la notice qu'il a donnée sur ce député, M. René Kerviler a cité de nombreux extraits des lettres de Legendre qui dénotent un caractère droit et naïf, hésitant et facile à entraîner sans initiative, et, comme il l'écrit d'ailleurs, « d'inertie prudente ». Legendre y traite Mirabeau de « forcené », se plaint de la Gazette de Leyde qui a accusé les députés de Bretagne de seconder toutes les motions de Mirabeau, et de vouloir former une « cabale démocratique », etc.

Dans la discussion qui précéda la formation du département du Finistère, Legendre demanda que le chef-lieu du département fût fixé à Landerneau plutôt qu'à Quimper.

L'état de sa santé, « altérée par de longs travaux». ne lui permit pas de poursuivre la rédaction du Bulletin au-delà du mois d'avril 1790.

Il fit partie du comité de la marine, fut élu, en octobre, membre du tribunal de district de Brest, et, le 16 mars 1791, juge au tribunal de cassation pour le département du Finistère.

Il ne fit pas partie d'autres assemblées.